Le contreplaqué est reconnu depuis plusieurs décennies comme l’un des produits de construction en bois les plus fiables. Faits de minces couches de placage stratifié croisé collées sous l’effet de la pression et de la chaleur à l’aide d’adhésifs résistants, les panneaux de contreplaqué ont une stabilité dimensionnelle supérieure et un excellent rapport résistance/poids. Ils sont aussi très résistants aux chocs, aux agents chimiques et aux variations de température et d’humidité. Le contreplaqué fabriqué par les usines membres de l’APA est offert dans une gamme de qualités de placage, allant des surfaces naturelles lisses convenant à la finition aux qualités plus économiques employées comme revêtements intermédiaires. Se déclinant en une douzaine d’épaisseurs courantes et dans plus d’une vingtaine de qualités, le contreplaqué convient à une multitude de travaux exigeants.

Utilisations types

Le contreplaqué certifié par l’APA se prête à des utilisations très variées. On peut l’employer comme sous-plancher, plancher à couche unique, revêtement mural intermédiaire et support de couverture, platelage de toit et plafond, panneau structural isolé, applications maritimes, parement, membrure d’âme des solives de bois en I, coffrage à béton, palette, emballage industriel, pont démontable et pour fabriquer des meubles.

Utilisations

 

Sous-plancher et sous-finition

Par sa stabilité dimensionnelle, le contreplaqué est un sous-plancher de qualité supérieure pour les revêtements de sol résilients ou les moquettes. Il reste plat pour donner une surface lisse et uniforme, qui ne fendille pas ni ne gauchit. Les panneaux de contreplaqué à rainure et languette permettent une économie en main-d’œuvre et matériaux, car aucun calage n’est requis aux extrémités des panneaux.

La qualité Select Tight Face convient particulièrement comme sous-finition des revêtements de sol souples. Si l’on utilise la qualité Select, les fentes et autres petits défauts propres à cette qualité doivent être obturés avec un matériau, qui, une fois durci, procure une surface ferme et solide.

La qualité revêtement convient comme sous-plancher de parquets de bois dur ou de planchers avec chape de béton.

Revêtement mural intermédiaire

Les panneaux de contreplaqué employés comme revêtement mural intermédiaire résistent très bien aux forces latérales exercées par le vent et les charges sismiques. Aussi, la rigidité supplémentaire que procure le contreplaqué au bâtiment permet de réduire au minimum les dommages causés aux matériaux de finition de la structure par un tassement inégal de la charpente.
Les revêtements intermédiaires en contreplaqué contribuent au rendement global thermique du mur, car les grands panneaux requièrent moins de joints, ce qui aide à limiter la perte de chaleur.

Un système combiné de revêtement et parement mural utilisant une seule couche de contreplaqué qui agit à la fois comme revêtement intermédiaire structural et parement de finition est une façon sûre et économique de construire des mûrs, en posant le contreplaqué directement sur les montants. Le contreplaqué servant à de telles utilisations se décline dans un éventail de textures offrant un bel aspect.

Support de couverture

Le contreplaqué est souvent utilisé comme support de couverture. Le format des panneaux et leur légèreté permettent de les transporter facilement et de les assembler rapidement. La rigidité des panneaux forme un diaphragme, si les prescriptions de charpente et clouage sont respectées.

La résistance des panneaux est maximale lorsqu’ils sont posés de manière à ce que le fil soit perpendiculaire aux appuis. On doit laisser un jeu de 3 mm entre les panneaux pour leur permettre de se dilater.

Les agrafes en H constituent une solution de rechange au blocage plein. Utilisées conjointement avec un support de couverture en contreplaqué de 9,5 mm (3⁄8 po) d’épaisseur sur des chevrons espacés de 600 mm (24 po), les agrafes doivent répondent aux conditions suivantes :

  • Une agrafe en H doit être placée à mi-chemin du joint des deux panneaux contigus, entre chaque paire de chevrons ou de solives. L’espacement entre les chevrons ou les solives ne devrait pas dépasser 600 mm (24 po).
  • Les agrafes en H doivent s’ajuster parfaitement.
  • Les panneaux de contreplaqué contigus doivent être aussi près les uns des autres que les agrafes le permettent. Des écarts d’ajustement des panneaux peuvent être tolérés à l’occasion, mais l’ouverture ne doit pas dépasser 6 mm (¼ po).

Au lieu d’utiliser des agrafes en H, on peut employer le contreplaqué à rainure et languette spécialement conçu pour la toiture. Il s’installe plus rapidement et procure une meilleure intégrité structurale. Les panneaux à rainure et languette (T&G) s’emboîtent pour former une barrière imperméable plus efficace contre la pluie pendant la construction.

