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FAQ immeubles de moyenne hauteur

Que disent les experts de la construction d'immeubles de moyenne hauteur à ossature bois ?

La construction d'immeubles de moyenne et grande hauteur en bois est-elle un phénomène nouveau ?

La construction à ossature en bois et en bois lourd (jusqu'à dix étages) était la norme au début des années 1900, et beaucoup de ces bâtiments existent encore et sont utilisés dans de nombreuses villes canadiennes.

Au cours des dix dernières années, l'utilisation du bois pour les bâtiments de moyenne hauteur (jusqu'à six étages) et les bâtiments de grande hauteur a connu un regain d'intérêt. Rien qu'en Colombie-Britannique, en décembre 2013, il y avait plus de 250 bâtiments de cinq et six étages en phase de conception ou de construction, construits à partir de produits du bois.

Pourquoi des propositions de modification du code ?

Cette modification du code de la construction de 2015 ne vise pas à favoriser le bois par rapport à d'autres matériaux de construction ; il s'agit de reconnaître, par le biais d'un processus de codification très approfondi, que l'innovation scientifique dans les produits du bois et les systèmes de construction peut conduire et conduira à un plus grand nombre de choix pour les constructeurs et les occupants.

Ces bâtiments sont-ils sûrs ?

Quel que soit le matériau de construction utilisé, rien ne peut être construit s'il n'est pas conforme au code. Les immeubles de moyenne hauteur à ossature bois reflètent une nouvelle norme d'ingénierie dans la mesure où les problèmes structurels, sismiques et d'incendie ont tous été pris en compte par les comités d'experts de la Commission canadienne des codes du bâtiment et de prévention des incendies. Par exemple, en ce qui concerne les préoccupations des pompiers, les espaces cachés et les balcons sont davantage protégés par des gicleurs, l'approvisionnement en eau pour la protection contre l'incendie est plus important, des restrictions sont imposées sur les types de revêtements utilisés et l'accès des pompiers est mieux pris en compte. En fin de compte, lorsqu'ils sont occupés, ces bâtiments répondent pleinement aux mêmes exigences du code de la construction que tout autre type de construction du point de vue de la santé, de la sécurité et de l'accessibilité.

Quelles sont les nouvelles dispositions proposées en matière de sécurité ?

Sécurité incendie :

  • Augmentation du niveau de protection contre les gicleurs et l'eau :
  • Plus d'espaces cachés sprinklés
  • Les balcons doivent être protégés par des gicleurs
  • Augmentation de l'approvisionnement en eau pour la protection contre les incendies
  • Revêtement mural extérieur incombustible ou à combustibles limités sur 5th et 6th étage
  • 25% du périmètre doit donner sur une rue (à moins de 15m de la rue) pour l'accès des pompiers.

Dispositions relatives aux séismes et aux vents :

  • Similaire au code de la construction de la Colombie-Britannique
  • Guide (annexe) sur l'impact de l'augmentation des charges de pluie et de vent pour les bâtiments de 5 et 6 étages.

Acoustique :

  • Exigences relatives à la classe de transmission du son apparent (ASTC)
  • Soutenu par la science de FPInnovations, du CNRC et de nombreux autres organismes.

Le bois ne brûle-t-il pas ?

Aucun matériau de construction n'est imperméable aux effets du feu. Les modifications proposées au code vont au-delà des exigences minimales définies par le CNB. La santé, la sécurité, l'accessibilité, la protection contre les incendies et la protection structurelle des bâtiments restent les objectifs fondamentaux du CNB et de l'industrie du bois dans son ensemble.

Qu'en est-il de la sécurité sur les chantiers de construction ?

Le Conseil canadien du bois a développé un site de construction guides de sécurité incendie qui décrivent les meilleures pratiques et les mesures de sécurité à prendre pendant la phase de construction d'un bâtiment.

Les immeubles de moyenne hauteur à ossature bois sont-ils rentables ?

Dans la plupart des cas, oui. Les immeubles de moyenne hauteur à ossature bois constituent souvent une option de construction moins onéreuse pour les constructeurs. C'est une bonne nouvelle pour le Canada, où les terrains sont très chers. Les modifications recommandées du code national du bâtiment du Canada (CNB) permettraient de construire des bâtiments sûrs et conformes au code, ce qui ne serait pas possible autrement. L'avantage net de la réduction des coûts de construction est une plus grande accessibilité pour les acheteurs de maisons. En termes de nouvelles opportunités économiques, la possibilité d'aller de l'avant "maintenant" crée de nouveaux emplois dans le secteur de la construction dans les villes et soutient l'emploi dans les communautés forestières. Cela offre également des possibilités d'exportation accrues pour les produits du bois actuels et innovants, dont l'adoption au Canada sert d'exemple à d'autres pays.

Codes modèles nationaux au Canada

Au nom de la Commission canadienne des codes du bâtiment et de prévention des incendies (CCCBPI), le Conseil national de recherches du Canada (CNRC), Codes Canada publie des codes modèles nationaux qui énoncent les exigences minimales relatives à leur portée et à leurs objectifs. Il s'agit notamment du Code national du bâtiment (CNB), du Code national de prévention des incendies (CNPI), du Code national de l'énergie pour les bâtiments (CNEB), du Code national de la plomberie (CNP) et d'autres documents. L'Association canadienne de normalisation (CSA) publie d'autres codes modèles qui traitent des systèmes électriques, du gaz et des ascenseurs.

Le CNB est le code de construction modèle au Canada. qui constitue la base de la plupart des conceptions de bâtiments du pays. Le CNB est un code de construction modèle très apprécié parce qu'il s'agit d'un processus consensuel de production d'un ensemble d'exigences modèles qui assurent la santé et la sécurité du public dans les bâtiments. Ses origines sont profondément ancrées dans l'histoire et la culture canadiennes et dans la nécessité de loger la population croissante du Canada de manière sûre et économique. Des événements historiques ont façonné bon nombre des exigences du CNB en matière de santé et de sécurité.

Les codes modèles tels que le CNB et le CNEB n'ont pas force de loi tant qu'ils n'ont pas été adoptés par une autorité gouvernementale compétente. Au Canada, cette responsabilité incombe aux provinces, aux territoires et, dans certains cas, aux municipalités. La plupart des régions choisissent d'adopter le CNB ou d'adapter leur propre version dérivée du CNB pour répondre à leurs besoins régionaux.

