Bois traité d’un agent préservatif

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Le bois traité avec un agent de préservation est un bois dont la surface est enduite ou imprégnée de produits chimiques, appliqués sous pression, qui lui procurent une protection prolongée contre les dommages causés par la pourriture ou par les attaques des insectes.

Les procédés de traitement de préservation ne modifient aucunement les caractéristiques du bois, mais procurent une durée de service nettement améliorée pour les matériaux de construction en bois qui sont soumis à des conditions de service difficiles.

 

Afin que l’agent de préservation du bois puisse fonctionner avec efficacité, il doit être appliqué dans un environnement contrôlé selon les spécifications prévues pour garantir que le bois traité ait un bon rendement pendant son service. L’Association canadienne de normalisation (CSA) a publié une norme portant sur le traitement du bois qui mentionne ces spécifications. La norme CSA-080 Wood Preservation décrit en détail les exigences propres aux essences du bois canadien et adopte certaines normes du American Wood Protection Association (AWPA).

Le degré de facilité avec lequel les essences de bois peuvent être traitées dépend de leur biologie cellulaire et des procédés employés pour le traitement. Le Canada possède une très grande variété d’essences du bois, dont quelques-unes sont plus difficiles à traiter sous pression que d’autres.

Procédé

Le procédé d’imprégnation sous pression à cellules pleines est utilisé dans la majorité des traitements de préservation du bois. Ce procédé commence tout d’abord en plaçant la charge de bois dans un récipient à pression dans lequel on applique un vide initial pour sortir l’air des cellules du bois. Ensuite, la solution est introduite dans le récipient tout en maintenant le vide, et le liquide est immédiatement aspiré par les cellules. Par la suite, une pression de 690 à 1380 kPa (100 à 200 psi) est appliquée afin de forcer plus de solution à l’intérieur du bois, comme illustré dans la Figure 9.8 ci-dessous. Finalement, le récipient est de nouveau mis sous vide pour enlever l’excédent des solutions chimiques de la surface du bois.

La quantité de solution de préservation pouvant être injectée et retenue par les cellules dépend de la teneur en humidité du bois, et ce pour tous les types de traitements de préservation du bois. En effet, la quantité d’eau présente dans les cavités des cellules au moment du traitement influencent l’afflux de la solution de préservation.

Pour cette raison, la teneur en humidité du matériau brut du bois est un facteur important du contrôle de la qualité.

La teneur en humidité du bois à être traité doit être assez basse (15 % à 25 %) afin que la solution de préservation hydrosoluble et les réactions chimiques qui s’en suivent s’imprègnent facilement dans les parois cellulaires. En présence d’excédent d’eau dans les cellules, la solution de préservation sera expulsée des cellules au relâchement de la pression.

Pour augmenter le degré d’imprégnation du bois avec les produits de préservation, on doit réduire la teneur en humidité du bois, par un procédé de conditionnement du bois, lequel peut être accompli par séchage à l’air, séchage au four, ou par un traitement appliqué dans un cylindre d’imprégnation. Par exemple, par une application de vapeur suivie d’une mise sous vide ou par une ébullition sous vide en présence de la solution de traitement.

Du temps doit être alloué en usine pour que la solution chimique s’imprègne dans les parois cellulaires du bois. De cette façon, on évite que la solution excédentaire ne s’échappe une fois que le bois est traité. Une fois que la période de temps est passée, la solution de préservation hydrosoluble est fixée chimiquement aux parois cellulaires du bois.

Figure 9.8 : Fabrication du bois traité sous pression

TreatedWoodFigure9.8

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