Bois massif
Les progrès de la technologie et des systèmes de produits du bois sont à l'origine de la dynamique des bâtiments innovants au Canada. Des produits tels que le bois lamellé-croisé (CLT), le bois lamellé-cloué (NLT), le bois lamellé-collé (GLT), le bois lamellé-collé (LSL), le bois de placage stratifié (LVL) et d'autres produits composites structurels de grande dimension (SCL) font partie d'une classification plus large connue sous le nom de "bois de masse". Bien que le bois de masse soit un terme émergent, la construction traditionnelle à poteaux et à poutres (charpente en bois) existe depuis des siècles. Aujourd'hui, les produits de bois de masse peuvent être constitués en fixant mécaniquement et/ou en collant des éléments de bois plus petits tels que du bois de construction ou des placages, des brins ou des fibres de bois pour former de grands éléments de bois préfabriqués utilisés comme poutres, colonnes, arcs, murs, planchers et toits. Les produits en bois de masse ont un volume et des dimensions transversales suffisants pour offrir des avantages significatifs en termes de résistance au feu, d'acoustique et de performance structurelle, en plus de l'efficacité de la construction.
Poutrelles à ossature légère
Une ferme est une structure qui repose sur une disposition triangulaire des âmes et des membrures pour transférer les charges aux points de réaction. Cette disposition géométrique des éléments confère aux fermes un rapport résistance/poids élevé, ce qui permet des portées plus longues que les charpentes conventionnelles. Les fermes à ossature légère peuvent généralement atteindre une portée de 20 m (60 pieds), bien que des portées plus longues soient également possibles. Les premières fermes à ossature légère ont été construites sur place à l'aide de goussets en contreplaqué cloués. Ces fermes offraient des portées acceptables mais nécessitaient un temps de construction considérable. Développée à l'origine aux États-Unis dans les années 1950, la plaque de connexion métallique a transformé l'industrie des fermes en permettant une préfabrication efficace des fermes de courte et de longue portée. Les plaques d'assemblage en métal léger permettent de transférer la charge entre les éléments adjacents grâce à des dents en acier poinçonnées qui sont encastrées dans les éléments en bois. Aujourd'hui, les fermes en bois à ossature légère sont largement utilisées dans les constructions résidentielles unifamiliales et multifamiliales, institutionnelles, agricoles, commerciales et industrielles. La forme et la taille des fermes à ossature légère ne sont limitées que par les capacités de fabrication, les contraintes d'expédition et les considérations de manutention. Les fermes peuvent être conçues comme simples ou à plusieurs travées, avec ou sans porte-à-faux. L'économie, la facilité de fabrication, la livraison rapide et les procédures de montage simplifiées rendent les fermes en bois à ossature légère compétitives dans de nombreuses applications de toiture et de plancher. Leur grande portée élimine souvent le besoin de murs porteurs intérieurs, ce qui offre au concepteur une grande souplesse dans l'agencement des planchers. Les fermes de toit offrent des configurations en pente, inclinées ou plates, tout en laissant un espace libre entre les membrures pour l'isolation, la ventilation, l'électricité, la plomberie, le chauffage et l'air conditionné. Les fermes en bois à ossature légère sont préfabriquées en pressant les dents saillantes de la plaque d'acier de la ferme dans des éléments de bois de 38 mm (2 po), qui sont prédécoupés et assemblés dans un gabarit. La plupart des fermes sont fabriquées avec du bois de 38 x 64 mm (2 x 3 pouces) à 38 x 184 mm (2 x 8 pouces) classé visuellement et soumis à des contraintes mécaniques (MSR). Pour obtenir différentes valeurs d'adhérence, les plaques d'assemblage des fermes sont estampées à partir de tôles d'acier galvanisé de calibre léger de différentes qualités et épaisseurs. De nombreuses dimensions de plaques sont fabriquées pour s'adapter à toutes les formes et dimensions de fermes ou de charges à supporter. Les fermes à ossature légère sont fabriquées conformément aux normes établies par le Truss Plate Institute of Canada. Les capacités des plaques varient d'un fabricant à l'autre et sont établies par des essais. Les plaques de fermes doivent être conformes aux exigences de la norme CSA O86 et doivent être approuvées par le Centre canadien des matériaux de