Les codes modèles du Canada sont élaborés par des experts, pour des experts, dans le cadre d'un processus collaboratif et consensuel qui inclut des contributions de tous les segments de la communauté de la construction. Les codes modèles canadiens s'appuient sur la meilleure expertise du Canada et du monde entier pour fournir des réglementations efficaces en matière de construction et de sécurité qui sont harmonisées dans l'ensemble du pays.

Les publications de Codes Canada sont élaborées par la Commission canadienne des codes du bâtiment et de prévention des incendies (CCCBPI). La CCCBPI supervise les travaux d'un certain nombre de comités techniques permanents. Représentant toutes les principales facettes de l'industrie de la construction, les membres de la Commission comprennent des responsables de la construction et de la lutte contre les incendies, des architectes, des ingénieurs, des entrepreneurs et des propriétaires de bâtiments, ainsi que des membres du public. Les représentants du Conseil canadien du bois sont membres de plusieurs comités permanents et groupes d'étude relevant de la CCCBPI et participent activement aux mises à jour et révisions techniques relatives aux aspects des codes modèles canadiens qui s'appliquent aux produits et systèmes de construction en bois.

Au cours d'un cycle quinquennal de révision du code, le public canadien a de nombreuses occasions de contribuer au processus. Au moins deux fois au cours du cycle quinquennal, les propositions de modification du code sont publiées et le public est invité à faire part de ses commentaires. Cette procédure est cruciale car elle permet à toutes les personnes concernées d'apporter leur contribution et d'élargir le champ d'expertise des comités. Des milliers de commentaires sont reçus et examinés par les comités au cours de chaque cycle. Une proposition de modification peut être approuvée telle quelle, modifiée et soumise à nouveau à l'examen du public à une date ultérieure, ou rejetée entièrement.

La conception du bois dans le code national du bâtiment du Canada

L'édition actuelle du Code national du bâtiment du Canada (CNB) est publiée dans un format axé sur les objectifs afin de permettre une plus grande flexibilité lors de l'évaluation de solutions non traditionnelles ou alternatives. Le format axé sur les objectifs actuellement utilisé fournit des informations supplémentaires qui aident les promoteurs et les organismes de réglementation à déterminer le niveau de performance minimal à atteindre pour faciliter l'évaluation de nouvelles solutions. Bien que le CNB aide les utilisateurs à comprendre l'intention des exigences, il est entendu que les promoteurs et les autorités de réglementation auront toujours des difficultés à démontrer la conformité. Quoi qu'il en soit, les codes axés sur les objectifs devraient favoriser l'esprit d'innovation et créer de nouvelles opportunités pour les fabricants canadiens.

Les exigences relatives à la spécification des produits et des systèmes de construction en bois en rapport avec la santé, la sécurité, l'accessibilité et la protection des bâtiments contre les incendies ou les dommages structurels sont énoncées dans le CNB. Le CNB s'applique principalement aux nouvelles constructions, mais aussi à certains aspects de la démolition, de la relocalisation, de la rénovation et du changement d'utilisation des bâtiments. Le CNB actuel a été publié en 2015 et est généralement mis à jour tous les cinq ans. La prochaine mise à jour est prévue pour 2020.

En termes de conception structurelle, le CNB spécifie les charges, tandis que le matériau La résistance est référencée par l'utilisation de les normes relatives aux matériaux. Dans le cas de la conception technique du bois, la norme CSA O86 fournit au concepteur les éléments suivants les moyens de calculer les valeurs de résistance de produits structuraux en bois pour résister aux charges gravitaires et latérales. Des informations supplémentaires sur la conception sont disponibles à l'adresse suivante dans les documents d'accompagnement du CNB ; Commentaires sur les structures (Guide de l'utilisateur - NBC 2015 : Partie 4 de la Division B) et le Guide illustré de l'utilisateur - NBC 2015 : Partie 9 de la division B, habitations et petits bâtiments.

Au Canada, les produits structuraux en bois sont spécifiés de manière normative ou par le biais d'une conception technique, en fonction de l'application et de l'occupation. Les professionnels de la conception, tels que les architectes et les ingénieurs, sont généralement requis pour les structures de plus de trois étages ou de plus de 600 m de hauteur.2 ou si les occupations ne sont pas couvertes par la partie 9 "Logements et petits bâtiments" du CNB.

Les logements et les petits bâtiments peuvent être construits sans conception structurelle complète, en utilisant les exigences prescriptives de la partie 9 du code. Certaines exigences de la partie 9 sont basées sur des calculs, d'autres sont basées sur des pratiques de construction qui ont fait leurs preuves. En général, l'utilisation de prescriptions est autorisée si les conditions suivantes sont remplies :

  • trois étages ou moins
  • 600m2 ou moins
  • utilise des éléments en bois répétitifs espacés de 600 mm
  • les portées sont inférieures à 12,2 mètres
  • les charges dynamiques du plancher ne dépassent pas 2,4 kPa
  • occupation résidentielle, de bureaux, de commerces ou d'industries à risque moyen ou faible

La raison pour laquelle toutes les exigences de la partie 9 ne sont pas basées sur des calculs vient du fait qu'il y a eu des performances historiques et de l'expérience avec de petits bâtiments à ossature en bois au Canada, en plus de la notion que de nombreux éléments non structurels contribuent en fait à la performance structurelle d'un système à ossature en bois. La quantification des effets du "système" sur le comportement global d'un bâtiment à ossature bois ne peut se faire de manière adéquate en utilisant les hypothèses de conception habituelles, telles que les chemins de charge bidimensionnels et la mécanique d'ingénierie d'un seul élément. Dans ces cas, les exigences pour les maisons et les petits bâtiments sont basées sur des critères alternatifs de nature prescriptive. Ces critères prescriptifs sont basés sur un vaste historique de performance des maisons et petits bâtiments à ossature en bois qui répondent aux objectifs et aux exigences des codes actuels.

Les bâtiments qui sortent des limites prescrites ou qui sont destinés à une occupation importante ou à des situations post-catastrophe doivent être conçus par des professionnels de la conception conformément à la partie 4 du CNB. La résistance structurale des produits du bois et des systèmes de construction est calculée conformément aux exigences de la norme CSA O86 afin de résister aux charges décrites dans la partie 4 du CNB.

