Plan d'action sur l'assurance du bois d'ingénierie, phase 1, rapport
Plan d’action sur l’assurance du bois d’ingénierie – Rapport de la phase 1 examine l'un des obstacles les plus importants à l'expansion de la construction en bois d'ingénierie au Canada : l'accès à une assurance abordable et fiable.
Bien que le bois de masse offre des avantages évidents en matière de durabilité, de performance et de valeur à long terme, les taux d'assurance pendant la construction restent de manière disproportionnée élevés — souvent plusieurs fois supérieurs à ceux du béton et de l'acier — en raison principalement du manque de données et de la méconnaissance des assureurs plutôt que d'un risque avéré.
Dirigé par la Climate Smart Buildings Alliance et le Canadian Wood Council, et soutenu par Ressources Naturelles Canada, ce rapport résume les conclusions de la phase 1 d'un plan d'action national élaboré en collaboration avec les parties prenantes des secteurs de l'assurance et de la construction. Il évalue la faisabilité de quatre solutions ciblées axées sur le partage de données, la recherche pertinente pour les assureurs, la vérification des entrepreneurs et l'élargissement de la capacité d'assurance.
Réunissant des perspectives techniques et sectorielles, le rapport expose des voies concrètes pour réduire la perception du risque, améliorer la confiance du marché et favoriser une plus grande adoption de la construction en bois massif à travers le Canada.
Wood Design & Building Magazine, vol 24, numéro 100
Publier le centième numéro d’un magazine est une occasion de célébrer, mais aussi de réfléchir au chemin parcouru. Wood Design & Building, Wood – le bois, dans sa précédente incarnation, était à la base un modeste magazine professionnel ayant comme objectif de mettre en valeur l’excellence dans l’architecture en bois. Au fil des ans, des chroniques spécialisées et du contenu technique se sont ajoutés, et nous avons développé un lectorat fidèle et une communauté de passionnés de la conception du bois.
Plus récemment, notre cher magazine imprimé est devenu une publication numérique et multimédia. Cette transformation s’est accompagnée d’un léger pincement au cœur, mais nous sommes ravis par tout le potentiel du nouveau format, et par sa portée bien plus large que tout ce que nous aurions pu imaginer au début de cette belle aventure. Bien que le format ait changé et qu’il y ait plus d’options de contenu qu’avant, notre objectif est resté le même. Numéro après numéro, nous essayons de vous présenter les plus belles constructions, mais aussi les innovations, les idées et les aspirations architecturales qui font que le bois joue un rôle de plus en plus grand dans la conception et la construction modernes.
Le chemin parcouru nous remplit de gratitude pour tous les chapitres que le magazine a vus passés. Les éditions précédentes ont capturé les balbutiements de la construction moderne en bois, la résurgence de la réutilisation ainsi que le virage vers les bâtiments haute performance pauvres en carbone. Aujourd’hui, les percées réalisées dans le domaine des systèmes en bois massif, des approches hybrides et des procédés industriels révolutionnent l’assemblage des bâtiments. En filigrane, le bois a été au centre de conversations sur le développement durable, la valeur à long terme et l’expression architecturale. L’ensemble des travaux publiés au fil des ans reflète non seulement l’évolution des technologies, mais aussi l’influence constante d’un matériau inséparable de notre culture et de notre territoire.
Il est donc parfaitement à propos de célébrer notre centième numéro avec une édition spéciale qui rend hommage aux lauréats des Prix d’excellence en conception structurale et en construction en bois. Les projets récompensés constituent le plus récent chapitre de l’histoire architecturale que nous avons le privilège de documenter depuis des décennies. Ils se distinguent non seulement par ce qu’ils accomplissent aujourd’hui, mais aussi par leur vision de l’avenir, un avenir où l’environnement bâti est écoresponsable, où l’excellence technique est à l’honneur, où les milieux de vie sont chaleureux et où les expériences mémorables transcendent le programme ou l’échelle.
À tous ceux et celles qui ont contribué au magazine, et qui ont lu, partagé et fait connaître notre publication, merci. Atteindre le centième numéro est une étape importante, mais pas seulement parce qu’il s’agit d’un chiffre rond. C’est aussi parce que c’est la preuve tangible d’une conversation qui dure au sein d’une communauté qui se préoccupe de la conception, de l’innovation et de l’avenir de la construction. Nous restons déterminés à documenter cette évolution et nous nous réjouissons de poursuivre la conversation avec vous, de découvrir de nouvelles histoires et de célébrer le travail que l’avenir nous révèlera.
Étude de cas : Academic Tower Université de Toronto
Établissant une nouvelle norme pour la plus haute structure en bois massif du Canada, le système Soprema Insonomat a fourni un équilibre idéal entre la durabilité, la sécurité et une isolation acoustique supérieure.
Liste de contrôle pour la réussite d'une construction en bois de masse
La construction en bois massif offre rapidité, durabilité et souplesse de conception, mais elle nécessite également un niveau de coordination plus élevé que les systèmes structurels traditionnels. Ses composants préfabriqués et ses tolérances étroites nécessitent une planification précoce, une communication claire et une compréhension commune au sein de l'équipe du projet. S'assurer que tous les partenaires - y compris ceux qui sont moins familiers avec la construction en bois - sont alignés sur ces exigences uniques permet d'éviter des retards coûteux et, plus important encore, permet à l'équipe de capitaliser pleinement sur les avantages que le bois de masse a à offrir.
Bâtiments hybrides : ce qu'ils sont et pourquoi ils gagnent du terrain dans le secteur de la construction
Ce document de Rothoblaas examine l'utilisation croissante des systèmes de construction hybrides et les facteurs qui favorisent leur adoption dans l'industrie de la construction. Destiné aux architectes, aux ingénieurs et aux professionnels de la construction, ce document donne un aperçu de la manière dont le bois est associé à des matériaux tels que l'acier et le béton pour atteindre les objectifs de performance, d'efficacité et de conception.
Ce document décrit les configurations de bâtiments hybrides les plus courantes, les considérations structurelles et de construction essentielles, ainsi que les avantages que ces systèmes peuvent offrir, notamment l'amélioration de la constructibilité, de l'efficacité structurelle et de la flexibilité du projet. Il explore également les raisons pour lesquelles les approches hybrides gagnent du terrain, en particulier en réponse à l'évolution des codes de construction, aux objectifs de durabilité et aux exigences de réalisation des projets.
Conçu comme une ressource éducative, ce document permet de mieux comprendre les stratégies de construction hybride, en aidant les équipes de projet à évaluer quand et comment les systèmes hybrides peuvent être appliqués de manière efficace dans les projets de construction contemporains.