construction (CCMC). Pour obtenir cette approbation, les plaques de fermes sont testées conformément à la norme CSA S347. Lors de la conception, les fermes à ossature légère sont généralement conçues par le fabricant de plaques de fermes pour le compte du fabricant de fermes. Lorsque les fermes à ossature légère arrivent sur le chantier, il convient de vérifier qu'elles ne présentent pas de dommages permanents tels que des ruptures transversales dans le bois, des plaques de connexion métalliques manquantes ou endommagées, des fissures excessives dans le bois ou tout autre dommage susceptible de nuire à l'intégrité structurelle de la ferme. Dans la mesure du possible, les fermes doivent être déchargées en paquets sur un sol sec et relativement lisse. Elles ne doivent pas être déchargées sur un terrain accidenté ou sur des espaces irréguliers qui pourraient entraîner des tensions latérales excessives susceptibles de déformer les plaques d'assemblage métalliques ou d'endommager des parties des fermes. Les fermes à ossature légère peuvent être stockées horizontalement ou verticalement. Si elles sont stockées en position horizontale, les fermes doivent être soutenues par des cales espacées de 2,4 à 3 m (8 à 10 ft) afin d'éviter les flexions latérales et de réduire l'absorption d'humidité par le sol. Lorsqu'elles sont stockées en position verticale, les fermes doivent être placées sur une surface horizontale stable et contreventées pour éviter qu'elles ne basculent ou ne se renversent. Si les fermes doivent être stockées pendant une période prolongée, des mesures doivent être prises pour les protéger des intempéries, en les gardant sèches et bien ventilées. Les fermes à ossature légère nécessitent un contreventement temporaire pendant le montage, avant l'installation d'un contreventement permanent. Les plaques de fermes ne doivent pas être utilisées avec du bois incisé. Contacter le fabricant de fermes pour obtenir des conseils supplémentaires sur l'utilisation des fermes à ossature légère dans des environnements corrosifs, des conditions de service humides ou lorsqu'elles sont traitées avec un produit ignifuge. Pour plus d'informations, consulter les ressources suivantes : Canadian Wood Truss Association Truss Plate Institute of Canada CSA O86 Engineering design in wood CSA S347 Method of test for evaluation of truss plates used in lumber joints Canadian Construction Materials Centre
i -Joïstes
Les solives en I préfabriquées en bois sont des éléments structuraux en bois exclusifs qui consistent en des brides de bois de sciage massif ou de bois de placage stratifié (LVL) assemblées par entures multiples et fixées à une âme de contreplaqué ou de panneau à copeaux orientés (OSB) à l'aide d'un adhésif. Les joints de panneaux en bande sont collés et assemblés selon plusieurs méthodes, telles que l'aboutage des extrémités carrées des panneaux, l'écharpe des extrémités des panneaux, ou la formation d'un joint de type dentelé ou à rainure et languette. Les adhésifs imperméables à l'extérieur, tels que le phénol-formaldéhyde et le phénol-résorcinol, sont principalement utilisés pour les joints de l'âme à l'âme et de l'âme à l'aile. Plusieurs fabricants proposent différentes combinaisons de matériaux pour les ailes et les âmes, ainsi que d'autres types de connexions entre les âmes et les ailes (voir la figure 3.20 ci-dessous). Les solives en I en bois sont disponibles dans une variété de profondeurs standard et dans des longueurs allant jusqu'à 20 m (66 ft). Chaque fabricant produit des solives en I dont les caractéristiques de résistance et de rigidité sont uniques. Pour s'assurer que leurs produits exclusifs ont été fabriqués dans le cadre d'un programme d'assurance qualité supervisé par un organisme de certification tiers indépendant, les fabricants font généralement évaluer et enregistrer leurs produits conformément aux exigences et aux directives du Centre canadien des matériaux de construction (CCMC). La section transversale en forme de "I" de ces produits structuraux en bois offre un rapport résistance/poids plus élevé que le bois de sciage massif traditionnel. La rigidité uniforme, la résistance et la légèreté de ces éléments préfabriqués permettent d'utiliser des solives et des chevrons de plus grande portée dans la construction résidentielle et commerciale. Les solives en I en bois sont généralement fabriquées à partir d'une semelle et d'une âme non traitées et ne sont donc généralement pas utilisées pour les applications