Traitement complémentaire

Un traitement supplémentaire peut être ajouté lorsque la coupe ou le forage du bois sur place est inévitable, ou lorsque l'on soupçonne que les mesures de protection initiales sont inadéquates. C'est le cas le plus fréquent dans des applications telles que les fondations en bois, les bâtiments agricoles ou les applications non résidentielles à longue durée de vie telles que les poteaux électriques et les poutres de pont.

Pour les fondations en bois et les bâtiments agricoles, il est normal de prévoir des coupes et des trous pour les boulons, les tuyaux ou le câblage électrique. En général, le naphténate de cuivre est badigeonné sur les extrémités coupées ou les trous dans le bois traité pour protéger les surfaces exposées. L'expérience a montré que cela est suffisant pour l'exposition limitée résultant de ces cas.

Dans le cas de poteaux ou de poutres de pont, la protection d'origine peut disparaître avec le temps en raison de la dégradation ou de l'épuisement des ingrédients actifs. La nécessité d'un traitement supplémentaire peut être indiquée par les dommages subis par des structures similaires dans la même zone. Il est également possible que le risque de dommages ait augmenté, par exemple si de nouveaux termites s'installent dans la zone.

Dans le cas des poteaux électriques, qui font partie de l'infrastructure physique d'une organisation, l'inspection, l'entretien et l'assainissement sont pratiqués régulièrement pour garantir la sécurité de l'utilisation et programmer le remplacement des poteaux. Souvent, le coût d'un traitement supplémentaire est relativement faible par rapport au coût de l'inspection et ne représente qu'une infime partie du coût d'une défaillance prématurée. Le traitement supplémentaire peut également s'avérer prudent en termes de diligence raisonnable (réduction de la responsabilité juridique). Lors de l'inspection de ces structures, des perceuses ou des perceuses à incréments peuvent être utilisées pour déterminer l'état de l'intérieur des éléments en bois. Il est conseillé de traiter ces trous afin d'éviter toute infection due à des forets et des perceuses non stérilisés. En outre, comme les trous sont généralement percés là où l'on soupçonne ou prévoit la présence de pourriture, il est judicieux de traiter ces trous pour compléter la protection à cet endroit.

Solides

Les bâtonnets de borate, de cuivre/borate et de fluorure sont de plus en plus utilisés comme traitements complémentaires de la carie interne en raison de leur facilité de manipulation et de leur très faible toxicité. Le cuivre se déplace plus lentement dans le bois que le borate, ce qui permet de protéger la zone autour de la tige si le borate est éliminé au fil du temps par un écoulement massif d'eau. Cela concerne principalement les poteaux électriques dans les climats humides, où l'humidité pénètre dans le poteau à partir du sol, remonte le long du poteau et s'évapore au-dessus du sol, entraînant avec elle le borate vers le haut du poteau - ce qui laisse le borate dans une partie du poteau qui n'est pas particulièrement exposée au risque de pourriture. La vitesse d'écoulement de l'eau peut être relativement lente dans le cas du sapin de Douglas (une essence de bois imperméable) traité avec un produit de préservation à base d'huile ayant un certain pouvoir hydrofuge. Il peut être plus rapide dans le cas du pin du sud (une essence de bois très perméable) traité avec un produit de préservation à base d'eau.

Liquides, pâtes et gels

L'application par pulvérisation et par mousse de liquides et de gels est de plus en plus utilisée pour le traitement complémentaire des bâtiments à ossature en bois contre les termites et les coléoptères xylophages. Des trous sont percés dans chaque espace entre les montants et les liquides ou gels sont pompés sous pression. On ne peut s'attendre à ce que la couverture soit aussi efficace que celle obtenue par pulvérisation pendant la construction. Les liquides peuvent être versés ou pompés dans les trous percés pour traiter la pourriture interne des poteaux électriques ou des poutres. En général, la charge de produit de préservation qui peut être obtenue est limitée, dans le premier cas, par la taille et l'emplacement des trous et la solubilité du produit chimique, et dans le second cas, par la perméabilité du bois. Une autre approche consiste à laisser un dispositif sous pression attaché au poteau sous le sol, ce qui permet de faire pénétrer une plus grande quantité de liquide dans le poteau sur une période plus longue. Il faut veiller à ce que les trous percés ne recoupent pas des vides ou des fentes menant à la surface du bois, faute de quoi les liquides peuvent s'écouler. Les pâtes peuvent être tassées dans les trous percés pour traiter la carie interne. Elles peuvent également être appliquées au pinceau, à la truelle ou sur des bandages pour traiter la carie externe.

Fumigants

Les traitements par fumigation sont utilisés avec succès depuis des décennies sur les poteaux électriques et les structures en bois. Le gaz traverse rapidement le bois, s'adsorbe sur la lignocellulose et assure une protection résiduelle de plusieurs années.

Fixations

Attaches, connecteurs et solins pour le bois traité avec des produits de préservation à base de cuivre

La présence d'humidité est une condition préalable à la corrosion des métaux. Le bois traité est généralement utilisé dans des applications où il peut être exposé à l'humidité pendant des périodes considérables, de sorte que les fixations et les connecteurs utilisés avec le bois traité doivent également être résistants à ces conditions. En outre, la plupart des produits de préservation du bois conçus pour l'extérieur contiennent du cuivre qui peut réagir avec les métaux utilisés pour fabriquer les fixations et les connecteurs ; il est donc important d'utiliser le bon type de fixations et/ou de connecteurs. Lorsque le bois traité est utilisé dans des environnements secs pour prévenir les dommages causés par les insectes destructeurs du bois, y compris les termites, la corrosion est moins préoccupante.

Les utilisateurs et les prescripteurs doivent également savoir que les environnements industriels corrosifs, ou l'air salin, peuvent également nécessiter l'utilisation de métaux appropriés résistants à la corrosion.

Types de traitements de préservation du bois

La plupart des produits de préservation à base de cuivre sont corrosifs pour les fixations et les connecteurs non protégés. Des systèmes plus récents comme le MCA, où le cuivre n'est pas introduit sous forme de sel ionique, sont conçus pour réduire la corrosion des métaux, et le bois préservé est approuvé pour une utilisation en contact avec l'aluminium (par exemple, les supports ou les pieds de meubles d'extérieur). Les traitements au borate n'augmentent pas le risque de corrosion.