Tout au long de l'histoire, partout où le bois a été disponible en tant que ressource, il a été plébiscité comme matériau de construction pour sa durabilité, sa solidité, sa compétitivité en termes de coûts, sa facilité d'utilisation, sa durabilité et sa beauté. Les bâtiments à ossature bois et les constructions en bois sont reconnus pour leur durabilité à long terme. Des temples anciens de Chine et du Japon construits dans les années 1000, aux grandes églises en douves de Norvège, en passant par les nombreux bâtiments nord-américains construits dans les années 1800, la construction en bois a prouvé qu'elle pouvait résister à l'épreuve du temps.
Bien que les techniques de construction en bois aient évolué au fil du temps, les propriétés naturelles de durabilité du bois continueront à en faire le matériau de prédilection.
Ce site web aide les concepteurs, les professionnels de la construction et les maîtres d'ouvrage à comprendre les risques liés à la durabilité du bois et décrit les solutions de durabilité qui garantissent que le bois, en tant que matériau de construction, fonctionnera bien pendant des décennies, voire des siècles.
Lignes directrices en matière de durabilité
Les structures en bois, correctement conçues et traitées, dureront indéfiniment. Cette section contient des conseils sur les applications spécifiques des structures qui sont constamment exposées aux éléments.
Extérieurs en bois massif
La construction moderne en bois de masse comprend des systèmes de construction connus sous le nom de poteaux et poutres, ou bois lourd, et bois lamellé-croisé (CLT). Les composants typiques sont le bois massif scié, le bois lamellé-collé (glulam), le bois de fil parallèle (PSL), le bois de placage stratifié (LVL), le bois de fil stratifié (LSL) et le CLT. La construction de poutres et poteaux en bois massif avec des murs de remplissage en divers matériaux est l'un des plus anciens systèmes de construction connus de l'homme. Les exemples historiques encore debout vont de l'Europe à l'Asie, en passant par les longues maisons des premières nations de la côte pacifique. Les temples anciens du Japon et de la Chine datant de plusieurs milliers d'années sont essentiellement des constructions en bois massif dont certains éléments sont semi-exposés aux intempéries. Des entrepôts à forte ossature en bois avec des murs en maçonnerie datant de 100 ans ou plus sont encore utilisables et recherchés comme résidences ou immeubles de bureaux dans des villes comme Toronto, Montréal et Vancouver (Koo 2013). Outre leur valeur historique, ces anciens entrepôts offrent des structures en bois visuellement impressionnantes, des planchers ouverts et la flexibilité d'utilisation et de réaffectation qui en résulte. S'appuyant sur cet héritage, la construction moderne en bois massif devient de plus en plus populaire dans certaines régions du Canada et des États-Unis pour les constructions non résidentielles, les propriétés de loisirs et même les immeubles résidentiels à plusieurs logements. Les propriétaires et les architectes ressentent généralement le besoin d'exprimer ces matériaux structurels, en particulier le bois lamellé-collé, à l'extérieur du bâtiment, où ils sont semi-exposés aux éléments. En outre, les éléments en bois sont de plus en plus utilisés pour adoucir l'aspect extérieur des bâtiments qui ne sont pas en bois et les rendre plus attrayants. Ils sont censés rester structurellement sains et visuellement attrayants pendant toute leur durée de vie. Cependant, l'utilisation du bois à l'extérieur crée un risque de détérioration qu'il convient de gérer. Comme pour le bois utilisé pour l'aménagement paysager, les principaux défis auxquels le bois est confronté dans ces situations sont la pourriture, les intempéries et les champignons de tache noire. Ce document aide les architectes et les prescripteurs à prendre les bonnes décisions pour maximiser la durabilité et minimiser les besoins d'entretien du bois lamellé-collé et d'autres bois de masse à l'extérieur des bâtiments résidentiels et non résidentiels. Il se concentre sur les principes généraux, plutôt que de fournir des recommandations détaillées. Il s'adresse principalement à un public canadien et accessoirement à un public nord-américain.
Les besoins en abris après une catastrophe naturelle se présentent en trois phases :
Abri immédiat : normalement fourni par des bâches ou des tentes légères. Abris de transition : il peut s'agir de tentes résistantes ou d'abris à moyen terme plus robustes. Bâtiments permanents : À terme, des abris permanents devront être construits lorsque l'économie locale se redressera.
Les abris immédiats et de transition sont généralement fournis par les organismes d'aide. L'ossature légère en bois est idéale pour la fourniture rapide d'abris à moyen et long terme après une catastrophe naturelle. Cependant, dans certains climats, la construction à ossature bois présente des difficultés qu'il convient de résoudre afin de construire des abris de manière durable et responsable. Par exemple, de nombreuses régions qui subissent des ouragans, des tremblements de terre et des tsunamis présentent également de graves risques de pourriture et de termites, notamment des espèces agressives de Coptotermes et des termites de bois sec. Dans les climats nordiques extrêmes, les charges d'occupation élevées sont courantes et, lorsqu'elles sont combinées à la nécessité d'une isolation thermique importante pour assurer des températures intérieures confortables, elles peuvent entraîner la condensation et la formation de moisissures si les systèmes de murs et de toits ne sont pas conçus avec soin.
Le désir des organisations humanitaires de maximiser le nombre d'abris livrés tend à faire baisser le coût admissible, ce qui dicte des conceptions simplifiées avec moins de caractéristiques de gestion de l'humidité. Il peut également être difficile de contrôler la qualité de la construction dans certaines régions. Une fois construites, les structures "temporaires" sont généralement utilisées bien plus longtemps que leur durée de vie prévue. Les améliorations apportées par les occupants sur le long terme peuvent potentiellement accroître les problèmes d'humidité et de termites. Tous ces facteurs signifient que le bois utilisé doit être durable.
L'une des méthodes permettant d'obtenir des produits en bois plus durables consiste à traiter le bois pour prévenir la pourriture et les attaques d'insectes et de termites. Toutefois, le bois couramment traité au Canada peut ne pas convenir à d'autres pays. Le choix du produit de préservation et du procédé de traitement doit tenir compte des réglementations en vigueur dans les pays d'exportation et de destination, et notamment du risque de contact humain avec le bois préservé, de l'emplacement du produit dans le bâtiment, de la possibilité de traiter les essences de bois et du risque local de pourriture et de termites. Des caractéristiques de conception simples, comme le fait de s'assurer que le bois n'entre pas en contact avec le sol et qu'il est protégé de la pluie, peuvent réduire les problèmes d'humidité et de termites.