extérieures. Les solives en I en bois sont également stables sur le plan dimensionnel car elles sont fabriquées avec un taux d'humidité compris entre 6 et 12 %. Pour l'installation des services mécaniques et électriques, de nombreux fabricants fournissent des exigences et des conseils concernant la forme, la taille et l'emplacement des ouvertures, des encoches, des trous et des coupes. La plupart des fournisseurs de solives en bois en I stockent également des suspensions de solives standard et d'autres éléments de connexion préfabriqués spécialement conçus pour être utilisés avec les solives en bois en I. Pour de plus amples informations sur les solives en I en bois, veuillez consulter les ressources suivantes : APA - The Engineered Wood Association Centre canadien des matériaux de construction (CCMC), Institut de recherche en construction (CNRC) Wood I-Joist Manufacturers Association (WIJMA) CSA O86 Engineering design in wood ASTM D5055 Standard Specification for Establishing and Monitoring Structural Capacities of Prefabricated Wood I-Joists
Code du feu
Code national de prévention des incendies du Canada Le Code national du bâtiment du Canada (CNB) et le Code national de prévention des incendies du Canada (CNPI), tous deux publiés par le Conseil national de recherches du Canada (CNRC) et élaborés par la Commission canadienne des codes du bâtiment et de prévention des incendies (CCCBPI), sont des documents complémentaires. Le CNB établit des normes minimales pour la santé et la sécurité des occupants des bâtiments neufs. Il s'applique également à la modification des bâtiments existants, y compris les changements d'occupation. Le CNB n'est pas rétroactif. En d'autres termes, un bâtiment construit conformément à une édition particulière du CNB, en vigueur au moment de sa construction, n'est pas automatiquement tenu de se conformer à l'édition suivante du CNB. Ce bâtiment ne serait tenu de se conformer à une version actualisée du CNB que s'il faisait l'objet d'un changement d'occupation ou de modifications entraînant l'application du nouveau CNB en vigueur au moment du changement d'occupation ou de la modification majeure. Le CNPI traite de la sécurité incendie pendant l'exploitation des installations et des bâtiments. Les exigences du CNPI, quant à elles, visent à garantir le maintien du niveau de sécurité initialement prévu par le CNB. Dans ce but, le CNPI réglemente : la conduite d'activités entraînant des risques d'incendie l'entretien des équipements de sécurité incendie et des moyens d'évacuation les limitations concernant le contenu des bâtiments, y compris le stockage et la manipulation de produits dangereux l'établissement de plans de sécurité incendie Le CNPI est censé être rétroactif en ce qui concerne les systèmes d'alarme incendie, les colonnes montantes et les systèmes d'extinction automatique. En 1990, le CNPI a été révisé pour préciser que de tels systèmes "doivent être installés dans tous les bâtiments lorsque cela est exigé par le Code national du bâtiment du Canada et conformément à ses exigences". Cette disposition garantit que les bâtiments sont correctement protégés contre le risque inhérent au même niveau que celui exigé par le CNB pour un nouveau bâtiment. Il ne concerne pas les autres dispositifs de protection contre l'incendie tels que les mesures de contrôle des fumées ou les ascenseurs pour pompiers. Le CNPI garantit également que les changements d'utilisation des bâtiments n'augmentent pas le risque au-delà des limites des systèmes de protection incendie d'origine. Le CNB et le CNPI sont rédigés de manière à minimiser les risques de conflit entre leurs contenus respectifs. Ils doivent tous deux être pris en compte lors de la construction, de la rénovation ou de l'entretien des bâtiments. Ils sont complémentaires, en ce sens que le CNPI prend le relais du CNB une fois que le bâtiment est en service. En outre, les structures plus anciennes qui ne sont pas conformes au niveau de sécurité incendie le plus récent peuvent être rendues plus sûres grâce aux exigences du CNPI. Les dernières modifications importantes du CNPI concernent la construction de bâtiments de six étages utilisant des matériaux combustibles. En conséquence, huit mesures de protection supplémentaires relatives aux bâtiments combustibles de moyenne hauteur ont été ajoutées pour faire face aux risques d'incendie pendant la construction lorsque les dispositifs de protection contre l'incendie ne sont pas encore en place.