Recommandations sur les connecteurs pour le bois traité

Les connecteurs utilisés pour le bois traité avec un produit de préservation à base de cuivre doivent être fabriqués en acier galvanisé à chaud conformément à la norme ASTM A653 ou galvanisé à chaud après fabrication conformément à la norme ASTM A123. La galvanisation des clous et des vis est en fait un revêtement sacrificiel destiné à protéger l'intégrité structurelle de la fixation, et la présence d'un produit de corrosion blanc à la surface est normale. L'apparition de rouille rouge est un indicateur de défaillance du revêtement. La durée de vie de ces composants peut être prolongée par l'utilisation d'une membrane de protection entre le connecteur et la surface du bois traité. Les connecteurs en acier inoxydable (type 304 ou 316) doivent être utilisés pour une durée de vie maximale, pour des rétentions élevées de produits de conservation (c'est-à-dire des produits en contact avec le sol) ou pour des applications sévères telles que les environnements de brouillard salin. Pour le bois traité au borate utilisé à l'intérieur des bâtiments, on peut utiliser les mêmes connecteurs que pour le bois non traité.

Recommandations sur les fixations pour le bois traité

Les fixations utilisées dans le bois traité qui sera exposé aux intempéries doivent être choisies pour résister aux intempéries aussi longtemps que le bois traité lui-même.

Au minimum, les clous pour le bois traité avec un produit de préservation à base de cuivre doivent être galvanisés à chaud conformément à la norme ASTM A153. Les clous galvanisés à chaud ne doivent pas être fixés à l'aide d'un pistolet à clous à haute pression en raison du risque d'endommagement du revêtement lors de la cuisson. Le revêtement protecteur des attaches galvanisées par électrodéposition est trop mince et ne donnera pas de bons résultats. Les clous ordinaires se corroderont rapidement après avoir fixé la plupart des bois traités à base de cuivre. L'acier inoxydable doit être utilisé pour une durée de vie maximale, pour des rétentions élevées de produits de conservation ou pour des applications sévères telles que les environnements de brouillard salin. Le cas échéant, des fixations en cuivre peuvent également être utilisées. Les fixations utilisées en combinaison avec des connecteurs métalliques doivent être du même type de métal afin d'éviter la corrosion galvanique causée par des métaux différents. Par exemple, les fixations en acier inoxydable ne doivent pas être utilisées avec des connecteurs galvanisés.

Les vis destinées à être utilisées sur du bois traité avec un produit de préservation à base de cuivre doivent être galvanisées par immersion à chaud conformément à la norme ASTM A153 ou, si le fabricant et le fournisseur du produit de préservation le recommandent, revêtues d'un polymère de haute qualité. L'acier inoxydable doit être utilisé pour une durée de vie maximale, pour des rétentions élevées de produits de conservation ou pour des applications sévères telles que les environnements de brouillard salin.

Pour le bois traité au borate utilisé à l'intérieur des bâtiments, on peut utiliser les mêmes fixations que pour le bois non traité.

En règle générale, les fixations en aluminium ne doivent pas être utilisées avec du bois traité, à l'exception des produits de nouvelle génération (traités MCA) spécifiquement testés, approuvés et étiquetés comme étant adaptés au contact avec l'aluminium. 

Recommandations sur les solins pour le bois traité

Les solins utilisés en contact avec le bois traité doivent être compatibles avec le bois traité et durer suffisamment longtemps pour convenir à l'application prévue. Les solins doivent également être du même type de métal que les attaches qui les traversent afin d'éviter la corrosion galvanique. Le cuivre et l'acier inoxydable sont les métaux les plus durables pour les solins. L'acier galvanisé, conformément à la norme ASTM A653, désignation G185, peut également être utilisé comme solin.

Autres fixations, connecteurs ou quincaillerie recommandés par le fabricant

Il peut exister d'autres produits tels que des revêtements en polymère ou en céramique pour les fixations, ou des solins en vinyle ou en plastique qui conviennent aux produits en bois traité. Consulter le fabricant des fixations, des connecteurs ou des solins pour connaître les recommandations relatives à l'utilisation de ses produits avec le bois traité.

Recommandations actuelles pour le séchage et le conditionnement du bois traité avant la construction.

Le bois traité avec des produits de préservation à base de cuivre doit être au moins séché en surface à l'usine de traitement, dans le magasin ou sur le chantier avant la fixation des attaches, des connecteurs, des solins ou d'autres éléments de quincaillerie. Il convient d'utiliser un humidimètre calibré pour le bois traité avec des produits de préservation afin de vérifier que la teneur en humidité du bois se situe dans une fourchette similaire à celle du bois de construction non traité (c.-à-d. entre 12 et 18%), faute de quoi le bois traité peut subir des fissures et des déformations liées au retrait similaires à celles du bois non traité mal conditionné.

L'industrie canadienne de la préservation

Le Canada possède une industrie de préservation du bois depuis plus de 100 ans. Le Canada est, à égalité avec le Royaume-Uni, le deuxième producteur mondial de bois traité (les États-Unis sont largement en tête). En 1999, l'année la plus récente pour laquelle nous disposons de données, le Canada a produit 3,5 millions de mètres cubes de bois traité. Il existe environ 60 usines de traitement au Canada.

Comme la plupart des autres pays industrialisés, le Canada a développé une industrie de préservation du bois utilisant la créosote, d'abord pour les chemins de fer (les traverses qui maintiennent les rails), puis pour les services publics (les poteaux électriques). La production de créosote a commencé à décliner dans les années 1950 et, dans les années 1970, elle a été quelque peu remplacée par le pentachlorophénol pour ces utilisations traditionnelles. Aujourd'hui, ces produits de préservation à base de pétrole ne représentent plus que 17% de la production canadienne de bois traité.

Le reste de la production, soit 83%, utilise des produits de préservation à base d'eau tels que le CCA, l'ACQ, le CA et le MCA. L'industrie a commencé à se tourner vers les produits à base d'eau dans les années 1970, lorsque l'intérêt des consommateurs pour les terrasses et autres structures extérieures résidentielles s'est accru de façon spectaculaire. Pendant de nombreuses années, le CCA a été de loin le principal produit de préservation pour les applications résidentielles et industrielles.