La construction en béton et en acier n'élimine pas les problèmes de termites. Les termites se nourrissent volontiers de composants en bois, de meubles, d'armoires et d'autres matériaux cellulosiques, tels que le papier des cloisons sèches, les boîtes en carton, les livres, etc. dans les bâtiments en béton ou en blocs de maçonnerie. Des tubes de boue s'étendant sur 10 pieds au-dessus des fondations en béton pour atteindre les matériaux de construction cellulosiques ont été documentés. En effet, les termites ont causé des dommages économiques importants aux matériaux de construction cellulosiques, même dans des tours en béton et en acier en Floride et dans le sud de la Chine.
Ponts en bois
Les ponts en bois sont un excellent moyen de démontrer la solidité et la durabilité des structures en bois, même dans des conditions difficiles, lorsque le choix des matériaux, la conception, la construction et l'entretien sont bien faits. Ils peuvent également constituer des éléments d'infrastructure critiques qui enjambent des rivières rapides ou des gorges profondes. La défaillance de ces structures peut avoir de graves conséquences en termes de pertes de vies humaines et d'accès aux communautés. La durabilité est aussi importante que l'ingénierie pour garantir une utilisation sûre des ponts en bois pendant la durée de vie prévue, qui est généralement de 75 ans en Amérique du Nord.
Il existe de nombreux exemples de vieux ponts en bois encore en service en Amérique du Nord (figure 1). Les plus anciens sont des ponts couverts traditionnels (figure 2), dont trois ont environ 190 ans. Dans le sud-est de la Chine, les provinces de Fujian et de Zhejiang comptent de nombreux ponts couverts vieux de près de 1000 ans (figure 3). Le fait que ces ponts soient encore debout témoigne des artisans qui ont sélectionné les matériaux, conçu les structures, les ont construites, ont surveillé leur état et les ont entretenues et réparées. Ils auraient choisi les essences de bois les plus durables disponibles, probablement le châtaignier ou le cèdre en Amérique du Nord, le sapin de Chine (cèdre de Chine) dans le sud-est de la Chine. Ils auraient coupé l'aubier, mince et périssable, pour n'exposer que le bois de cœur, naturellement durable. Si les ponts couverts d'aujourd'hui se ressemblent tous, c'est parce qu'il s'agit de modèles testés et éprouvés qui ont fait leurs preuves. Ces ponts étaient clairement conçus pour évacuer l'eau, avec un toit en bardeaux de bois, un bardage vertical dépassant sous le tablier et des éléments structurels à l'abri de toutes les pluies, à l'exception des pires pluies dues au vent. Toute pluie qui ne s'égouttait pas sur le bas du bardage vertical et ne remontait pas le long du fil du bois s'asséchait également assez rapidement. Le lent pourrissement qui s'est produit à la base de ces planches n'a pas eu d'importance car il était éloigné des connexions avec les éléments structurels. La construction a dû être méticuleusement exécutée par des artisans expérimentés. Il se peut que ces artisans aient été des habitants de la région qui ont continué à surveiller le pont tout au long de sa vie et à effectuer toutes les réparations nécessaires. Bien entendu, tous les éléments de ces ponts anciens ne sont pas d'origine, en particulier les toits en bardeaux qui durent généralement de 20 à 30 ans en fonction du climat. Ces ponts ont tous été réparés en raison de leur dégradation et, dans certains cas, démantelés et reconstruits au fil des ans pour diverses raisons (par exemple, en raison de l'évolution du trafic, d'incendies criminels, d'inondations, d'incendies, d'ouragans, etc.) Le pont de Wan'an, dans le Fujian, a été construit en 1090, remplacé en 1708 et reconstruit en 1845, 1932 et 1953. La fréquence apparemment croissante des reconstructions peut suggérer une perte de connaissances et de compétences, mais il est possible que toutes les réparations et reconstructions antérieures à 1845 n'aient pas été enregistrées.
Fondations permanentes en bois
Les fondations permanentes en bois (FPC) sont une méthode de construction solide, durable et éprouvée qui présente un certain nombre d'avantages uniques par rapport à d'autres systèmes de fondations, tant pour le constructeur que pour le propriétaire. Les premiers exemples canadiens ont été construits dès 1950 et sont encore utilisés aujourd'hui. Les fondations en béton armé peuvent également être conçues pour des projets tels que les vides sanitaires, les ajouts de pièces et les fondations de murs d'appui pour les garages et les maisons mobiles. Les dalles de béton sur terre-plein, les planchers à traverses en bois et les planchers suspendus en bois peuvent tous être utilisés avec les MPO.
Une fondation permanente en bois est un système de construction technique enterré conçu pour transformer les fondations d'une maison en espace habitable utilisable. Un mur d'ossature sous le niveau du sol, constitué de contreplaqué et de bois d'œuvre traités avec un agent de conservation, soutient la structure et entoure l'espace habitable. Les MPO conviennent à tous les types de construction à ossature légère visés par la partie 9 (habitations et petits bâtiments) du Code national du bâtiment du Canada, en vertu des clauses 9.15.2.4.(1) et 9.16.5.1.(1). Cela comprend les maisons individuelles, les maisons en rangée, les appartements de faible hauteur et les bâtiments institutionnels et commerciaux. En outre, la norme CSA S406 récemment révisée, Spécifications des fondations permanentes en bois pour les habitations et les petits bâtiments, autorise les constructions de trois étages soutenues par des fondations en bois.
Le bois est un matériau structurel précieux et efficace depuis les premiers jours de la civilisation humaine. Avec de bonnes pratiques normales, le bois peut offrir de nombreuses années de service fiable. Mais, comme d'autres matériaux de construction, le bois peut souffrir des erreurs commises dans les pratiques de stockage, de conception, de construction et d'entretien.
Comment assurer la longévité d'une construction en bois ? La meilleure approche consiste à se rappeler que le bois destiné à une application sèche doit rester sec. Commencez par acheter du bois sec, stockez-le soigneusement pour qu'il reste sec, concevez le bâtiment de manière à protéger les éléments en bois, gardez le bois au sec pendant la construction et entretenez bien le bâtiment. Cette approche est appelée la durabilité dès la conception.
Si le bois ne reste pas sec, deux solutions s'offrent à vous. Le bois humide étant exposé au risque de pourriture, vous devez choisir un produit résistant à la pourriture. L'une des solutions consiste à choisir une essence naturellement durable, comme le Western Red Cedar. Cette approche est appelée la durabilité par nature.
La plupart de nos bois de construction ne sont pas naturellement durables, mais nous pouvons les rendre résistants à la pourriture en les traitant avec un produit de préservation. Le bois d'œuvre traité avec un agent de conservation résiste mieux à la pourriture que le bois d'œuvre naturellement durable. Cette approche est appelée durabilité du bois traité.
