Bâtiments De Hauteur Moyenne

Plus résistant, plus sûr et plus raffiné

Lorsqu’il est question de construction en bois, nombreuses sont les personnes qui songent à une ossature de base en 2×4, des panneaux ou des revêtements de sol pour des maisons unifamiliales. Toutefois, les progrès réalisés dans la science du bois et les techniques du bâtiment ont donné lieu à des produits plus résistants, plus sûrs, plus raffinés et plus robustes qui accroissent les possibilités pour la construction en bois et offrent plus de choix aux constructeurs et architectes.

 En 2009, par l’entremise de son code du bâtiment, la Colombie-Britannique est devenue la première province au Canada à permettre la construction de bâtiments de hauteur moyenne de cinq et six étages en bois; plus de 250 de ces bâtiments sont maintenant terminés, en construction ou à l’étape de la conception. En 2013, le Québec a suivi le mouvement avec sa « Charte du bois ». Maintenant, après des années d’étude par des experts techniques avec le soutien d’organismes de recherche, comme le Conseil national de recherches et FPInnovations, les modifications recommandées pour la version 2015 du Code modèle national du bâtiment du Canada offrent ce même choix pour toutes les provinces canadiennes.

Autres provinces permettant la construction de bâtiments de hauteur moyenne de cinq et six étages en bois:

  • 1 janvier 2015 : Ontario
  • 1 mai 2015 : Alberta

Le Conseil canadien du bois (CCB) appuie ces modifications et voici pourquoi :

  • Les bâtiments de hauteur moyenne en bois constituent un choix de construction nouveau et souvent moins coûteux pour les constructeurs. C’est une bonne nouvelle pour les rues principales du Canada où les terrains sont si coûteux. Les modifications recommandées au Code permettraient d’ériger des immeubles sûrs et conformes au Code qui autrement ne pourraient être construits. L’avantage net de la réduction des coûts de construction est l’abordabilité accrue pour les acheteurs de maisons.
  • En matière de nouvelle possibilité économique, la capacité d’aller de l’avant « maintenant » crée de nouveaux emplois dans le domaine de la construction dans les villes et appuie l’emploi dans les collectivités forestières. Cela offre également des possibilités d’exportation accrues pour les produits en bois actuels et innovateurs, où l’adoption au Canada permet de donner l’exemple aux autres pays.
  • Cela témoigne également d’une nouvelle norme d’ingénierie selon laquelle les préoccupations au chapitre des structures, des incendies et des séismes ont toutes été traitées par les comités d’experts de la Commission canadienne des codes du bâtiment et de prévention des incendies. Par exemple, en ce qui a trait aux préoccupations des pompiers, il existe une protection accrue en matière de système d’extinction automatique pour les espaces cachés et les balcons, un meilleur approvisionnement en eau pour la protection contre l’incendie, des restrictions quant aux types de bardages d’immeuble utilisés et une considération accrue pour l’accès par les pompiers. En fin de compte, lorsqu’ils sont occupés, ces immeubles répondent entièrement aux mêmes exigences du Code national du bâtiment que tout autre type de construction au point de vue de la santé, de la sécurité et de l’accessibilité.
  • Avec l’augmentation de la pression dont sont l’objet les concepteurs de bâtiments au chapitre de la réduction de l’empreinte carbonique de l’environnement construit, la construction à base de produits en bois est un excellent choix, car il s’agit d’un matériau de construction renouvelable.

Le soutien du CCB n’est pas unique à l’égard de ces modifications au Code. En Ontario, les constructeurs d’habitations, par l’entremise d’organismes tels que RESCON, BILD et la Ontario Home Builders Association, soulignent également cette possibilité.