En 2004, la réglementation relative à l'ACC a été modifiée de telle sorte que l'ACC n'est plus disponible pour de nombreuses applications résidentielles. Par la suite, les entreprises de traitement canadiennes ont transféré environ 80% de leur production antérieure d'ACC vers l'ACQ, l'AC ou le MCA.

La majeure partie du bois traité au Canada est utilisée sur le territoire national ; le Canada n'exporte que 10% de sa production. Le Canada dispose de ses propres normes de préservation du bois, soutient plusieurs organisations techniques et commerciales et conserve une position de leader dans certains domaines de la recherche sur la préservation du bois. L'industrie s'est surtout attachée à répondre aux réglementations de plus en plus strictes en matière de santé et de protection de l'environnement.


Plus d'informations

Pour plus d'informations sur les fixations :

MiTek www.mitek.ca

Simpson Strong Tie

Association internationale des agrafes, clous et outils

http://www.isanta.org/

Liens vers les fournisseurs de conservateurs

https://woodpreservation.ca

http://www.goodfellowinc.com/

http://www.uspconnectors.com/  

http://www.strongtie.com/ 

http://www.isanta.org/ 

 

Traitabilité

Traitabilité des principaux résineux d'Amérique du Nord

Certains bois sont plus faciles à traiter que d'autres. La structure particulière des cellules d'un morceau de bois donné détermine la perméabilité du bois aux produits chimiques. Ce tableau décrit la perméabilité des bois tendres couramment utilisés en Amérique du Nord. Les indices de perméabilité sont les suivants :

1 - Perméable
2 - Modérément imperméable
3 - Imperméable
4 - Extrêmement imperméable

Arbre Perméabilité Perméabilité Prédominant dans l'arbre
  Aubier Bois de cœur  
Sapin de Douglas 2 4 Bois de cœur 
Pruche occidentale 2 3 Bois de cœur
Pruche orientale 2 4 Bois de cœur
Épicéa blanc 2 3-4 Bois de cœur
Épicéa d'Engelmann 2 3-4 Bois de cœur
Épicéa noir 2 4 Bois de cœur
Épicéa rouge 2 4 Bois de cœur
Épicéa de Sitka 2 3 Bois de cœur
Pin tordu 1 3-4 Bois de cœur
Pin gris 1 3 Bois de cœur
Pin rouge 1 3 Aubier
Pin du Sud 1 3 Aubier
Pin ponderosa 1 3 Aubier
Sapin Amabilis (sapin argenté du Pacifique) 2 2-3 Bois de cœur
Sapin des Alpes 2 3 Bois de cœur
Sapin baumier 2 4 Bois de cœur
Cèdre rouge occidental 2 3-4 Bois de cœur
Cèdre blanc de l'Est 2 3-4 Bois de cœur
Cyprès jaune 1 3 Bois de cœur
Ouest S-P-F 2 3-4 Bois de cœur
Est S-P-F 2 4 Bois de cœur
Hémérocalle 2 3 Bois de cœur
Mélèze occidental 2 4 Bois de cœur
Mélèze 2 4 Bois de cœur

Incision

Il est possible d'améliorer la pénétration du produit de conservation dans le bois imperméable en pratiquant de petites entailles dans le bois. Une série de petites fentes peu profondes sont pratiquées dans le bois à l'aide d'une machine à inciser. Il s'agit d'un moyen efficace d'augmenter la capacité de traitement des pièces de bois qui sont principalement constituées de bois de cœur. Les essences dont la perméabilité du bois de cœur est supérieure à 3 nécessitent une incision à haute densité (plus de 7 500 incisions par mètre carré). L'incision réduit la résistance du bois d'œuvre et cet effet doit être pris en compte dans les calculs d'ingénierie.

Séchage pour maximiser l'efficacité du traitement

À moins que l'acheteur puisse être assuré que le bois à traiter sera séché à l'air jusqu'à un taux d'humidité inférieur à 30%, il est fortement recommandé de spécifier le bois KD pour le traitement de préservation. Le problème du traitement du bois qui n'est pas séché au four est que les aspects pratiques de la production et de la livraison risquent d'entraîner une mauvaise qualité du produit. La durabilité du bois d'œuvre canadien traité repose sur l'existence d'une enveloppe de traitement de préservation qui empêche les champignons de pourriture du bois d'accéder à l'âme non traitée. Si l'enveloppe traitée ne parvient pas à empêcher la pénétration par les trous ou l'abrasion, ou si le champignon de pourriture du bois se trouve déjà dans l'âme non traitée, il peut en résulter une défaillance prématurée. Le traitement du bois vert comporte quatre grands écueils : aubier saturé, bois gelé, développement de chancres et infection avant traitement.

Aubier saturé

Pour que le produit de préservation pénètre dans les cellules du bois, celles-ci doivent être vides d'eau, c'est-à-dire que le taux d'humidité du bois doit être inférieur à 30%. Dans le bois vert, les cellules de l'aubier peuvent être trop pleines de sève pour accepter un produit de conservation. L'aubier est la partie la plus sensible à la pourriture et celle qui a le plus besoin de la pénétration du conservateur. Le séchage partiel à l'air ou au four jusqu'à un taux d'humidité compris entre 20 et 30% est idéal, mais il est rare que l'on dispose du temps ou des conditions nécessaires pour le faire. L'achat de matériel KD commercial (maximum 20%) est normalement la seule option pour s'assurer que l'aubier acceptera le traitement.

Bois congelé

La grande majorité de la production est traitée au cours de l'hiver afin de préparer la saison de construction extérieure du printemps et de l'été. À l'exception de la côte de la Colombie-Britannique, la plupart des régions du Canada auront à faire face à du bois gelé à cette époque. De nombreuses usines de traitement n'ont pas de séchoir, et les matériaux sont donc traités dans l'état où ils sont livrés à l'usine. Les agents de conservation ne pénètrent pas dans la glace tant qu'elle n'est pas complètement dégelée. Cela se produit généralement au contact de la solution de traitement. Le bois vert congelé contient beaucoup de glace et il n'y a pas assez de temps pour qu'elle dégèle au cours des cycles de traitement commerciaux habituels. L'humidité résiduelle (12 - 20%) du bois d'œuvre séché au four se trouve dans les parois cellulaires et n'empêche pas la pénétration du produit de préservation, même s'il est gelé.