Le niveau d'attention que vous accordez aux questions de durabilité au cours de la conception dépend du risque de pourriture. En d'autres termes, plus les circonstances exposent le bois à un risque, plus vous devez prendre soin de le protéger contre la pourriture. Dans les applications extérieures, par exemple, tout bois en contact avec le sol présente un risque élevé de pourriture et doit être traité sous pression à l'aide d'un produit de préservation. Pour le bois exposé aux intempéries mais qui n'est pas en contact direct avec le sol, le degré de risque est lié au climat. Les champignons qui attaquent le bois se développent généralement mieux dans des environnements humides et à des températures chaudes. Des chercheurs ont établi des zones de danger en Amérique du Nord en se basant sur la température mensuelle moyenne et le nombre de jours de pluie. Cette carte montre en particulier les risques liés aux précipitations et s'applique aux utilisations exposées du bois, telles que les terrasses, les bardeaux et les planches de clôture. Un degré élevé de risque indique qu'il faut choisir avec soin une essence de bois ou un traitement de préservation pour obtenir une durée de vie maximale. À l'avenir, les codes de construction pourront fournir des directives plus spécifiques en fonction du risque de pourriture. Pour le bois non exposé aux intempéries, comme le bois de charpente, cette carte n'est que modérément utile. En effet, les conditions environnementales à l'intérieur du mur peuvent être très différentes de celles de l'extérieur.
Risques liés à la durabilité
Humidité, dégradation et termites
Le bois est un matériau naturel et biodégradable. Cela signifie que certains insectes et champignons peuvent décomposer le bois pour le recycler via la terre en un nouveau matériau végétal.
La décomposition, également appelée pourriture, est la décomposition de la matière organique par l'activité fongique. Quelques espèces spécialisées de champignons peuvent agir sur le bois. Il s'agit d'un processus important dans la forêt. Mais il s'agit évidemment d'un processus à éviter pour les produits en bois en service.
La clé de la lutte contre la pourriture est le contrôle de l'humidité excessive. L'eau en elle-même n'endommage pas le bois, mais elle permet à ces organismes fongiques de se développer. Le bois est en fait assez tolérant à l'eau et pardonne de nombreuses erreurs d'humidité. Mais un excès d'humidité involontaire (par exemple, une fuite importante dans un mur) peut entraîner un risque important de pourriture. Si un produit en bois doit être utilisé dans une application qui sera fréquemment mouillée pendant de longues périodes, des mesures doivent être prises pour protéger le bois contre la pourriture.
Différents types d'insectes peuvent endommager le bois, mais les principaux responsables des problèmes sont les termites. Les termites vivent partout dans le monde où le climat est chaud ou tempéré.
Durabilité - FAQ
Veuillez vous référer aux documents pdf ci-dessous pour les questions fréquemment posées concernant la durabilité :
Le site sur la durabilité est un site Web conjoint du CWC et de FPInnovations dont l'objectif est de fournir des informations à jour sur la durabilité des produits du bois afin d'assurer une longue durée de vie aux structures en bois. Le site est entretenu et mis à jour régulièrement par les deux groupes, ce qui garantit que les architectes, les ingénieurs, les constructeurs et les propriétaires obtiennent des réponses à leurs questions concernant la durabilité du bois.
Les parties prenantes de la communauté de la conception et de la construction des bâtiments sont de plus en plus sollicitées pour inclure dans leurs processus décisionnels des informations qui prennent en compte les impacts environnementaux potentiels. Ces parties prenantes et intéressées attendent des informations impartiales sur les produits, conformes aux meilleures pratiques actuelles et fondées sur une analyse scientifique objective. À l'avenir, les décisions d'achat de produits de construction nécessiteront probablement le type d'informations environnementales fournies par les déclarations environnementales de produits (EPD). En outre, les systèmes d'évaluation des bâtiments écologiques, notamment LEED®, Green Globes™ et BREEAM®, reconnaissent la valeur des DEP pour l'évaluation des impacts environnementaux potentiels des produits de construction.
Les DEP sont des rapports concis, normalisés et vérifiés par des tiers qui décrivent la performance environnementale d'un produit ou d'un service. Les DEP sont capables d'identifier et de quantifier les impacts environnementaux potentiels d'un produit ou d'un service tout au long des différentes étapes de son cycle de vie (extraction ou récolte des ressources, transformation, fabrication, transport, utilisation et fin de vie). Les DEP, également connues sous le nom de déclarations environnementales de produits de type III, fournissent des données environnementales quantifiées à l'aide de paramètres prédéterminés basés sur des approches normalisées à l'échelle internationale. Les DEP pour les produits de construction peuvent aider les architectes, les concepteurs, les prescripteurs et les autres acheteurs à mieux comprendre les impacts environnementaux potentiels et les caractéristiques de durabilité d'un produit.
Une DEP est une déclaration d'une entreprise ou d'une industrie visant à rendre publiques les données environnementales relatives à un ou plusieurs de ses produits. Les DEP ont pour but d'aider les acheteurs à mieux comprendre les caractéristiques environnementales d'un produit afin que les prescripteurs puissent prendre des décisions plus éclairées lors de la sélection des produits. La fonction des DEP est quelque peu analogue à celle des étiquettes nutritionnelles sur les emballages alimentaires ; leur but est de communiquer clairement à l'utilisateur les données environnementales relatives aux produits dans un format normalisé.
Les DEP sont des supports d'information qui se veulent un mécanisme simple et convivial pour divulguer des informations sur l'impact environnemental potentiel d'un produit sur le marché. Les DEP ne classent pas les produits et ne les comparent pas à des valeurs de référence. Une DEP n'indique pas si certains critères de performance environnementale ont été respectés ou non et n'aborde pas les impacts sociaux et économiques des produits de construction.
Les données figurant dans une DEP sont collectées à l'aide de l'analyse du cycle de vie (ACV), une méthodologie scientifique normalisée à l'échelle internationale. Les ACV consistent à dresser un inventaire des intrants énergétiques et matériels et des rejets dans l'environnement, et à évaluer leurs impacts potentiels. Il est également possible que les DEP fournissent des informations environnementales supplémentaires sur un produit qui n'entrent pas dans le champ d'application de l'ACV.
Les DEP sont principalement destinées à la communication entre entreprises, bien qu'elles puissent également être utilisées pour la communication entre entreprises et consommateurs. Les DEP sont élaborées sur la base des résultats d'une étude d'analyse du cycle de vie (ACV) et doivent être conformes aux règles applicables aux catégories de produits (PCR), qui sont élaborées par un opérateur de programme enregistré. Le PCR établit les règles, exigences et lignes directrices spécifiques pour la réalisation d'une ACV et l'élaboration d'une EPD pour une ou plusieurs catégories de produits.