Code de l'énergie
Le Code national de l'énergie pour les bâtiments (CNÉB) vise à aider à économiser sur les factures d'énergie, à réduire la demande d'énergie de pointe et à améliorer la qualité et le confort de l'environnement intérieur des bâtiments. À travers chaque cycle d'élaboration du code, le CNÉB entend mettre en œuvre une approche progressive pour atteindre l'objectif du Canada pour les nouveaux bâtiments, tel que présenté dans le "Cadre pancanadien sur la croissance propre et le changement climatique", qui consiste à réaliser des bâtiments "prêts pour une consommation énergétique nette zéro" d'ici 2030. Le CNÉB est disponible gratuitement en ligne ; il est publié par le Conseil national de recherches du Canada (CNRC) et élaboré par la Commission canadienne des codes du bâtiment et de prévention des incendies en collaboration avec Ressources naturelles Canada (RNCan). La CCB participe en permanence à l'élaboration et à la mise à jour du CNÉB. Le CNÉB définit les exigences techniques en matière de conception et de construction efficaces sur le plan énergétique, ainsi que les niveaux minimaux d'efficacité énergétique pour la conformité au code de tous les nouveaux bâtiments. Le CNEB s'applique à tous les types de bâtiments, à l'exception des logements et des petits bâtiments, qui sont régis par l'article 9.36 du Code national du bâtiment du Canada. Le CNEB offre trois voies de conformité : normative, de compromis et de performance. Le moment le plus rentable pour intégrer des mesures d'efficacité énergétique dans un bâtiment est la phase initiale de conception et de construction. Il est beaucoup plus coûteux d'effectuer des travaux de rénovation plus tard. Cela est particulièrement vrai pour l'enveloppe du bâtiment, qui comprend les murs extérieurs, les fenêtres, les portes et la toiture. Le CMNÉB aborde des considérations telles que les taux d'infiltration d'air (fuites d'air) et la transmission de la chaleur à travers l'enveloppe du bâtiment. Compte tenu des différentes zones climatiques du Canada, le CMNÉB fournit également des exigences relatives à la transmission thermique globale (effective) maximale pour les parois opaques au-dessus du sol et à la résistance thermique effective des assemblages en contact avec le sol, par exemple les fondations permanentes en bois. En outre, le CMNÉB spécifie la fenestration maximale et le rapport porte/mur en fonction de la zone climatique dans laquelle le bâtiment est situé. Les exigences en matière d'efficacité énergétique des bâtiments étant de plus en plus strictes, le bois est une solution naturelle à associer à d'autres matériaux d'isolation et de protection contre les intempéries pour créer des bâtiments ayant une performance énergétique opérationnelle élevée et offrant un confort intérieur constant aux occupants. Pour plus d'informations sur le CNÉB, visitez le site Codes Canada du Conseil national de recherches du Canada.
Construction combustible
La sécurité incendie dans un bâtiment est une question complexe, bien plus complexe que la combustibilité relative des principaux matériaux structurels utilisés dans un bâtiment. Pour élaborer des dispositions de code sûres, la prévention, l'extinction, le déplacement des occupants, la mobilité des occupants, l'utilisation du bâtiment et le contrôle des combustibles ne sont que quelques-uns des facteurs qui doivent être pris en compte en plus de la combustibilité des éléments structurels. L'expérience des pertes dues aux incendies montre que le contenu des bâtiments joue un rôle important en termes de charge de combustible et de potentiel de génération de fumée dans un incendie. La protection passive contre l'incendie assurée par les degrés de résistance au feu des planchers et des murs d'un bâtiment garantit la stabilité de la structure en cas d'incendie. Cependant, le degré de résistance au feu des structures ne contrôle pas nécessairement le mouvement des fumées et de la chaleur, qui peut avoir un impact important sur le niveau de sécurité et les dommages matériels résultant d'un incendie. Le Code national du bâtiment du Canada (CNB) classe les bâtiments en bois dans la catégorie des "constructions combustibles". Bien qu'elles soient qualifiées de combustibles, les techniques de construction courantes peuvent conférer aux constructions à ossature en bois des degrés de résistance au feu allant jusqu'à deux heures. Lorsqu'ils sont conçus et construits conformément aux exigences du code, les bâtiments en bois offrent le même niveau de sécurité des personnes et de protection des biens que les bâtiments de taille comparable