Vérifier le développement

Les germes ne se développent que lorsque le taux d'humidité du bois descend en dessous d'environ 28%. Si le bois est traité à l'état vert et qu'il sèche ensuite, les fissures pénètrent dans la zone traitée et exposent le cœur non traité. Si le bois est séché au four jusqu'à ce qu'il atteigne le taux d'humidité en service, généralement autour de 16% en exposition extérieure, les fissures seront largement développées avant le traitement. Cela signifie que les fissures seront doublées d'une zone traitée et que l'enveloppe du traitement restera intacte.

Infection avant traitement

Un problème moins important que les trois précédents, mais tout de même préoccupant, est la possibilité de survie, au cours du processus de fabrication, de champignons de pourriture du bois qui ont pu s'infecter au cours des étapes de stockage des arbres, des grumes ou du bois d'œuvre. Dans le pire des cas, cela ne s'applique qu'à 10% ou moins de pièces. Néanmoins, nous avons vu des exemples où le traitement du bois vert sans application de chaleur (60°C ou plus) n'a pas réussi à tuer les champignons de pourriture du bois déjà présents dans le produit, ce qui a conduit à une défaillance prématurée en service. Ce phénomène peut se produire en l'espace de quatre ans seulement. Le traitement CCA est un processus froid, mais la plupart des programmes de séchage au four tuent tous les champignons de pourriture du bois.

La résilience

Les professionnels de la conception et de la construction choisissent de plus en plus des matériaux, des techniques de conception et des procédures de construction qui améliorent la capacité d'une structure à résister et à se remettre d'événements extrêmes tels que des pluies, des neiges et des vents intenses, des ouragans, des tremblements de terre et des incendies de forêt. Par conséquent, la spécification de matériaux et de détails de conception robustes, et la construction de bâtiments flexibles et facilement réparables deviennent des critères de conception importants.

La résilience est la capacité de se préparer et de planifier, d'absorber, de récupérer et de s'adapter avec plus de succès à des événements défavorables. Pour un bâtiment, cela signifie qu'il doit être conçu pour résister à des situations défavorables telles que les inondations et les vents violents et s'en remettre rapidement, avec un niveau de fonctionnalité acceptable. Une structure construite pour résister à de telles catastrophes naturelles avec un minimum de dégâts est plus facile à réparer et peut contribuer au développement durable. Concevoir pour la résilience peut contribuer à minimiser les risques humains, à réduire les déchets de matériaux et à diminuer les coûts de restauration.

En raison de l'évolution des conditions météorologiques due au changement climatique, l'adaptation et la conception de la résilience suscitent un intérêt croissant. L'augmentation des températures peut accroître les risques d'événements météorologiques extrêmes, notamment de graves vagues de chaleur et des changements régionaux en matière d'inondations, de sécheresses et de risques d'incendies de forêt plus importants. Les ouragans sont plus intenses et plus fréquents, et les précipitations se présentent souvent sous la forme d'événements intenses d'une seule journée. Les températures hivernales plus chaudes provoquent l'évaporation de l'eau dans l'air et, si la température est encore inférieure au point de congélation, cela peut entraîner des chutes de neige, de grésil ou de pluie verglaçante d'une intensité inhabituelle, même les années où les chutes de neige sont inférieures à la moyenne.

Un bâtiment résilient est capable de faire face à des changements tels qu'une charge de neige plus importante, des fluctuations de température plus importantes, des vents et des pluies plus extrêmes. Les bâtiments en bois existants peuvent être facilement adaptés ou modernisés s'il est nécessaire d'augmenter la charge de vent ou de neige. Les bâtiments en bois correctement conçus et construits fonctionnent bien dans tous les types de climats, même les plus humides. Le bois tolère une humidité élevée et peut absorber ou libérer de la vapeur d'eau sans compromettre l'intégrité de la structure.

Dans certaines régions, le changement climatique est considéré comme contribuant à des saisons de feux de forêt de plus en plus complexes, ce qui se traduit par un risque accru de feux de forêt extrêmes. Certaines réglementations relatives aux incendies de forêt ciblent des caractéristiques de construction spécifiques dans les zones d'interface entre la forêt et la ville, telles que les terrasses extérieures, les couvertures de toit et les bardages. Un certain nombre de produits du bois répondent à ces réglementations pour diverses applications, notamment les éléments en bois lourd, le bois traité ignifuge et certaines essences de bois qui présentent un faible indice de propagation de la flamme (inférieur à 75).

 

Pour plus d'informations, consultez les ressources suivantes :

Conception résiliente et adaptative à l'aide du bois (Conseil canadien du bois)

Conseil américain du bois

Institut américain des architectes

Traitement correctif

Étant donné que le traitement correctif est destiné à résoudre un problème connu d'insectes ou de pourriture, la première chose à faire est d'étudier l'étendue du problème et, si nécessaire, de fournir un soutien structurel temporaire. La phase d'investigation doit également permettre d'identifier les facteurs de causalité afin de les éliminer, dans la mesure du possible. Au cours de l'enquête, les parties du bois qui ont perdu de leur résistance peuvent également être enlevées. Il faut savoir qu'un champignon de pourriture du bois peut avoir pénétré bien au-delà des limites du bois visiblement pourri. Étant donné que la détérioration est en cours, une réponse rapide est normalement requise. Cela signifie que lorsque le bois détérioré et infecté ne peut pas être enlevé et remplacé par du bois sain, le traitement correctif doit être capable de pénétrer rapidement dans le bois et de tuer les champignons ou les insectes.

Solides

Comme les solides mettent du temps à se dissoudre et à se déplacer, ils sont généralement complétés par des traitements liquides pour une éradication plus rapide du champignon ou de l'insecte responsable de la carie. Les tiges de borate et de cuivre/borate sont la seule méthode de traitement solide à la disposition du propriétaire.