 

Dimensions des panneaux

4 po sur 8 po, 4 po sur 9 po, 4 po sur 10 po

Le contreplaqué est un panneau composé de minces couches (placages) de bois, collées les unes aux autres dans le sens perpendiculaire au fil du bois des placages adjacents. Cet assemblage croisé confère au contreplaqué d’excellentes résistance et rigidité dans les deux directions, ainsi qu’une résistance aux chocs et une stabilité dimensionnelle quand sa teneur en humidité varie.

Au Canada, on fabrique plusieurs types de contreplaqué. Des résistances fondées sur la conception technique conformes à la norme canadienne CSA 086-01, Règles de calcul des charpentes de bois, ont été établies pour le contreplaqué fabriqué à partir de deux essences (offert en différentes qualités) : le contreplaqué en sapin de Douglas non poncé (DFP) et le contreplaqué en bois de résineux canadien non poncé (CSP).

On peut se procurer les panneaux de contreplaqué DFP et CSP dans d’autres qualités : la qualité poncée, dont on se sert surtout pour les coffrages à béton ou les utilisations non structurales, et les qualités Select et Select Tight Face, employées comme sous-finition dans les planchers nécessitant une surface lisse et solide. Le contreplaqué existe aussi en peuplier dans les qualités poncées et non poncées.

Pendant la fabrication du contreplaqué, les placages sont assemblés sous une chaleur et une pression très élevées à l’aide d’un adhésif de résine de phénol-formaldéhyde totalement hydrofuge. Ce qui fait du contreplaqué un matériel adapté pour les conditions d’humidité extrême.

 

La norme CSA O86 précise les résistances uniquement pour le contreplaqué à construction standard en sapin de Douglas non poncé (DFP) et en bois de résineux canadien non poncé (CSP) de qualités ordinaires (les qualités poncées sont réservées aux utilisations non structurales). La résistance indiquée pour le contreplaqué non poncé est fondée sur résultats d’essais, tandis que la fabrication et le contrôle de la qualité se font conformément aux normes CSA O121-08,

Contreplaqué en sapin de Douglas et CSA O151-04,

Contreplaqué en bois de résineux canadien.

À la fin du procédé de fabrication, le contreplaqué et le panneau OSB ont une teneur en humidité d’environ 4 %, soit considérablement moins que leur taux d’humidité en service. On doit laisser un jeu de 2 mm entre les panneaux de contreplaqué ou panneaux OSB pour réduire le risque de flambage en cas de dilatation.

Les panneaux de contreplaqué conçus pour répondre à des utilisations structurales sont constitués de placages de bois de résineux collés à l’aide d’un adhésif hydrofuge (figure 6.18). Le fil des placages est alterné et la composition du panneau est symétrique par rapport à l’axe. Deux types de contreplaqué en bois de résineux sont fabriqués au Canada (figure 6.19) :

• le contreplaqué en sapin de Douglas (DFP) conforme à la norme CSA O121

• le contreplaqué en bois de résineux canadien (CSP) conforme à la norme CSA O151

Le contreplaqué se décline dans une gamme de qualités (tableau 6.14), mais c’est le contreplaqué non poncé de qualité revêtement qui est le plus employé comme panneaux de revêtement et qui est abordé dans la norme CSA O86. Le contreplaqué non poncé de qualité revêtement est offert en dimensions métriques ou impériales (tableau 6.15). Les épaisseurs des panneaux en unités métriques sont semblables à celles exprimées en valeurs impériales. La longueur et la largeur des panneaux aux dimensions métriques, qui sont légèrement inférieures aux dimensions impériales, sont employées avec des éléments à entraxe de 300 mm, 400 mm ou 600 mm.

Le contreplaqué à rainure et languette est souvent utilisé comme sous-plancher. Il est doté d’une languette usinée sur une rive et d’une rainure sur l’autre, qui, une fois emboîtées, éliminent le besoin de blocage sous les rives.

Tous les produits de contreplaqué structuraux sont marqués d’une estampille qui indique la norme de fabrication CSA à laquelle ils sont conformes (figure 6.21).