définis par le CNB comme des "constructions non combustibles". Le bois a été utilisé pour pratiquement tous les types de bâtiments, y compris les écoles, les entrepôts, les casernes de pompiers, les immeubles d'habitation et les installations de recherche. Le CNB définit des lignes directrices pour l'utilisation du bois dans des applications qui vont bien au-delà du secteur résidentiel traditionnel et des petits bâtiments. Le CNB autorise les constructions en bois d'une hauteur maximale de six étages, ainsi que les bardages en bois pour les bâtiments désignés comme étant de construction incombustible. Lorsqu'elle respecte les limites de surface et de hauteur pour les différentes catégories de bâtiments du CNB, la construction à ossature bois peut répondre aux exigences de sécurité des personnes en utilisant des assemblages à ossature bois (généralement protégés par des plaques de plâtre) dont le degré de résistance au feu a été testé. Les restrictions de hauteur et de surface autorisées peuvent être étendues en utilisant des murs coupe-feu pour diviser une grande surface de bâtiment en plus petites surfaces distinctes. La contribution positive reconnue à la fois à la sécurité des personnes et à la protection des biens qui découle de l'utilisation de systèmes d'extinction automatique peut également être utilisée pour augmenter la surface autorisée des bâtiments en bois. Les sprinkleurs interviennent généralement très tôt dans un incendie, ce qui permet d'en contrôler rapidement les effets dommageables. C'est pourquoi l'installation d'un système d'extinction automatique dans un bâtiment améliore considérablement la sécurité des personnes et la protection des biens dans tous les bâtiments, y compris ceux construits en matériaux incombustibles. Le CNB autorise l'utilisation d'une "construction en bois massif" dans les bâtiments où la construction combustible doit avoir un degré de résistance au feu de 45 minutes. Cette forme de construction en bois massif est également autorisée dans les grands bâtiments incombustibles de certains usages. Pour être acceptés, les éléments doivent répondre à des exigences minimales en matière de dimensions et d'installation. La construction en bois massif bénéficie de cette reconnaissance en raison de ses performances en cas d'exposition réelle au feu et de son acceptation en tant que méthode de construction sûre en cas d'incendie. Dans les bâtiments protégés par sprinklers dont la construction est autorisée à être combustible, aucun degré de résistance au feu n'est requis pour la toiture ou ses supports lorsqu'ils sont construits en bois massif. Dans ce cas, la toiture en bois massif et ses supports n'ont pas à respecter les dimensions minimales des éléments stipulées dans le CNB. Les éléments en bois massif peuvent également être utilisés chaque fois qu'une construction combustible est autorisée. Dans ce cas, cependant, ces éléments en bois massif doivent être spécifiquement conçus pour satisfaire aux degrés de résistance au feu requis. Définitions du CNB : Combustible signifie qu'un matériau ne répond pas aux critères d'acceptation de la norme CAN/ULC-S114, "Essai de détermination de l'incombustibilité des matériaux de construction". On entend par construction combustible le type de construction qui ne répond pas aux exigences de la construction incombustible. Construction en bois lourd : ce type de construction combustible dans laquelle un certain degré de sécurité incendie est atteint en limitant les dimensions des éléments structurels en bois ainsi que l'épaisseur et la composition des planchers et des toits en bois, et en évitant les espaces cachés sous les planchers et les toits. Construction incombustible : type de construction dans lequel un degré de sécurité incendie est atteint par l'utilisation de matériaux incombustibles pour les éléments de structure et autres assemblages de bâtiments. Incombustible signifie qu'un matériau répond aux critères d'acceptation de la norme CAN/ULC-S114, "Essai de détermination de l'incombustibilité des matériaux de construction". Pour de plus amples informations, veuillez consulter les ressources suivantes : Code national du bâtiment du Canada CAN/ULC-S114 Essai de détermination de l'incombustibilité des matériaux de construction Manuel de conception en bois 2017
Construction en bois massif encapsulé
