Classes

Le bois d’œuvre canadien est fabriqué selon les règles de classification répondant aux exigences canadiennes et américaines.

 

Chaque morceau de bois est soumis à une inspection qui en déterminera sa classe. Il est ensuite estampillé pour indiquer la classe du bois, la teneur en humidité lors de la fabrication au rabotage (VERT ou SEC), son essence ou son groupe d’essences et l’organisme de classification ayant autorité sur la scierie d’origine.

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Traditionnellement, le bois était classé par inspection visuelle. La classe d’un morceau de bois donné est basée sur une inspection visuelle des caractéristiques telles que la pente du fil et l’emplacement des nœuds. On assigne à la grande majorité du bois d’œuvre résineux une classe d’apparence ou une classe structurale basée sur l’examen visuel du classeur de bois qui fait partie du processus de fabrication. Il existe une corrélation entre l’apparence et la résistance du bois. Par conséquent, les classeurs de bois sont formés pour assigner une classe de résistance en se basant sur le critère d’apparence comme la présence de flache (écorce restante sur le bord extérieur), la dimension, l’emplacement des nœuds, la pente du fil relativement à l’axe longitudinal et bien d’autres encore. Le tableau ci-dessous montre des exemples de quelques critères utilisés pour évaluer la classe d’un morceau de 2×4 d’une charpente légère structurale ou d’une solive structurale et madriers.

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On estampille généralement le bois d’œuvre à environ 600 mm (2 po) d’une extrémité de chaque morceau afin que l’estampe reste visible pendant la construction. Les produits spécialisés, comme le bois produit pour la menuiserie préfabriquée ou pour des fins décoratives, sont rarement estampillés.

 

Des groupes de classes peuvent être mis sur le marché afin de garder les coûts de triage au minimum. Par exemple, il existe une différence dans l’apparence entre les classes N°  1 et N°  2 du bois d’œuvre canadien, et non dans la résistance des classes N°  1 et N°  2 du bois d’œuvre. Par conséquent, on utilise souvent le mélange de produits de classe N° 2 et de classe supérieure à celle-ci, lorsque l’apparence du bois d’œuvre N° 1 n’est pas nécessaire, comme c’est le cas des solives, des chevrons ou des fermes en bois.

 

À moins qu’il ne soit reclassé, le bois d’œuvre ne peut être refendu ou scié à nouveau sur sa longueur pour des applications d’ingénieries sans entraîner un changement dans les emplacements des nœuds et dans la pente du fil par rapport aux zones de contraintes élevées en tension, et par conséquent un changement de classe s’imposera.