Le contreplaqué 
Principales utilisationsSupport de toiture, sous-plancher, revêtement mural intermédiaire, revêtement intermédiaire des fondations en bois traité
Normes de fabrication applicablesCSA O121
Contreplaqué en sapin de Douglas
CSA O151
Contreplaqué en bois de résineux canadien
Conditions de serviceÀ l’état sec ou humide
Peut être traité avec des produits de préservation du boisOui
Attaches compatiblesClous, vis

 

Les panneaux de contreplaqué sont constitués de placages de bois de résineux collés à l’aide d’un adhésif de résine hydrofuge (figure 6.18). Généralement, le fil des placages et leur épaisseur sont symétriques par rapport à l’axe du panneau. Le contreplaqué en sapin de Douglas (DFP) et le contreplaqué en bois de résineux canadien (CSP) sont les deux types de contreplaqué de résineux canadiens les plus courants. Leur fabrication respective est conforme à la norme CSA O121, Contreplaqué en sapin de Douglas et à la norme CSA O151, Contreplaqué en bois de résineux canadien. Les dimensions types des panneaux de contreplaqué figurent au tableau 2.2.

Le contreplaqué à rainure et languette est un panneau standard doté d’une languette usinée sur une rive et d’une rainure sur l’autre.

Pendant la pose, le contreplaqué à rainure et languette permet un transfert de charge efficace entre les panneaux contigus.

Ces épaisseurs de panneaux en unités métriques sont semblables à celles exprimées en valeurs impériales, déterminées par l’expérience et selon l’usage traditionnel. La longueur et la largeur des panneaux sont employées habituellement avec des éléments d’appui à entraxe de 305 mm (12 po), 406 mm (16 po), 488 mm (19,2 po) ou 610 mm (24 po).

 

La norme CSA O86 précise la résistance et la rigidité de trois catégories de panneaux structuraux : le contreplaqué DFP non poncé fabriqué conformément à la norme CSA O121, Contreplaqué en sapin de Douglas ; le contreplaqué CSP non poncé fabriqué conformément à la norme CSA O151, Contreplaqué en bois de résineux canadien et les panneaux OSB employés comme revêtements intermédiaires fabriqués conformément à la norme CSA 0325, Revêtements intermédiaires de construction.

 

Les normes applicables aux produits de contreplaqué reconnaissent deux types de construction de panneaux : standard et modifiée. Les normes établissent également une distinction entre les qualités poncées et non poncées. Elles prescrivent les épaisseurs de panneaux et le nombre minimum de plis tant pour les qualités poncées que non poncées, ainsi que les essences et les limites d’épaisseur des plis constitutifs. La norme CSA O86 prescrit des résistances seulement pour les qualités non poncées de contreplaqué à construction standard.

Pour ce qui est du contreplaqué en sapin de Douglas, la norme CSA O121 exige que le parement et le contreparement soient en sapin de Douglas. Les placages des plis intermédiaires peuvent être faits d’une des 21 essences répertoriées, y compris de sapin de Douglas, de pruche de l’Ouest et de la plupart des essences d’épinette, de pin et de sapin du Canada. La norme CSA O151 admet comme parement et contreparement du contreplaqué CSP la plupart des essences autorisées pour les plis intermédiaires du contreplaqué DFP. Le peuplier baumier, le peuplier faux-tremble et le peuplier occidental sont trois essences de feuillus qui peuvent seulement être utilisées comme plis intermédiaires dans le contreplaqué CSP.

Des combinaisons d’essences ont été ajoutées et d’autres ont été modifiées pour le contreplaqué à construction standard dans la version révisée de la norme CSA O121 en 2008. Ces changements ont entraîné la réduction de certaines propriétés de section et capacités tabulées du contreplaqué non poncé en sapin de Douglas dans la norme CSA O86. Les combinaisons d’essences du contreplaqué en bois de résineux canadien ont été modifiées, conformément aux modifications apportées à la norme CSA 051 en 2009.

Les deux normes définissent trois qualités de placage (A, B et C). La qualité A caractérise une surface de qualité supérieure, dont les défauts ouverts sur le placage en sapin de Douglas se limitent à de très petits nœuds, d’un diamètre maximal de 5 mm. Elle est assortie de restrictions concernant l’utilisation de matériau d’obturation pour les fentes et le type de fentes et de flipots.

Ces restrictions sont moins sévères pour les placages de qualité B. Les placages de qualité C peuvent contenir des nœuds et des trous de nœuds de certaines dimensions, jusqu’à concurrence de 50 mm perpendiculairement au fil.

Les résistances publiées dans la norme CSA 086 conviennent aux panneaux de qualité revêtement constitués uniquement de placages de qualité C. Ces résistances peuvent être employées sans danger pour les panneaux de contreplaqué de qualité supérieure.