En plus des constructions combustibles, des constructions en bois massif et des constructions incombustibles, un nouveau type de construction est actuellement envisagé pour être inclus dans le Code national du bâtiment du Canada (CNB). Il est proposé de définir la construction en bois massif encapsulé (EMTC) comme le "type de construction dans lequel un degré de sécurité incendie est atteint par l'utilisation d'éléments en bois massif encapsulé avec un indice d'encapsulation et des dimensions minimales pour les éléments structuraux en bois et les autres assemblages du bâtiment". L'EMTC n'est ni une "construction combustible", ni une "construction en bois massif", ni une "construction incombustible", telles que définies dans le CNB. L'EMTC doit avoir une cote d'encapsulation. L'indice d'encapsulation est le temps, en minutes, pendant lequel un matériau ou un assemblage de matériaux retardera l'inflammation et la combustion d'éléments en bois massif encapsulés lorsqu'il est exposé au feu dans des conditions d'essai et selon des critères de performance spécifiés, ou selon d'autres prescriptions du CNB. L'indice d'encapsulation de l'EMTC est déterminé par la méthode d'essai ULC S146. Pour que les éléments structuraux en bois soient considérés comme du "bois de masse", ils doivent répondre à des exigences minimales de taille, qui sont différentes pour les éléments porteurs horizontaux (murs, planchers, toits, poutres) et verticaux (colonnes, arcs) et qui dépendent du nombre de côtés où l'élément est exposé au feu. Au Canada, la construction d'un bâtiment EMTC devrait être limitée à une hauteur de douze étages, c'est-à-dire que le niveau le plus élevé peut se situer au maximum à 42 m (137 pieds) au-dessus du premier étage. Un bâtiment EMTC doit être équipé de gicleurs conformément à la norme NFPA 13 et il est probable qu'une partie du bois de charpente puisse être exposée dans les suites. Tous les éléments de l'EMTC doivent avoir une résistance au feu d'au moins deux heures et la surface au sol du bâtiment doit être limitée à 6 000 m2 pour une occupation du groupe C et à 7 200 m2 pour une occupation du groupe D. Il existe des restrictions quant à l'utilisation de l'extérieur du bâtiment. Il existe des restrictions sur l'utilisation d'éléments de revêtement extérieur dans les EMTC, ainsi que d'autres restrictions sur l'utilisation de matériaux de couverture combustibles, de châssis et de cadres de fenêtres combustibles, d'éléments combustibles dans les murs extérieurs, d'éléments de clouage, d'éléments de plancher combustibles, d'escaliers combustibles, de finitions intérieures combustibles, d'éléments combustibles dans les cloisons et d'espaces cachés. Si un matériau d'encapsulation est endommagé ou enlevé, il devra être réparé ou remplacé de manière à ce que l'indice d'encapsulation des matériaux soit maintenu. En outre, les exigences relatives à la sécurité incendie sur le chantier doivent être appliquées à l'accès au chantier, à l'installation de colonnes d'incendie et à l'encapsulation protectrice. L'EMTC et ses dispositions connexes devraient être incluses dans le CNB 2020. Définitions du CNB : Combustible signifie qu'un matériau ne répond pas aux critères d'acceptation de la norme CAN/ULC-S114, " Essai de détermination de l'incombustibilité des matériaux de construction ". On entend par construction combustible le type de construction qui ne répond pas aux exigences de la construction incombustible. Construction en bois lourd : ce type de construction combustible dans laquelle un certain degré de sécurité incendie est atteint en limitant les dimensions des éléments structurels en bois ainsi que l'épaisseur et la composition des planchers et des toits en bois, et en évitant les espaces cachés sous les planchers et les toits. Construction incombustible : type de construction dans lequel un degré de sécurité incendie est atteint par l'utilisation de matériaux incombustibles pour les éléments de structure et autres assemblages de bâtiments. Incombustible signifie qu'un matériau répond aux critères d'acceptation de la norme CAN/ULC-S114, "Essai de détermination de l'incombustibilité des matériaux de construction". Pour de plus amples informations, veuillez consulter les ressources suivantes : Guide to Encapsulated Mass Timber Construction in the Ontario Building Code ULC S146 Standard Method of Test for the Evaluation of Encapsulation Materials and Assemblies of Materials for the Protection of Mass Timber Structural Members and Assemblies Fire performance of mass-timber encapsulation methods and the effect of encapsulation on char rate of cross-laminated timber (Hasburgh et al., 2016) CAN/ULC-S114 Test for Determination of Non-Combustibility in Building Materials NFPA 13 Standard for the Installation of Sprinkler Systems (Norme NFPA 13 pour l'installation de systèmes de gicleurs).