Liquides, pâtes et gels

Les liquides, les pâtes et les gels agissent rapidement car ils n'ont pas besoin de se réhydrater ou de se dissoudre pour commencer à agir. Étant donné que tout le bois visiblement pourri doit être éliminé dans la mesure du possible, ces traitements sont souvent utilisés en premier lieu pour tuer et contenir toute infection résiduelle laissée par inadvertance. Les applications au pinceau ou par pulvérisation sont tout à fait appropriées à cet usage. Les gels sont couramment appliqués sur les fissures de peinture dans les joints de fenêtres et sur le bas des cadres de portes, des endroits où l'humidité peut pénétrer dans le bois. Lorsque du bois pourri est présent à l'intérieur des poteaux et des poutres et ne peut être enlevé, les liquides, les pâtes ou les gels doivent être insérés profondément dans le bois pour une action rapide.

Fumigants

Les gaz se déplacent le plus rapidement et ont donc une action éradiquante plus rapide.

Prétraitement de la surface

Application liquide : Traitement par diffusion par immersion du bois vert (humide)

Le traitement par trempage-diffusion consiste à immerger le bois fraîchement coupé, encore humide, dans une solution concentrée de produit de préservation. Le conservateur peut être épaissi pour augmenter la quantité de solution retenue à la surface. Le bois est empilé, couvert et stocké pendant plusieurs semaines pour permettre au produit de se diffuser en profondeur dans le bois. En Nouvelle-Zélande, le bois de charpente est traité aux borates selon ce procédé depuis les années 1950. La diffusion par immersion fonctionne bien avec les essences de bois qui sont principalement constituées d'aubier ou dont le bois de cœur est humide. Le rapport entre la surface et le volume, la quantité de solution retenue à la surface et la solubilité du produit de préservation limitent la quantité de produit chimique qui peut être diffusée en profondeur dans le bois par ce procédé. Par exemple, une charge d'acide borique de 0,5% en poids de bois, suffisante pour prévenir la pourriture et les attaques de coléoptères, peut être appliquée à du bois de construction nominal de 2 pouces à l'aide de ce procédé. Cependant, une charge d'acide borique de 2,0% en poids, suffisante pour prévenir les attaques des termites de Formose, ne peut être atteinte sans de multiples trempages et des mois de stockage.

Application liquide : Traitement par pulvérisation de l'encadrement

Comme ce type de traitement est généralement effectué pendant la phase de construction, il peut être appliqué à l'ensemble de la structure ou à des parties sélectionnées de la structure susceptibles d'être menacées par la pourriture fongique ou les attaques d'insectes. Les solides et les fumigants ne sont pas appropriés pour ces applications, et les seules formulations largement utilisées sont à base de borates. Comme le bois est sec à ce stade et que les borates ont besoin d'humidité pour se diffuser, il est utile que ces traitements soient formulés de manière à améliorer la pénétration dans le bois sec. On y parvient généralement en ajoutant des glycols. Néanmoins, on ne peut pas s'attendre à ce que la pénétration initiale du conservateur soit aussi bonne que celle obtenue par un processus de traitement sous pression. Les applications de borate par pulvérisation deviennent populaires dans certaines régions des États-Unis dans le cadre des systèmes de gestion des termites. En règle générale, des traitements superficiels sont utilisés dans toute la maison pour protéger contre les termites de bois sec et les coléoptères xylophages. Ces traitements remplacent les fumigations régulières. Pour la protection contre les termites souterrains, des borates de glycol concentrés peuvent être appliqués sur les deux pieds inférieurs de tout le bois en contact avec la dalle ou, pour la construction d'un vide sanitaire, sur les deux pieds supérieurs et vers l'intérieur de la fondation. Cela remplace une barrière de sol.

Application de la brosse

Les applications de la brosse pour le prétraitement de surface se limitent essentiellement aux produits de préservation pour le bois traité sous pression et au traitement des structures par les propriétaires, dont la durée de vie est vraisemblablement limitée. Le naphténate de cuivre fonctionne bien en surface ou en contact avec le sol, mais sa couleur vert foncé (qui vire au brun au bout d'un an environ) n'est pas très attrayante. Le naphténate de zinc est incolore et peut être teinté à volonté, mais il ne fonctionne pas aussi bien en contact avec le sol. Les borates sont généralement utilisés pour les coupes de terrain sur les seuils intérieurs. En outre, des mélanges borate/glycol sont disponibles pour un usage domestique.

Décroissance

Le bois est biodégradable - c'est une caractéristique que nous considérons normalement comme l'un des avantages du choix de matériaux naturels. Il existe des organismes capables de décomposer le bois en ses produits chimiques de base, de sorte que les troncs tombés dans la forêt peuvent contribuer à la croissance de la prochaine génération de vie. Ce processus, essentiel dans la forêt, doit être évité lorsque nous utilisons le bois dans les bâtiments.

Une variété de champignons, d'insectes et de foreurs marins ont la capacité de décomposer les polymères complexes qui constituent la structure du bois. Au Canada, les champignons constituent un problème plus grave que les insectes. Les champignons qui vivent dans le bois peuvent être classés en trois catégories : les moisissures, les taches, les pourritures molles et les basidiomycètes qui pourrissent le bois. Les moisissures et les taches peuvent décolorer le bois, mais elles n'endommagent pas la structure du bois de manière significative. Les champignons de pourriture molle et les basidiomycètes pourrissant le bois peuvent entraîner une perte de résistance du bois, les basidiomycètes étant responsables des problèmes de pourriture dans les bâtiments. En ce qui concerne les insectes, les fourmis charpentières ne causent des problèmes que dans le bois pourri, et l'activité importante des termites souterrains se limite à quelques régions du sud du Canada. En revanche, d'autres régions du monde sont confrontées à de graves problèmes de termites.

Une bûche en décomposition Le bois pourri est le résultat d'une série d'événements dont une séquence de colonisation fongique. Les spores de ces champignons sont omniprésentes dans l'air pendant une grande partie de l'année. Les champignons qui pourrissent le bois ont besoin de bois comme source de nourriture, d'une température stable, d'oxygène et d'eau. L'eau est normalement le seul de ces facteurs que nous pouvons facilement gérer. Cela peut être rendu plus difficile par certains champignons, qui peuvent transporter de l'eau dans du bois par ailleurs sec. Il peut également être difficile de contrôler l'humidité une fois que la décomposition a commencé, car les champignons produisent de l'eau dans le cadre du processus de décomposition.

