Canadian Forest

Le Canada est un chef de file mondial en gestion durable des forêts

  1. Le taux de déforestation du Canada est de [presque] zéro, et ce, depuis plus de vingt ans (selon le rapport Les évaluations des ressources forestières mondiales publié en 2010 par la FAO des Nations Unies).
  2. Les pratiques et le régime de réglementation du milieu de la foresterie canadienne constituent un modèle dans le monde.
  3. Le Canada possède 30 p. cent des forêts boréales du monde. Le reste est situé dans d’autres importantes nations forestières, comme la Russie (50 p. cent) et les pays scandinaves – la Finlande, la Suède et la Norvège (environ 20 p. cent).
  4. La presque totalité des forêts du Canada, soit 93 p. cent, se trouve sur des terres publiques réglementées par l’État. Ainsi, les entreprises qui exploitent ces forêts doivent respecter : une législation exhaustive strictement appliquée, des plans de gestion forestière de 20 à 25 ans, des plans quinquennaux continus de développement, des plans d’exploitation annuels propres à chaque chantier et des plans de gestion forestière soumis à l’examen du public avant leur approbation.
  5. Le Canada a conservé une plus grande partie de ses zones boisées originales (91 p. cent [1]) que tout autre pays dans le monde.
  6. Seulement un quart des forêts du Canada fait l’objet d’une exploitation commerciale. La majeure partie (70 p. cent) de la région boréale reste intacte. De la totalité des terres exploitées, la récolte touche chaque année seulement un million d’hectares, soit 0,5 p. cent. La loi exige que toutes les superficies récoltées soient rapidement régénérées.
  7. Le Canada a plus de forêts protégées (plus de 40 millions d’hectares[2]) que tout autre pays – 28 millions d’hectares de ces zones protégées se trouvent dans la zone boréale.
  8. Le Canada a la plus grande superficie[3] de forêts certifiées au monde, 75 p. cent desquelles sont situées dans la région boréale. (Certification par des tierces parties indépendantes – CSA, FSC, SFI)
  9. Le Canada abrite plus de 40 p. cent des forêts certifiées au monde, et sa superficie de forêts boréales certifiées est trois fois plus grande que la superficie totale de forêts certifiées de tout autre pays.
  10. L’industrie canadienne des produits forestiers est un chef de file mondial de l’atténuation des changements climatiques. Les membres de l’Association des produits forestiers du Canada (APFC) ont réduit leurs émissions de gaz à effet de serre de 44 p. cent depuis 1990 – sept fois plus que les objectifs du protocole de Kyoto pour le Canada.

[1] [Source : Tableaux de données du World Resources Institute, 2000-2001]

[2] [Source : A Global Overview of Forest Conservation, WCMC, PNUE, CIFOR, 1997]

[3] [Source : Coalition canadienne pour la certification de la foresterie durable, juin 2007]

Le changement climatique

Les émissions de CO2, la principale cause du changement climatique

On appelle « effet de serre » le phénomène d’emprisonnement du rayonnement infrarouge de la Terre dans l’atmosphère, ce qui a pour conséquence de la réchauffer. Le dioxyde de carbone (CO2) est le plus important gaz à effet de serre, mais il y a aussi la vapeur (H2O), le méthane (CH4), l’oxyde nitreux (N2O), les chlorurofluorurocarbones (CFC) et l’hexafluorure de soufre (SF6).

Les émissions de CO2 produites par l’activité humaine sont responsables d’au moins 60 p. cent des changements climatiques; le principal coupable est la combustion de carburants fossiles, qui génère six milliards de tonnes d’émissions de carbone chaque année.

Il faudrait réduire de plus de 40 p. cent les émissions mondiales de CO2 uniquement pour en maintenir la concentration dans l’atmosphère à son niveau actuel. Comme ce sont les combustibles fossiles qui nous fournissent la majeure partie de l’énergie qui fait fonctionner nos sociétés, cet objectif impliquerait une réduction politiquement inacceptable de notre consommation d’énergie.

Il y a deux façons de réduire la quantité de CO2 dans l’atmosphère

  1. Réduire les émissions.
  2. Retirer le CO2 de l’atmosphère et le stocker : diminuer le recours aux sources de carbone et augmenter le nombre de puits de carbone

Réduire l’utilisation de sources de carbone

L’énergie grise, l’énergie qui sert à créer les matériaux qui composent un bâtiment, représente une partie considérable de l’énergie totale dépensée tout au long de la durée de vie du bâtiment; il vaut donc mieux porter attention aux matériaux prescrits, ainsi qu’à l’efficacité énergétique de la structure. Il n’y a aucun autre matériau de construction couramment employé dont la production requiert aussi peu d’énergie que celle du bois. Grâce à la photosynthèse, les arbres absorbent le CO2 de l’atmosphère et le combinent à l’eau qui leur vient du sol pour produire une matière organique renouvelable, le bois.

Ce processus de photosynthèse dégage en outre de l’oxygène; tout l’oxygène que nous respirons et dont la vie animale dépend provient de la photosynthèse des arbres et des autres plantes. De chaque molécule de CO2, la photosynthèse extirpe deux éléments essentiels à la vie : un atome de carbone, substance à la base de toute matière organique, et une molécule d’oxygène, dont ont besoin tous les animaux.

Remplacer les matériaux

Non seulement la production et la transformation du bois emploient-ils peu d’énergie, ce qui donne aux produits du bois une très faible empreinte carbone, mais on peut aussi souvent s’en servir à la place de matériaux comme l’acier, l’aluminium, le béton ou les matières plastiques, pour lesquelles il en faut beaucoup.

Dans la plupart des cas, l’énergie nécessaire pour la transformation et le transport du bois est inférieure à l’énergie intrinsèque, facilement accessible et récupérable, qui est stockée dans le bois au cours de la photosynthèse.

Les forêts, de véritables puits de carbone

Grâce à la photosynthèse, les arbres d’une forêt sont en mesure d’absorber du CO2  et de le stocker dans la fibre de bois sous la forme de carbone. Chaque mètre cubique de bois peut emmagasiner 0,9 tonne métrique d’équivalent CO2.

Puisque le CO2 est retiré de l’atmosphère et stocké comme carbone dans la fibre de bois, l’augmentation du volume mondial de produits du bois de longue durée et celle de la superficie des forêts sur pied permettrait la réduction du CO2 dans l’atmosphère. L’utilisation croissante du bois est donc une méthode toute simple de contrôler le changement climatique.

Recommandations du GIEC

Selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (2007), « les options d’atténuation pour le secteur forestier comprennent l’accroissement de la rétention du carbone dans les produits ligneux récoltés (PLR), la substitution de produits et la production de biomasse pour la bioénergie. » [Traduction]

  •  Le bois peut réduire le recours aux sources de CO2.
  •  Le bois peut accroître la quantité de puits de CO2.