Acoustique
Le bois est composé de nombreux petits tubes cellulaires principalement remplis d'air. La composition naturelle du matériau permet au bois d'agir comme un isolant acoustique efficace et lui confère la capacité d'amortir les vibrations. Ces caractéristiques d'amortissement du son permettent de spécifier des éléments de construction en bois là où l'isolation ou l'amplification du son est nécessaire, comme dans les bibliothèques et les auditoriums. Une autre propriété acoustique importante du bois est sa capacité à limiter la transmission des bruits d'impact, un problème généralement associé aux matériaux et systèmes de construction plus durs et plus denses. L'utilisation d'une chape ou d'un système de plancher flottant superposé à une ossature en bois léger ou à des éléments structurels en bois massif est une approche courante pour assurer la séparation acoustique entre les étages d'un bâtiment. Selon le type de matériaux utilisés dans le système de plancher construit, la chape peut être appliquée directement sur les éléments structurels en bois ou sur une barrière contre l'humidité ou une couche résiliente. L'utilisation de plaques de plâtre, d'isolants absorbants (en matelas ou en vrac) et de profilés souples sont également des éléments essentiels d'un mur ou d'un plancher à ossature bois, qui contribuent également aux performances acoustiques de l'ensemble. La conception acoustique tient compte d'un certain nombre de facteurs, notamment l'emplacement et l'orientation du bâtiment, ainsi que l'isolation ou la séparation des fonctions génératrices de bruit et des éléments du bâtiment. Les indices de transmission du son (STC), de transmission du son apparent (ASTC) et d'isolation contre les chocs (IIC) sont utilisés pour déterminer le niveau de performance acoustique des produits et systèmes de construction. Les différents indices peuvent être déterminés sur la base d'essais normalisés en laboratoire ou, dans le cas des indices ASTC, calculés à l'aide de méthodes décrites dans le CNB. Actuellement, le Code national du bâtiment du Canada (CNB) ne réglemente que la conception acoustique des murs intérieurs et des planchers qui séparent les unités d'habitation (p. ex. appartements, maisons, chambres d'hôtel) d'autres unités ou d'autres espaces dans un bâtiment. Les exigences relatives à l'indice STC pour les murs intérieurs et les planchers visent à limiter la transmission des bruits aériens entre les espaces. Le CNB n'impose aucune exigence en matière de contrôle de la transmission des bruits d'impact par les planchers. Les bruits de pas et autres impacts peuvent être très gênants dans les résidences multifamiliales. Les constructeurs soucieux de la qualité et de la réduction des plaintes des occupants veilleront à ce que les planchers soient conçus de manière à minimiser la transmission des bruits d'impact. En plus de se conformer aux exigences minimales du CNB dans les habitations, les concepteurs peuvent également établir des indices acoustiques pour la conception de projets non résidentiels et spécifier des matériaux et des systèmes pour s'assurer que le bâtiment fonctionne à ce niveau. Outre la limitation de la transmission des bruits aériens par les murs structurels internes et les planchers, la transmission latérale du son par les joints périmétriques et la transmission du son par les cloisons de séparation non structurelles doivent également être prises en compte lors de la conception acoustique. L'annexe A du CNB, aux sections A-9.10.3.1. et A-9.11., contient de plus amples informations et exigences relatives aux indices STC, ASTC et IIC. Cela comprend, entre autres, les tableaux 9.10.3.1-A et 9.10.3.1.-B qui fournissent des données génériques sur les indices STC de différents types de murs à ossature de bois et les indices STC et IIC de différents types d'assemblages de planchers en bois, respectivement. Les tableaux A-9.11.1.4.-A à A-9.11.1.4.-D présentent des options génériques pour la conception et la construction des jonctions entre les assemblages de séparation et les assemblages latéraux. La construction selon ces options est susceptible d'atteindre ou de dépasser la cote ASTC de 47 exigée par le CNB. Tableau A - Le tableau 9.11.1.4. présente des données sur les traitements de plancher génériques qui peuvent être utilisés pour améliorer les performances d'isolation acoustique des planchers à ossature légère, c'est-à-dire des couches supplémentaires de matériau sur le sous-plancher (p. ex. chape de béton, panneaux OSB ou contreplaqué) et le plancher ou les revêtements finis (p. ex. moquette, bois d'ingénierie).