Puisque l’efficacité du contreplaqué ne peut être assurée que si les placages demeurent solidement collés, les normes CSA O121 et CSA O151 exigent que les éprouvettes soient soumises à des cycles de conditionnement pour contrôler la teneur en humidité avant l’essai de cisaillement.

Si la plus grande partie ou la totalité du cisaillement intervient dans le bois, le contreplaqué répond aux exigences d’encollage.

Les normes de produits exigent que les panneaux soient marqués d’une façon précise.

Les panneaux de contreplaqué conformes à la norme CSA O121 ou CSA O151 portent une marque lisible et durable indiquant le nom du fabricant, le type d’encollage (EXTERIOR, pour encollage totalement hydrofuge), les essences DFP ou CSP, la norme (CSA O121 ou CSA O151) et la qualité. Le contreplaqué non poncé de construction standard peut porter une marque de qualité au long ou abrégée (voir tableau 2).

Le contreplaqué peut être traité chimiquement afin d’être plus résistant à la pourriture et au feu.

Le traitement de préservation peut être exécuté sous pression conformément à la série de normes CSA O80. La norme CSA O86 exige que des essais soient effectués pour déterminer les effets des traitements ignifugeants, ou de tout autre produit chimique susceptible de réduire la résistance des panneaux structuraux, afin d’établir un coefficient de traitement approprié. L’ASTM a quant à elle élaboré les normes ASTM D 5516, Evaluating the Mechanical Properties of Fire-Retardant Treated Softwood Plywood Exposed to Elevated Temperatures et ASTM D 6305, Calculating Bending Strength Design Adjustment Factors for Fire-Retardant Treated Plywood Sheathing

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Le contreplaqué est un panneau composé de minces couches (placages) de bois, collées les unes aux autres dans le sens perpendiculaire au fil du placage adjacent et symétriques par rapport au placage central ou à l’axe du panneau (ne s’applique pas au contreplaqué dont la construction est modifiée).

Cette stratification croisée confère au contreplaqué une résistance et une rigidité dans les deux sens, ainsi qu’une bonne stabilité dimensionnelle.

Au Canada, on fabrique plusieurs types de contreplaqué. Les normes canadiennes prévoient des résistances fondées sur la conception technique pour deux types de contreplaqué (offerts en différentes qualités). Il s’agit du contreplaqué non poncé en sapin de Douglas (DFP) et du contreplaqué non poncé en bois de résineux canadien. On se sert des qualités poncées de ces produits surtout pour les coffrages ou les utilisations non structurales.

Les contreplaqués DFP et CSP sont composés d’un adhésif de résine de phénol-formaldéhyde hydrofuge et sont certifiés en vue d’une utilisation extérieure.

Les panneaux sont produits en construction standard et en constructions modifiées. Les constructions modifiées diffèrent de la construction standard quant à l’orientation du fil des placages, le nombre de plis et l’épaisseur du panneau.

Le contreplaqué à construction standard, symétrique par rapport au placage central, convient pour la plupart des revêtements intermédiaires non structuraux. Le contreplaqué à construction modifiée est utilisé pour la plupart des coffrages et revêtements intermédiaires non exécutés sur plans d’ingénieurs.

Les produits de contreplaqué non structuraux, comme le contreplaqué de feuillus et le contreplaqué spécial sont abordés dans la section 7.

Essences

Le contreplaqué en sapin de Douglas est à parement en placages de la même essence. Les plis intermédiaires peuvent être faits de sapin de Douglas ou de certaines autres essences de résineux de l’Ouest.

Il est possible d’utiliser la plupart des essences de résineux de l’Ouest et de l’Est du pays comme parement, contreparement et plis intermédiaires du contreplaqué en bois de résineux canadien (CSP). Le contreplaqué est fabriqué dans l’Ouest et dans l’Est du Canada. Tant les produits fabriqués dans l’Est que dans l’Ouest doivent respecter les exigences de l’Association canadienne de normalisation (CSA).

 

Le contreplaqué à rainure et languette (T&G)

Le contreplaqué à rainure et languette (T&G) est un panneau de qualité revêtement ou Select doté d’une languette usinée sur une rive et d’une rainure sur l’autre. Quand la formation d’un diaphragme n’est pas primordiale, le contreplaqué à rainure et languette s’avère un bon moyen d’éliminer le blocage requis entre les panneaux contigus d’un même plan, permettant ainsi de mieux transmettre les charges aux joints.