L'industrie nord-américaine des produits du bois a élaboré plusieurs DEP applicables à tous les fabricants de produits du bois en Amérique du Nord. Ces DEP ont fait l'objet d'une vérification par une tierce partie, l'Underwriters Laboratories Environment (ULE), un organisme de certification indépendant. Les DEP des produits du bois nord-américains fournissent des données moyennes pour l'industrie en ce qui concerne les paramètres environnementaux suivants :
Potentiel de réchauffement de la planète ;
Potentiel d'acidification ;
Potentiel d'eutrophisation ;
Potentiel d'appauvrissement de la couche d'ozone ;
Potentiel de smog ;
Consommation d'énergie primaire ;
la consommation de ressources matérielles ; et
Production de déchets non dangereux.
Les EPD sectorielles pour les produits du bois sont des EPD interentreprises, couvrant un champ d'application allant du berceau à la porte, c'est-à-dire de la récolte des matières premières jusqu'à ce que le produit fini soit prêt à quitter l'usine de fabrication. En raison de la multitude d'utilisations des produits du bois, les impacts environnementaux potentiels liés à la livraison du produit au client, à l'utilisation du produit et aux éventuels processus de fin de vie sont exclus de l'analyse.
Pour plus d'informations, consultez les ressources suivantes :
Au début des années 1900, les constructions en bois à ossature légère et en bois lourd, d'une hauteur pouvant atteindre dix étages, étaient monnaie courante dans les grandes villes du Canada. La longévité et l'attrait continu de ces types de bâtiments sont évidents dans le fait que beaucoup d'entre eux sont encore utilisés aujourd'hui. Au cours de la dernière décennie, on a assisté à un renouveau de l'utilisation du bois pour les bâtiments plus hauts au Canada, y compris les constructions en bois à ossature légère de taille moyenne, jusqu'à six étages de hauteur.
Les constructions en bois à ossature légère de moyenne hauteur ne se résument pas à une simple ossature de 2×4 et à des panneaux de revêtement en bois. Les progrès de la science du bois et de la technologie du bâtiment ont permis de mettre au point des produits et des systèmes de construction plus solides, plus sûrs et plus sophistiqués, qui élargissent les possibilités de la construction en bois et offrent davantage de choix aux constructeurs et aux concepteurs. Les constructions modernes en bois à ossature légère de moyenne hauteur intègrent des solutions sûres qui ont fait l'objet de recherches approfondies. La conception technique et la technologie qui ont été développées et mises sur le marché positionnent le Canada comme un leader dans l'industrie de la construction à ossature bois de moyenne hauteur.
En 2009, grâce à ses codes de construction provinciaux, la Colombie-Britannique est devenue la première province canadienne à autoriser la construction d'immeubles de moyenne hauteur en bois. Depuis cette modification du code du bâtiment de la Colombie-Britannique (BCBC), qui a fait passer de quatre à six étages la hauteur autorisée pour les immeubles résidentiels à ossature en bois, plus de 300 de ces structures ont été achevées ou sont en cours de réalisation en Colombie-Britannique. En 2013 et 2015, le Québec, l'Ontario et l'Alberta, respectivement, ont également décidé d'autoriser la construction de bâtiments à ossature en bois de hauteur moyenne jusqu'à six étages. Ces changements réglementaires indiquent que le marché a clairement confiance dans ce type de construction.
Des preuves scientifiques et des recherches indépendantes ont montré que les bâtiments à ossature bois de moyenne hauteur peuvent répondre aux exigences de performance en matière d'intégrité structurelle, de sécurité incendie et de sécurité des personnes. Ces preuves ont également contribué à l'ajout de nouvelles dispositions normatives pour la construction en bois, et ont ouvert la voie à de futurs changements qui incluront davantage d'utilisations autorisées et, à terme, de plus grandes hauteurs autorisées pour les bâtiments en bois. À la suite de ces recherches et de la mise en œuvre réussie de nombreux bâtiments résidentiels de moyenne hauteur à ossature en bois, principalement en Colombie-Britannique et en Ontario, la Commission canadienne des codes du bâtiment et de prévention des incendies (CCCBPI) a approuvé des modifications similaires aux codes modèles nationaux de construction. L'édition 2015 du Code national du bâtiment du Canada (CNB) autorise la construction de bâtiments résidentiels, commerciaux et de services personnels de six étages à l'aide de matériaux de construction combustibles traditionnels. Les modifications apportées au CNB tiennent compte des progrès réalisés dans le domaine des produits du bois et des systèmes de construction, ainsi que des systèmes de détection, d'extinction et de confinement des incendies.
En ce qui concerne les bâtiments de moyenne hauteur à ossature en bois, plusieurs changements apportés au CNB 2015 visent à réduire davantage les risques posés par les incendies :
l'utilisation accrue de gicleurs automatiques dans les zones dissimulées des bâtiments résidentiels ;
l'utilisation accrue d'extincteurs automatiques sur les balcons ;
l'augmentation de l'approvisionnement en eau pour la lutte contre les incendies ; et
90 % de bardage extérieur incombustible ou à combustion limitée à tous les étages.
La plupart des immeubles de moyenne hauteur à ossature bois sont situés au cœur des petites municipalités et dans les banlieues proches des plus grandes, ce qui offre des avantages économiques et de durabilité. La construction d'immeubles de moyenne hauteur à ossature bois soutient les objectifs de nombreuses municipalités : densification, logements abordables pour répondre à la croissance de la population, durabilité de l'environnement bâti et résilience des communautés.
Nombre de ces bâtiments ont été construits en bois à ossature légère dès le départ, avec une structure à ossature bois de cinq ou six étages construite sur une dalle de béton au sol ou sur un garage de stationnement en sous-sol en béton ; d'autres ont été construits au-dessus d'un ou deux étages de locaux commerciaux incombustibles.
Les bâtiments en bois de moyenne hauteur sont intrinsèquement plus complexes et impliquent l'adaptation des détails structurels et architecturaux qui répondent aux critères de conception structurels, acoustiques, thermiques et de résistance au feu. Plusieurs aspects clés de la conception et de la construction deviennent plus critiques dans cette nouvelle génération de bâtiments en bois de moyenne hauteur :
un risque accru de retrait cumulatif et de mouvement différentiel entre les différents types de matériaux, en raison de l'augmentation de la hauteur des bâtiments ;
l'augmentation des charges permanentes, vivantes, éoliennes et sismiques qui sont la conséquence d'une plus grande hauteur des bâtiments ;
exigences relatives à la disposition des murs de cisaillement continus et empilés ;
l'augmentation du degré de résistance au feu des séparations coupe-feu, comme l'exigent les bâtiments de plus grande hauteur et de plus grande superficie ;
les indices de transmission du son, tels qu'ils sont exigés pour les bâtiments à usage d'habitation multifamiliale, ainsi que pour d'autres usages ;
le risque d'une exposition plus longue aux éléments pendant la construction ;
l'atténuation des risques liés aux incendies pendant la construction ; et
la modification de la séquence et de la coordination de la construction, résultant de l'utilisation de technologies et de processus de préfabrication.
