Foire aux questions

Qu’est-ce que les experts ont à dire au sujet des bâtiments de hauteur moyenne à ossature de bois?

La construction de bâtiments de hauteur moyenne et élevée constitue-t-elle un nouveau phénomène?

La construction de bâtiments à ossature de bois et en gros bois d’œuvre (jusqu’à dix étages) était la norme au début des années 1900 et bon nombre de ces immeubles existent encore aujourd’hui et sont utilisés dans de nombreuses villes canadiennes.

Au cours des 10 dernières années, on assiste à une remontée quant à l’utilisation du bois dans les bâtiments de hauteur moyenne (jusqu’à six étages) et élevée. En Colombie-Britannique seulement, en décembre 2013, il y avait plus de 250 bâtiments de hauteur moyenne à base de produits en bois de cinq et six étages en phase de conception ou en construction.

Pourquoi avoir des propositions de modifications du Code?

Cette modification au Code national du bâtiment 2015 n’a pas pour but de favoriser le bois au détriment d’autres matériaux de construction; elle consiste plutôt à reconnaître, par l’entremise du processus d’élaboration très rigoureux du Code, que l’innovation fondée sur la science dans les produits en bois et les systèmes de construction peuvent mener et mèneront à un plus grand nombre de choix pour les constructeurs et les occupants.

Ces bâtiments sont-ils sécuritaires?

Peu importe le matériau de construction en question, rien ne peut être construit si les exigences du Code ne sont pas satisfaites. Les bâtiments à ossature de bois de hauteur moyenne témoignent d’une nouvelle norme d’ingénierie selon laquelle les préoccupations au chapitre des structures, des incendies et des séismes ont toutes été traitées par les comités d’experts de la Commission canadienne des codes du bâtiment et de prévention des incendies. Par exemple, en ce qui a trait aux préoccupations des pompiers, il existe une protection accrue en matière de système d’extinction automatique pour les espaces cachés et les balcons, un meilleur approvisionnement en eau pour la protection contre l’incendie, des restrictions quant aux types de bardages d’immeuble utilisés et une considération accrue pour l’accès par les pompiers. En fin de compte, lorsqu’ils sont occupés, ces immeubles répondent entièrement aux mêmes exigences du Code national du bâtiment que tout autre type de construction au point de vue de la santé, de la sécurité et de l’accessibilité.

Pourquoi certaines des nouvelles dispositions en matière de sécurité sont-elles proposées?

Sécurité incendie

  • Niveau accru de protection au moyen de gicleurs/eau.
  • Plus d’espaces cachés pourvus de gicleurs.
  • Les balcons doivent être pourvus de gicleurs.
  • Meilleur approvisionnement en eau pour la protection contre l’incendie.
  • Bardages de murs extérieurs incombustibles ou à combustion limitée aux cinquièmes et sixièmes étages.
  • Un quart du périmètre doit faire face à une rue (à moins de 15 mètres de la rue) pour permettre l’accès des pompiers.

Dispositions en matière de séisme et éolienne

  • Similaires au code du bâtiment de la Colombie-Britannique.
  • Directives (annexe) relatives à l’impact des charges de pluie et de vent accrues pour des bâtiments de cinq et six étages.

Acoustique

  • Exigences en matière d’indice de transmission du son apparent.
  • Soutenu par la science de FPInnovations, du Conseil national de recherches et de nombreux autres.

Le bois ne brûle-t-il pas?

Aucun matériau de construction n’est imperméable aux effets du feu. Les modifications au Code proposées dépassent les exigences minimales indiquées dans le Code national du bâtiment du Canada. La santé, la sécurité, l’accessibilité et la protection des bâtiments contre les incendies et les dommages structuraux demeurent les objectifs clés du Code et de l’industrie du bois en général.

Qu’en est-il de la sécurité sur les chantiers de construction?

Le Conseil canadien du bois à élaboré des guides sécurité incendie pour les chantiers de construction qui indiquent les pratiques exemplaires et les mesures de sécurité à observer durant la construction d’un bâtiment.

Comment le fait de construire avec du bois peut-il être écologique?

Le bois séquestre le dioxyde de carbone nocif. À l’instar d’un jardin, la forêt doit faire l’objet d’une récolte afin d’éviter que les arbres se décomposent et libèrent leur dioxyde de carbone dans l’environnement. Avec l’augmentation de la pression dont sont l’objet les concepteurs de bâtiments au chapitre de la réduction de l’empreinte carbonique de l’environnement construit, la construction à base de produits en bois est un excellent choix, car il s’agit d’un matériau de construction renouvelable provenant des forêts gérées de manière durable du Canada. Une maison à ossature de bois typique de 223 mètres carrés (2 400 pieds carrés) compte plus 28 tonnes de dioxyde de carbone séquestrées dans les matériaux de construction en bois utilisés dans la construction du bâtiment. Cela est l’équivalent des émissions de dioxyde de carbone d’une seule voiture conduite pendant sept ans ou de 12 500 litres d’essence brûlés ou des coûts énergétiques de la maison pendant presque quatre ans.

Les bâtiments à ossature de bois de hauteur moyenne sont-ils économiques?

Oui, dans la plupart des cas. Les bâtiments à ossature de bois de hauteur moyenne s’avèrent souvent un choix de construction moins coûteux pour les constructeurs. C’est une bonne nouvelle pour les rues principales du Canada où les terrains sont si coûteux. Les modifications recommandées au Code national du bâtiment du Canada permettraient d’ériger des immeubles sûrs et conformes au Code qui autrement ne pourraient être construits. L’avantage net de la réduction des coûts de construction est l’abordabilité accrue pour les acheteurs de maisons. En matière de nouvelle possibilité économique, la capacité d’aller de l’avant « maintenant » crée de nouveaux emplois dans le domaine de la construction dans les villes et appuie l’emploi dans les collectivités forestières. Cela offre également des possibilités d’exportation accrues pour les produits en bois actuels et innovateurs, où l’adoption au Canada permet de donner l’exemple aux autres pays.