La partie extérieure de cette grume est attaquée par un champignon de pourriture. Notez que les dégâts sont retenus à la limite entre le bois de cœur et l'aubier. Pour comprendre pourquoi, cliquez ici pour en savoir plus sur la durabilité naturelle.

 

Plus d'informations

Décroissance

Cliquez ici pour un article de 26 pages sur la biodétérioration, avec illustrations et bibliographie.

Pour obtenir des réponses aux questions les plus courantes sur la décroissance, consultez la page Page FAQ

Termites

Les termites, parfois appelés "fourmis blanches", sont des insectes sociaux, plus proches des cafards que des fourmis. Ils se distinguent des fourmis par l'absence d'une taille étroite sur le corps et par leur couleur typiquement blanche. Sous la loupe, les antennes des termites sont droites alors que celles des fourmis ont un coude. Les termites reproducteurs volants (alates) se distinguent des fourmis volantes par la taille égale de leurs quatre ailes. Trois types de termites peuvent être distingués en fonction de leurs besoins en humidité :

  • Les termites de bois humide
  • Termites de bois sec
  • Les termites souterrains

Termites

Les termites de bois humide sont particulièrement répandus sur la côte de la Colombie-Britannique et dans le nord-ouest du Pacifique aux États-Unis. Ils s'attaquent uniquement aux arbres en décomposition dans les écosystèmes forestiers et contribuent à les décomposer physiquement. Ils sont rarement un problème dans les bâtiments.

Termites2

En revanche, les termites de bois sec représentent un danger important pour les infrastructures en bois exposées et accessibles, car ils n'ont pas besoin d'une source d'humidité importante, et les couples accouplés peuvent voler dans les bâtiments et créer un nid dans le bois sec. Par conséquent, les mesures de contrôle visant à séparer le bois du sol ou de l'humidité sont inefficaces. Sur le continent nord-américain, les termites de bois sec ne se rencontrent qu'à partir de l'extrême sud des États-Unis jusqu'au Mexique.

Les termites souterrains ont besoin d'une source fiable d'humidité, normalement le sol, mais ils ont la capacité de transporter leurs besoins en humidité dans le bois sec des bâtiments. Bien que des nids satellites puissent se trouver dans les bâtiments, leurs principaux nids se trouvent normalement dans le sol ou dans le bois en contact avec le sol. Les termites souterrains construisent des tubes-abris (tunnels) caractéristiques composés de boue, de fragments de bois et de sécrétions corporelles, qui leur permettent de passer du sol au bois en surface sans être exposés à l'air sec ou aux prédateurs. Ces tubes-abris peuvent s'étendre sur plusieurs mètres au-dessus de substrats inertes, tels que les murs de fondation en béton. Les termites peuvent également passer à travers des fissures dans le béton d'une épaisseur de 1,5 mm. Dans le groupe des termites souterrains, une espèce particulière : le termite de Formose (Coptotermes formosanus Shiraki), est la plus problématique pour les infrastructures en bois. Bien que les individus soient plus petits que les espèces mentionnées ci-dessus, les colonies de termites de Formose peuvent être neuf fois plus agressives en termes de consommation de bois. Cette espèce est particulièrement problématique dans certaines régions du sud-est des États-Unis, notamment en Floride, où elle a été introduite après la Seconde Guerre mondiale. Il est peu probable qu'elle se propage au nord du Canada, bien que le Canada possède d'autres espèces de termites souterrains moins agressives. Les termites souterrains constituent le groupe le plus important sur le plan économique dans le monde.

Plus d'informations

Cliquez ici pour obtenir une carte des termites au Canada.

Cliquez ici pour obtenir une carte des termites dans le sud-ouest de l'Ontario.

Cliquez ici pour obtenir une carte des termites en Colombie-Britannique. 

 

Sources d'information complémentaires sur les termites

Centre agricole de l'université d'État de Louisiane

Ville de Guelph

Municipalité de Kincardine

 

Lutte contre les termites

Heureusement pour le Canada, la majeure partie du pays se trouve au nord de la limite des termites sur le continent nord-américain. Cependant, comme les termites et les humains préfèrent les régions chaudes du pays, 20% de la population canadienne vit dans des régions où les termites sont présentes. Les longs hivers limitent l'activité des termites dans la nature, mais la chaleur de nos bâtiments semble favoriser l'apparition de problèmes plus graves en milieu urbain. Les dégâts causés par le termite souterrain de l'Est (Reticulitermes flavipes Kollar) ont atteint des niveaux économiquement importants dans des zones de Toronto et d'autres villes du sud de l'Ontario. Il semblerait que le termite souterrain occidental (Reticulitermes hesperus Banks) soit à l'origine de dégâts importants dans la région de l'Okanagan, en Colombie-Britannique.

Les termites constituent une menace beaucoup plus sérieuse sur bon nombre de nos marchés d'exportation tels que le sud-est des États-Unis, le Japon et l'Asie du Sud-Est. Bien que les mesures de lutte contre les termites adaptées à chaque région soient spécifiées dans les codes de construction locaux et régionaux, une vue d'ensemble de ces mesures peut être utile aux distributeurs canadiens de produits du bois et de maisons préfabriquées. Les mesures de lutte contre les termites peuvent être regroupées en six catégories :

  1. Suppression
  2. Gestion du site
  3. Barrière de terre
  4. Détails de la dalle/de la fondation
  5. Durabilité structurelle
  6. Surveillance et assainissement

Cliquez ici pour plus de détails sur les 6 stratégies

Plus d'informations
Lutte contre les termites

 

Lutte contre les termites et bâtiments à ossature bois- Bulletin illustré de 11 pages de la CWC, couvrant plus en détail la stratégie intégrée en 6 points discutée. Inclut des photos de produits de lutte contre les termites.

Lutte intégrée contre les termites souterrains : L'approche 6S. Ce document de 20 pages de Forintek présente et examine en détail la stratégie intégrée en 6 points. Il comprend des conseils très spécifiques en matière de conception et d'entretien.
Carte des termites en Amérique du Nord
Lutte contre les termites

 

Lutte contre les termites - fiche d'information très courte et très simple de Forintek.

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