Il existe de nombreuses approches et solutions alternatives à ces nouvelles considérations de conception et de construction associées aux systèmes de construction en bois de moyenne hauteur. Les publications de référence produites par le Conseil canadien du bois fournissent une discussion plus détaillée, des études de cas et des détails sur les techniques de conception et de construction des immeubles de moyenne hauteur.
Pour plus d'informations, consultez les ressources suivantes :
Guide des meilleures pratiques pour les immeubles de moyenne hauteur (Conseil canadien du bois)
Guide de référence 2015 : Construction en bois de moyenne hauteur dans le Code du bâtiment de l'Ontario (Conseil canadien du bois)
Mid-Rise 2.0 - Innovative Approaches to Mid-Rise Wood Frame Construction (Conseil canadien du bois)
Mid-Rise Construction in British Columbia (Conseil canadien du bois)
Code national du bâtiment du Canada
Manuel de conception du bois (Conseil canadien du bois)
CSA O86 Conception technique en bois
Le bois pour les constructions de moyenne hauteur (Bois ÇA MARCHE ! Atlantique)
Sécurité incendie et sûreté : Note technique sur la sécurité incendie sur les chantiers de construction en Colombie-Britannique et en Ontario (Conseil canadien du bois)
Les ponts en bois sont depuis longtemps des éléments essentiels des réseaux routiers, ferroviaires et forestiers du Canada. Dépendant de la disponibilité des matériaux, de la technologie et de la main-d'œuvre, la conception et la construction des ponts en bois ont évolué de manière significative au cours des 200 dernières années dans toute l'Amérique du Nord. Les ponts en bois prennent de nombreuses formes et utilisent différents systèmes de support, notamment des ponts en rondins à portée simple, différents types de ponts à treillis, ainsi que des tabliers et des éléments de pont en matériaux composites ou stratifiés. Les ponts en bois restent un élément important de notre réseau de transport au Canada.
un coût initial réduit, en particulier pour les régions éloignées ;
la rapidité de la construction, grâce à l'utilisation de la préfabrication ;
avantages en matière de durabilité ;
l'esthétique ;
des fondations plus légères ;
des charges sismiques plus faibles, associées à des connexions moins complexes avec les sous-structures ;
les structures temporaires et les grues de plus petite taille ; et
des coûts de transport moins élevés associés à des matériaux moins lourds.
Les avantages de la construction de ponts en bois modernes sont les suivants :
Les différents types de matériaux utilisés pour la construction des ponts en bois sont les suivants : bois de sciage, rondins, bois lamellé-collé droit et courbe (lamellé-collé), bois de placage stratifié (LVL), bois à copeaux parallèles (PSL), bois lamellé-croisé (CLT), bois lamellé-cloué (NLT) et systèmes composites tels que les tabliers stratifiés sous contrainte, les tabliers stratifiés bois-béton et les polymères renforcés par des fibres.
Les deux principales essences de bois utilisées pour la construction de ponts en bois au Canada sont le sapin de Douglas et la combinaison d'essences épicéa-pin-sapin. D'autres espèces appartenant aux combinaisons d'espèces Hem-Fir et Northern sont également reconnues par la norme CSA O86, mais elles sont moins couramment utilisées dans la construction de ponts.
Toutes les fixations métalliques utilisées pour les ponts doivent être protégées contre la corrosion. La méthode la plus courante pour assurer cette protection est la galvanisation à chaud, un processus par lequel un métal sacrificiel est ajouté à l'extérieur de la fixation. Les différents types de fixations utilisés dans la construction de ponts en bois comprennent, entre autres, les boulons, les tire-fonds, les anneaux fendus, les plaques de cisaillement et les clous (pour les stratifiés de pont uniquement).
Tous les ponts routiers au Canada doivent être conçus pour répondre aux exigences des normes CSA S6 et CSA O86. La norme CSA S6 exige que les principaux éléments structurels de tout pont au Canada, quel que soit le type de construction, soient capables de résister à un minimum de 75 ans de charge pendant sa durée de vie.
Le style et la portée des ponts varient considérablement en fonction de l'application. Dans les endroits difficiles d'accès et les vallées profondes, les ponts à chevalets en bois étaient courants à la fin du 19e siècle et au début du 20e siècle. Historiquement, les ponts à chevalets dépendaient fortement de l'abondance des ressources en bois et, dans certains cas, étaient considérés comme temporaires. La construction initiale des chemins de fer transcontinentaux d'Amérique du Nord n'aurait pas été possible sans l'utilisation de bois pour construire les ponts et les chevalets.
De nombreux exemples de ponts en bois à treillis ont été construits depuis plus d'un siècle. Les ponts à poutres en treillis permettent des portées plus longues que les ponts à poutres simples et, historiquement, leurs portées étaient comprises entre 30 et 60 m (100 et 200 pieds). Les ponts conçus avec des fermes situées au-dessus du tablier offrent une excellente occasion de construire un toit au-dessus de la chaussée. L'installation d'un toit au-dessus de la chaussée est un excellent moyen d'évacuer l'eau de la structure principale du pont et de la protéger du soleil. La présence de ces toits est la principale raison pour laquelle ces ponts couverts centenaires sont encore en service aujourd'hui. Le fait qu'ils fassent toujours partie de notre paysage témoigne autant de leur robustesse que de leur attrait.
Bien que conçue à l'origine comme une mesure de réhabilitation des tabliers de ponts vieillissants, la technique de stratification sous contrainte a été étendue aux nouveaux ponts par l'application de contraintes au moment de la construction initiale. Les tabliers stratifiés sous contrainte offrent un meilleur comportement structurel, grâce à leur excellente résistance aux effets des charges répétées.
Les trois principales considérations liées à la durabilité des ponts en bois sont la protection par la conception, le traitement de préservation du bois et les éléments remplaçables. Un pont peut être conçu de manière à s'auto-protéger en détournant l'eau des éléments structurels. Le bois traité a la capacité de résister aux effets des produits chimiques de déglaçage et aux attaques des agents biotiques. Enfin, le pont doit être conçu de manière à ce que, à un moment donné, un seul élément puisse être remplacé relativement facilement, sans perturbation ni coût importants.
