Au début des années 1900, les constructions en bois à ossature légère et en bois lourd, d'une hauteur pouvant atteindre dix étages, étaient monnaie courante dans les grandes villes du Canada. La longévité et l'attrait continu de ces types de bâtiments sont évidents dans le fait que beaucoup d'entre eux sont encore utilisés aujourd'hui. Au cours de la dernière décennie, on a assisté à un renouveau de l'utilisation du bois pour les bâtiments plus hauts au Canada, y compris les constructions en bois à ossature légère de taille moyenne, jusqu'à six étages de hauteur.
Les constructions en bois à ossature légère de moyenne hauteur ne se résument pas à une simple ossature de 2×4 et à des panneaux de revêtement en bois. Les progrès de la science du bois et de la technologie du bâtiment ont permis de mettre au point des produits et des systèmes de construction plus solides, plus sûrs et plus sophistiqués, qui élargissent les possibilités de la construction en bois et offrent davantage de choix aux constructeurs et aux concepteurs. Les constructions modernes en bois à ossature légère de moyenne hauteur intègrent des solutions sûres qui ont fait l'objet de recherches approfondies. La conception technique et la technologie qui ont été développées et mises sur le marché positionnent le Canada comme un leader dans l'industrie de la construction à ossature bois de moyenne hauteur.
En 2009, grâce à ses codes de construction provinciaux, la Colombie-Britannique est devenue la première province canadienne à autoriser la construction d'immeubles de moyenne hauteur en bois. Depuis cette modification du code du bâtiment de la Colombie-Britannique (BCBC), qui a fait passer de quatre à six étages la hauteur autorisée pour les immeubles résidentiels à ossature en bois, plus de 300 de ces structures ont été achevées ou sont en cours de réalisation en Colombie-Britannique. En 2013 et 2015, le Québec, l'Ontario et l'Alberta, respectivement, ont également décidé d'autoriser la construction de bâtiments à ossature en bois de hauteur moyenne jusqu'à six étages. Ces changements réglementaires indiquent que le marché a clairement confiance dans ce type de construction.
Des preuves scientifiques et des recherches indépendantes ont montré que les bâtiments à ossature bois de moyenne hauteur peuvent répondre aux exigences de performance en matière d'intégrité structurelle, de sécurité incendie et de sécurité des personnes. Ces preuves ont également contribué à l'ajout de nouvelles dispositions normatives pour la construction en bois, et ont ouvert la voie à de futurs changements qui incluront davantage d'utilisations autorisées et, à terme, de plus grandes hauteurs autorisées pour les bâtiments en bois. À la suite de ces recherches et de la mise en œuvre réussie de nombreux bâtiments résidentiels de moyenne hauteur à ossature en bois, principalement en Colombie-Britannique et en Ontario, la Commission canadienne des codes du bâtiment et de prévention des incendies (CCCBPI) a approuvé des modifications similaires aux codes modèles nationaux de construction. L'édition 2015 du Code national du bâtiment du Canada (CNB) autorise la construction de bâtiments résidentiels, commerciaux et de services personnels de six étages à l'aide de matériaux de construction combustibles traditionnels. Les modifications apportées au CNB tiennent compte des progrès réalisés dans le domaine des produits du bois et des systèmes de construction, ainsi que des systèmes de détection, d'extinction et de confinement des incendies.
En ce qui concerne les bâtiments de moyenne hauteur à ossature en bois, plusieurs changements apportés au CNB 2015 visent à réduire davantage les risques posés par les incendies :
l'utilisation accrue de gicleurs automatiques dans les zones dissimulées des bâtiments résidentiels ;
l'utilisation accrue d'extincteurs automatiques sur les balcons ;
l'augmentation de l'approvisionnement en eau pour la lutte contre les incendies ; et
90 % de bardage extérieur incombustible ou à combustion limitée à tous les étages.
La plupart des immeubles de moyenne hauteur à ossature bois sont situés au cœur des petites municipalités et dans les banlieues proches des plus grandes, ce qui offre des avantages économiques et de durabilité. La construction d'immeubles de moyenne hauteur à ossature bois soutient les objectifs de nombreuses municipalités : densification, logements abordables pour répondre à la croissance de la population, durabilité de l'environnement bâti et résilience des communautés.
Nombre de ces bâtiments ont été construits en bois à ossature légère dès le départ, avec une structure à ossature bois de cinq ou six étages construite sur une dalle de béton au sol ou sur un garage de stationnement en sous-sol en béton ; d'autres ont été construits au-dessus d'un ou deux étages de locaux commerciaux incombustibles.