Le contreplaqué à rainure et languette est fabriqué dans différentes épaisseurs de 12,5mm (1/2 po) ou plus. Certains profils à rainure et languette sont conçus de manière à ce que la pointe de la languette s’aboute en laissant un jeu de 0,8 mm des deux côtés, pour permettre la dilatation du contreplaqué en présence d’humidité, avant la pose d’une membrane résistante aux intempéries. Quelques profils courants de rainure et languette et d’agrafes en H sont illustrés à la figure 4.3 (➝ 194).

COFI a mis au point un profil de rive breveté pour les panneaux de contreplaqué DFP et CSP de qualités Select et revêtement de 11,0 mm (7/16 po) et de 12,5 mm (1/2 po) d’épaisseur employés comme support de couverture.

Utilisations types

Sous-plancher et sous-finition

Par sa stabilité dimensionnelle, le contreplaqué est un sous-plancher de bonne qualité pour les revêtements de sol résilients ou les moquettes. Il reste plat pour donner une surface lisse et uniforme, qui ne fendille pas ni ne gauchit. Les panneaux de contreplaqué à rainure et languette permettent une économie en main-d’œuvre et matériaux, car aucun calage n’est requis aux extrémités des panneaux.

La qualité Select Tight Face convient particulièrement comme sous-finition des revêtements de sol souples. Si l’on utilise la qualité revêtement Select, les fentes et autres petits défauts propres à cette qualité et les petits jeux entre les panneaux doivent être obturés avec un matériau, qui, une fois durci, procure une surface ferme et solide.

La qualité revêtement convient sous les planchers avec chape de béton, ainsi que comme sous-finition, moyennant l’obturation appropriée des défauts ouverts.

Revêtement mural intermédiaire

Les panneaux de contreplaqué employés comme revêtement mural intermédiaire travaillent en cisaillement quand la charpente et le clouage respectent les normes techniques. Consulter la section 6.4 pour en savoir plus sur l’importance du cisaillement.

L’emploi de panneaux comme revêtements intermédiaires augmente la résistance thermique globale du mur, car les grands panneaux requièrent moins de joints, ce qui aide à limiter la perte de chaleur.

Il est possible d’utiliser une seule couche de contreplaqué qui agit à la fois comme revêtement intermédiaire structural et parement de finition ou bien une couche comme revêtement intermédiaire, sur laquelle on pose un parement distinct. Dans les deux situations, on peut obtenir une belle apparence en choisissant un contreplaqué spécial texturé.

Offerts dans un large éventail de motifs et de textures, les panneaux de parement en contreplaqué allient les caractéristiques naturelles du bois à la résistance et à la rigidité supérieures que procure la stratification croisée. Consulter la section 7 pour obtenir de plus amples renseignements sur les produits spéciaux, dont le contreplaqué texturé.

Support de couverture Le contreplaqué est souvent utilisé comme support de couverture.

Le format des panneaux permet de les transporter facilement et de les assembler rapidement et leur rigidité forme un diaphragme (voir la section 6.4), si les prescriptions de charpente et clouage sont respectées.

La résistance des panneaux est maximale lorsqu’ils sont posés de manière à ce que le fil soit perpendiculaire aux appuis. On doit laisser un léger jeu entre les panneaux pour leur permettre de se dilater.

Les agrafes en H constituent une solution de rechange au blocage plein lorsqu’elles sont utilisées conjointement avec un support de couverture en contreplaqué de 9,5 mm (3⁄8 po) d’épaisseur sur des chevrons espacés de 600 mm (24 po) et répondent aux conditions suivantes :

• Une agrafe en H (voir la figure 4.3 ci-dessus) doit être placée à mi-chemin du joint des deux panneaux contigus, entre chaque paire de chevrons ou de solives. L’espacement entre les chevrons ou les solives ne devrait pas dépasser 600 mm (24 po).

• Les agrafes en H doivent s’ajuster parfaitement.

• Les panneaux de contreplaqué contigus doivent être aussi près les uns des autres que les agrafes le permettent. Des écarts d’ajustement des panneaux peuvent être tolérés à l’occasion, mais l’ouverture ne doit pas dépasser 6 mm (¼ po).

 

Finis extérieurs du contreplaqué

Il est possible de peindre ou teindre le contreplaqué ou de le commander déjà teint ou fini. Consulter la section 9 pour obtenir de plus amples renseignements.

Traitement de préservation

Le contreplaqué est souvent employé dans les fondations permanentes en bois (FPB) (voir la section 6.7) et la pénétration des agents de préservation dans ce produit convient à ce type d’usage.

De plus, on recommande d’utiliser du contreplaqué traité lorsque le produit est en contact avec le sol ou qu’il est susceptible d’être détérioré par la moisissure ou les insectes.