Pour plus d'informations, consultez les ressources suivantes :
Ponts routiers en bois (Conseil canadien du bois) Guide de référence sur les ponts en bois de l'Ontario (Conseil canadien du bois) CSA S6 Code canadien de conception des ponts routiers CSA O86 Conception technique du bois
Les produits de construction et le secteur du bâtiment dans son ensemble ont un impact significatif sur l'environnement. Les instruments politiques et les forces du marché poussent de plus en plus les gouvernements et les entreprises à documenter et à rendre compte des impacts environnementaux et à suivre les améliorations. L'analyse du cycle de vie (ACV) est un outil qui permet de comprendre les aspects environnementaux liés à la construction, à la rénovation et à la modernisation des bâtiments et des ouvrages de génie civil. L'ACV est un outil d'aide à la décision qui permet d'identifier les approches de conception et de construction qui améliorent les performances environnementales.
Plusieurs juridictions européennes, dont l'Allemagne, Zurich et Bruxelles, ont rendu l'ACV obligatoire avant la délivrance d'un permis de construire. En outre, l'application de l'ACV à la conception des bâtiments et à la sélection des matériaux est une composante des systèmes d'évaluation des bâtiments écologiques. L'ACV peut être utile aux fabricants, aux architectes, aux constructeurs et aux agences gouvernementales en fournissant des informations quantitatives sur les impacts environnementaux potentiels et en fournissant des données permettant d'identifier les domaines à améliorer.
L'ACV est une approche basée sur la performance pour évaluer les aspects environnementaux liés à la conception et à la construction des bâtiments. L'ACV peut être utilisée pour comprendre les impacts environnementaux potentiels d'un produit ou d'une structure à chaque étape de sa vie, depuis l'extraction des ressources ou l'acquisition des matières premières, le transport, la transformation et la fabrication, la construction, l'exploitation, l'entretien et la rénovation jusqu'à la fin de vie.
L'ACV est une méthodologie scientifique internationalement reconnue qui existe sous d'autres formes depuis les années 1960. Les exigences et les orientations relatives à la réalisation d'une ACV ont été établies par le biais de normes internationales consensuelles, à savoir les normes ISO 14040 et ISO 14044. L'ACV prend en compte tous les flux d'entrée et de sortie (matériaux, énergie, ressources) associés à un système de produit donné. Il s'agit d'une procédure itérative qui comprend la définition des objectifs et du champ d'application, l'analyse de l'inventaire, l'évaluation de l'impact et l'interprétation.
L'analyse des stocks, également connue sous le nom d'inventaire du cycle de vie (ICV), consiste à collecter des données et à suivre tous les flux d'entrée et de sortie au sein d'un système de produits. Des bases de données publiques sur l'ICV, telles que la base de données américaine sur l'inventaire du cycle de vie, sont accessibles gratuitement afin d'obtenir ces données. Au cours de la phase d'évaluation de l'impact de l'ACV, les flux de l'ICV sont traduits en catégories d'impact potentiel sur l'environnement à l'aide de techniques de modélisation environnementale théoriques et empiriques. L'ACV permet de quantifier les impacts environnementaux potentiels et les aspects d'un produit, tels que :
Potentiel de réchauffement de la planète ;
Potentiel d'acidification ;
Potentiel d'eutrophisation ;
Potentiel d'appauvrissement de la couche d'ozone ;
Potentiel de smog ;
Consommation d'énergie primaire ;
la consommation de ressources matérielles ; et
Production de déchets dangereux et non dangereux.
Les concepteurs de bâtiments disposent d'outils d'ACV accessibles au public et conviviaux. Ces outils permettent aux concepteurs d'obtenir rapidement des informations sur l'impact potentiel sur l'environnement d'une large gamme d'assemblages génériques de bâtiments ou d'élaborer eux-mêmes des évaluations complètes du cycle de vie des bâtiments. Les logiciels d'ACV offrent aux professionnels du bâtiment des outils puissants pour calculer les impacts potentiels du cycle de vie des produits ou assemblages de construction et effectuer des comparaisons environnementales.
Il est également possible d'utiliser l'ACV pour effectuer des comparaisons objectives entre des matériaux, des assemblages et des bâtiments entiers, mesurées sur les cycles de vie respectifs et basées sur des indicateurs environnementaux quantifiables. L'ACV permet de comparer les compromis environnementaux associés au choix d'un matériau ou d'une solution de conception par rapport à un autre et, par conséquent, fournit une base efficace pour comparer les implications environnementales relatives de scénarios de conception de bâtiments alternatifs.
Une ACV qui examine d'autres options de conception doit garantir l'équivalence fonctionnelle. Chaque scénario de conception envisagé, y compris l'ensemble du bâtiment, doit répondre aux exigences du code du bâtiment et offrir un niveau minimum de performance technique ou d'équivalence fonctionnelle. Pour quelque chose d'aussi complexe qu'un bâtiment, cela signifie qu'il faut suivre et comptabiliser les intrants et les extrants environnementaux pour la multitude d'assemblages, de sous-assemblages et de composants de chaque option de conception. La longévité d'un système de construction a également un impact sur la performance environnementale. Les bâtiments en bois peuvent rester en service pendant de longues périodes s'ils sont conçus, construits et entretenus correctement.
De nombreuses études d'ACV dans le monde entier ont démontré que les produits et systèmes de construction en bois peuvent présenter des avantages environnementaux par rapport à d'autres matériaux et méthodes de construction. FPInnovations a réalisé une ACV d'un bâtiment de quatre étages au Québec construit en bois lamellé-croisé (CLT). L'étude a évalué comment la conception en CLT se comparerait à un bâtiment fonctionnellement équivalent en béton et en acier de la même surface de plancher, et a révélé une performance environnementale améliorée dans deux des six catégories d'impact, et une performance équivalente dans les autres catégories. En outre, en fin de vie, les produits biosourcés peuvent faire partie d'un système de produits ultérieurs lorsqu'ils sont réutilisés, recyclés ou récupérés pour produire de l'énergie, ce qui peut réduire les incidences sur l'environnement et contribuer à l'économie circulaire.
Cycle de vie des produits de construction en bois
Source des photos : CEI-Bois
Pour plus d'informations, consultez les ressources suivantes :
Construire pour un environnement et une économie durables (BEES)
FPInnovations. Analyse comparative du cycle de vie de deux bâtiments résidentiels à plusieurs étages : Cross-Laminated Timber vs. Concrete Slab and Column with Light Gauge Steel Walls, 2013.