L’édition 2024 du programme de bourses commémoratives Catherine Lalonde récompense des étudiantes qui stimulent l’innovation dans l’industrie du bois

Ottawa, ON, 12 décembre 2024 - Le Conseil canadien du bois (CCB) a annoncé les récipiendaires des bourses d'études commémoratives Catherine Lalonde 2024 : Laura Walters (Université McMaster) et Jiawen Shen (Université de la Colombie-Britannique). Les deux étudiantes ont été reconnues pour leur excellence académique et leurs projets de recherche impactants dans l'industrie des produits structuraux du bois. Créées il y a dix-neuf ans, les bourses commémoratives sont attribuées chaque année à des étudiants diplômés dont les travaux de recherche sur le bois témoignent de la même passion pour le bois et l'industrie des produits du bois que celle dont Catherine Lalonde a fait preuve sans relâche en tant qu'ingénieure professionnelle et présidente du CWC. Laura Walters Laura est une étudiante diplômée de troisième année qui poursuit une maîtrise en sciences appliquées en génie civil dans le cadre d'une collaboration entre l'Université McMaster et l'Université du Nord de la Colombie-Britannique (UNBC). Son projet de recherche porte sur l'utilisation de suspensions de poutres préfabriquées dans les systèmes de poteaux et de poutres en bois massif, en mettant l'accent sur les implications des hypothèses de conception et de modélisation sur l'évaluation des chemins de charge structuraux. Son travail fournit des indications précieuses sur les considérations et les hypothèses de conception requises pour une conception plus précise et plus fiable des colonnes en bois massif lorsque des suspensions de poutres préfabriquées sont utilisées. Jiawen Shen Jiawen est étudiante en première année de master en sciences du bois à l'université de Colombie-Britannique. Son projet de recherche porte sur le développement de panneaux de revêtement et d'isolation en écorce composite sans liant qui sont durables, résistants à l'inflammation, neutres en carbone et fabriqués à partir d'un sous-produit sous-utilisé qui, autrement, serait brûlé, mis en décharge ou utilisé à des fins de faible valeur. En collaborant avec un cabinet d'architectes de Vancouver sur ce projet, son travail est essentiel pour faire progresser l'application commerciale de ces produits de revêtement innovants. "Cette année marque une étape historique pour le programme de bourses commémoratives Catherine Lalonde, puisque, pour la première fois, il est décerné à deux femmes exceptionnelles ", a déclaré Martin Richard, vice-président du développement des marchés et des communications à la CCB. "Leurs réalisations mettent en évidence le talent exceptionnel qui stimule l'innovation dans le domaine de la recherche et de la construction en bois. Nous sommes inspirés par leurs contributions et par la diversité croissante qui façonne l'avenir des solutions à base de bois."
Jardins de Vandusen
Le Jardin botanique VanDusen de Vancouver, en Colombie-Britannique, a été fondé en 1971 ; les portes se sont ouvertes au public en 1975. En l'an 2000, deux bâtiments existants, le Floral Hall et le Garden Pavilion, montraient des signes d'usure importants et l'entrée du Jardin nécessitait une meilleure visibilité. Il y avait aussi un désir d'attirer plus de visiteurs et de toucher un public plus jeune. Des changements étaient nécessaires. Conformément aux bâtiments existants sur le site qui étaient en construction à ossature bois, tout nouveau bâtiment utiliserait également un système de construction à base de bois. Cela semblait le choix le plus approprié pour un cadre de jardin naturel.
Centre régional de santé de North Bay
Située à l'extrémité est du lac Nipissing, sur la route des voyageurs reliant le lac Supérieur à l'eau salée, North Bay a aujourd'hui une économie diversifiée et sert également de plaque tournante pour les transports et les services dans le nord de l'Ontario, riche en ressources. Avec une population locale de 56 000 habitants et une population régionale beaucoup plus importante, des enquêtes ont commencé à la fin des années 1990 pour examiner l'adéquation de trois hôpitaux vieillissants et les options de rénovation ou de remplacement. Une analyse détaillée des installations existantes et des besoins de la région en matière de soins de santé a abouti à la décision de construire un nouvel établissement. Le Centre régional de santé de North Bay (CRSNB) comprend l'hôpital de district (soins aigus) et le Centre régional de santé mentale (services de santé mentale spécialisés et médico-légaux). Le Centre régional de santé de North Bay est un nouveau modèle de soins de santé au Canada. Outre l'utilisation généreuse d'éléments structurels et décoratifs en bois pour contribuer à la création d'un environnement propice à la guérison, il comporte de nombreuses premières dans le domaine des soins de santé au Canada.
Centre d'éducation et d'intendance forestière Bill Fisch
Le Centre d'intendance et d'éducation forestière Bill Fisch (Centre d'éducation) a été planifié et construit pour sensibiliser les résidents de la Municipalité régionale de York à l'importance des ressources naturelles et des écosystèmes forestiers. La Municipalité régionale de York, située sur la moraine d'Oak Ridges entre Toronto et le lac Simcoe, comprend la Forêt régionale de York, reconnue internationalement comme un chef de file en matière de restauration de sites et de gestion forestière, et est la première forêt publique au Canada à être certifiée par le Forest Stewardship Council (FSC). Construit en bois et agrémenté de pierre, le Centre d'éducation reflète les matériaux de la forêt environnante. L'utilisation du bois dans la conception était essentielle à la performance du bâtiment et appropriée à sa fonction de centre d'éducation forestière.