Conseil américain du bois
Base de données de l'inventaire du cycle de vie aux États-Unis
ISO 14040 Gestion de l'environnement - Analyse du cycle de vie - Principes et cadre
ISO 14044 Gestion de l'environnement - Analyse du cycle de vie - Exigences et lignes directrices
CentrePlace Manitoba a été commandé par la province du Manitoba, avec pour objectif de créer un pavillon olympique temporaire qui représente l'énergie de la province et de son peuple tout en renforçant son engagement envers la durabilité. Conçu comme une déclaration architecturale dynamique et typiquement manitobaine qui transcende la « tente en tissu blanc », le pavillon de 232 m² (2500 pieds carrés) a d'abord été présenté aux Jeux olympiques et paralympiques de Vancouver en 2010, à la fois comme un espace d'exposition interactif et comme un lieu pour des réceptions d'affaires et culturelles.
Le concept de conception a été initié lors d'une séance de vision en juin 2009, où des Manitobains d'origines diverses se sont réunis pour discuter de ce qui représentait le mieux la province qu'ils appelaient chez eux. Les thèmes récurrents issus de cette séance ont donné à l'équipe de conception le point de départ de la création d'un espace invitant qui s'inspirait de l'esprit et de la nature du peuple du Manitoba. Le simple contraste du bois et de la lumière est devenu la base de la création d'un pavillon qui deviendrait un phare, accueillant les visiteurs par un généreux porche et une porte pivotante surdimensionnée.
L'équipe de conception a atteint les objectifs de conception du client en prenant un certain nombre de décisions stratégiques pour garantir que le projet mettrait en valeur l'engagement de la province en matière de développement durable et fournirait un bâtiment patrimonial qui servirait au-delà de l'objectif initial de cinq semaines du pavillon. L'un des objectifs clés était d'assurer la conception universelle et l'accessibilité. Pour répondre à toutes ces exigences de conception, CentrePlace Manitoba a dû :
utiliser la main-d'œuvre du Manitoba et des matériaux régionaux
offrir un espace d'exposition interactif présentant la culture unique du Manitoba
être efficace dans l'utilisation des matériaux et la consommation d'énergie
être compact, transportable et 100% réutilisable sur un site futur
Les ponts en bois ont une longue histoire de construction et d'utilisation en Amérique du Nord, y compris en Ontario, pour les routes, les chemins de fer et les routes forestières. Le Code canadien de conception des ponts routiers (CCCPR) et la publication du Conseil canadien du bois, "Wood Highway Bridges" (1992), sont généralement consultés par les concepteurs de ponts en bois en Ontario. Cette nouvelle référence est destinée à fournir des informations de base à jour aux concepteurs qui s'apprêtent à proposer et à concevoir des ponts routiers en bois pour les routes primaires et secondaires. Cette référence est divisée en trois parties :
Partie 1 – Ponts en bois – Conception et utilisation
Partie 2 – Opportunités et limitations actuelles
Partie 3 – Exemples de conception
La première partie fournit des informations générales sur des sujets tels que les matériaux en bois, les systèmes de ponts, la préfabrication, la durabilité et la disponibilité des essences. Les détails sur les coûts, le cycle de construction et la durabilité sont également fournis. La première partie se termine par des exemples de divers ponts routiers achevés en Amérique du Nord et en Europe.
La deuxième partie de cette référence a pour but de fournir aux concepteurs et aux autorités un aperçu de l'édition actuelle du CHBDC sur les sujets liés aux ponts routiers en bois, y compris les domaines qui nécessiteront un développement futur dans le code. D'autres références à d'autres ressources pour approfondir les connaissances des praticiens et faire progresser l'état de l'art dans la conception de ponts en bois sont fournies.
La partie 3 présente deux exemples de conception entièrement détaillés d'un pont routier en bois de deux voies d'une portée de 18 m, conçu conformément aux dispositions les plus récentes du CHBDC et aux meilleures informations disponibles dans la littérature actuelle. Chaque exemple est basé sur un pont à poutres monolithiques à un seul travée, simplement appuyé. Un pont a un tablier monolithique et l'autre a un tablier à lamelles contraintes. Ces exemples visent à aider les concepteurs à comprendre les problèmes clés lors de la conception de ponts routiers en bois. La durabilité par le détail et le choix des matériaux est abordée.
Plan d'action sur l'assurance du bois d'ingénierie, phase 1, rapport
...mass timber offers clear advantages in la durabilité, performance, and long-term value, course-of-construction insurance rates remain disproportionately high—often several times those of concrete and steel—driven largely by limited data and insurer...
Wood Design & Building Magazine, vol 24, numéro 100
...industrialized processes are reshaping how buildings come together. Throughout this evolution, wood has been at the center of conversations about la durabilité, long-term value, and design expression. The body of work...
Étude de cas : Academic Tower Université de Toronto
Setting a new standard in Canada’s tallest mass timber structure, Soprema Insonomat system provided an ideal balance of la durabilité, safety, and superior sound insulation.
Liste de contrôle pour la réussite d'une construction en bois de masse
Mass timber construction offers speed, la durabilité, and design flexibility – but it also requires a higher level of coordination than traditional structural systems. Its prefabricated components and tight tolerances call...
Bâtiments hybrides : ce qu'ils sont et pourquoi ils gagnent du terrain dans le secteur de la construction
...in response to evolving building codes, la durabilité goals, and project delivery demands. Developed as an educational resource, this document supports a clearer understanding of hybrid construction strategies, helping project teams...
Throughout history, wherever wood has been available as a resource, it has found favour as a building material for its durability, strength, cost-competitiveness, ease-of-use, la durabilité, and beauty. Wood-frame and timber...
...purchasers better understand a product’s potential environmental impacts and la durabilité attributes. An EPD is a disclosure by a company or industry to make public the environmental data related to one...
...and in the inner suburbs of larger ones, offering economic and la durabilité advantages. Mid-rise wood-frame construction supports the goals of many municipalities; densification, affordable housing to accommodate a growing population,...
...cost, particularly for remote areas; speed of construction, through the use of prefabrication; la durabilité advantages; aesthetics; lighter foundations; lower earthquake loads, coupled with less complex connections to substructures; smaller temporary...
...Environmental and Economic Durabilité (BEES) FPInnovations. A Comparative Life Cycle Assessment of Two Multistory Residential Buildings: Cross-Laminated Timber vs. Concrete Slab and Column with Light Gauge Steel Walls, 2013. American...
...its commitment to la durabilité. Designed as a dynamic, uniquely Manitoban architectural statement that transcends the “white fabric tent”, the 232 m² (2500 square foot) pavilion was initially showcased at the...
...species availability. Details of costs, construction cycle and la durabilité are also provided. Part 1 concludes with examples of a variety of completed highway bridges from North America and Europe. Part...
Bois massif Environnement Sécurité Durabilité Systèmes de conception Budget Gestion de la construction Résistance au feu Bâtiments de grande taille Bâtiments courts