Les bâtiments en bois de moyenne hauteur sont intrinsèquement plus complexes et impliquent l'adaptation des détails structurels et architecturaux qui répondent aux critères de conception structurels, acoustiques, thermiques et de résistance au feu. Plusieurs aspects clés de la conception et de la construction deviennent plus critiques dans cette nouvelle génération de bâtiments en bois de moyenne hauteur :
un risque accru de retrait cumulatif et de mouvement différentiel entre les différents types de matériaux, en raison de l'augmentation de la hauteur des bâtiments ;
l'augmentation des charges permanentes, vivantes, éoliennes et sismiques qui sont la conséquence d'une plus grande hauteur des bâtiments ;
exigences relatives à la disposition des murs de cisaillement continus et empilés ;
l'augmentation du degré de résistance au feu des séparations coupe-feu, comme l'exigent les bâtiments de plus grande hauteur et de plus grande superficie ;
les indices de transmission du son, tels qu'ils sont exigés pour les bâtiments à usage d'habitation multifamiliale, ainsi que pour d'autres usages ;
le risque d'une exposition plus longue aux éléments pendant la construction ;
l'atténuation des risques liés aux incendies pendant la construction ; et
la modification de la séquence et de la coordination de la construction, résultant de l'utilisation de technologies et de processus de préfabrication.
Il existe de nombreuses approches et solutions alternatives à ces nouvelles considérations de conception et de construction associées aux systèmes de construction en bois de moyenne hauteur. Les publications de référence produites par le Conseil canadien du bois fournissent une discussion plus détaillée, des études de cas et des détails sur les techniques de conception et de construction des immeubles de moyenne hauteur.
Pour plus d'informations, consultez les ressources suivantes :
Guide des meilleures pratiques pour les immeubles de moyenne hauteur (Conseil canadien du bois)
Guide de référence 2015 : Construction en bois de moyenne hauteur dans le Code du bâtiment de l'Ontario (Conseil canadien du bois)
Mid-Rise 2.0 - Innovative Approaches to Mid-Rise Wood Frame Construction (Conseil canadien du bois)
Mid-Rise Construction in British Columbia (Conseil canadien du bois)
Code national du bâtiment du Canada
Manuel de conception du bois (Conseil canadien du bois)
CSA O86 Conception technique en bois
Le bois pour les constructions de moyenne hauteur (Bois ÇA MARCHE ! Atlantique)
Sécurité incendie et sûreté : Note technique sur la sécurité incendie sur les chantiers de construction en Colombie-Britannique et en Ontario (Conseil canadien du bois)
La construction d'immeubles de moyenne et grande hauteur en bois est-elle un phénomène nouveau ?
La construction à ossature en bois et en bois lourd (jusqu'à dix étages) était la norme au début des années 1900, et beaucoup de ces bâtiments existent encore et sont utilisés dans de nombreuses villes canadiennes.
Au cours des dix dernières années, l'utilisation du bois pour les bâtiments de moyenne hauteur (jusqu'à six étages) et les bâtiments de grande hauteur a connu un regain d'intérêt. Rien qu'en Colombie-Britannique, en décembre 2013, il y avait plus de 250 bâtiments de cinq et six étages en phase de conception ou de construction, construits à partir de produits du bois.
Pourquoi des propositions de modification du code ?
Cette modification du code de la construction de 2015 ne vise pas à favoriser le bois par rapport à d'autres matériaux de construction ; il s'agit de reconnaître, par le biais d'un processus de codification très approfondi, que l'innovation scientifique dans les produits du bois et les systèmes de construction peut conduire et conduira à un plus grand nombre de choix pour les constructeurs et les occupants.
Ces bâtiments sont-ils sûrs ?
Quel que soit le matériau de construction utilisé, rien ne peut être construit s'il n'est pas conforme au code. Les immeubles de moyenne hauteur à ossature bois reflètent une nouvelle norme d'ingénierie dans la mesure où les problèmes structurels, sismiques et d'incendie ont tous été pris en compte par les comités d'experts de la Commission canadienne des codes du bâtiment et de prévention des incendies. Par exemple, en ce qui concerne les préoccupations des pompiers, les espaces cachés et les balcons sont davantage protégés par des gicleurs, l'approvisionnement en eau pour la protection contre l'incendie est plus important, des restrictions sont imposées sur les types de revêtements utilisés et l'accès des pompiers est mieux pris en compte. En fin de compte, lorsqu'ils sont occupés, ces bâtiments répondent pleinement aux mêmes exigences du code de la construction que tout autre type de construction du point de vue de la santé, de la sécurité et de l'accessibilité.
Quelles sont les nouvelles dispositions proposées en matière de sécurité ?
Sécurité incendie :
Augmentation du niveau de protection contre les gicleurs et l'eau :
Plus d'espaces cachés sprinklés
Les balcons doivent être protégés par des gicleurs
Augmentation de l'approvisionnement en eau pour la protection contre les incendies
Revêtement mural extérieur incombustible ou à combustibles limités sur 5th et 6th étage
25% du périmètre doit donner sur une rue (à moins de 15m de la rue) pour l'accès des pompiers.
Dispositions relatives aux séismes et aux vents :
Similaire au code de la construction de la Colombie-Britannique
Guide (annexe) sur l'impact de l'augmentation des charges de pluie et de vent pour les bâtiments de 5 et 6 étages.
Acoustique :
Exigences relatives à la classe de transmission du son apparent (ASTC)
Soutenu par la science de FPInnovations, du CNRC et de nombreux autres organismes.
Le bois ne brûle-t-il pas ?
Aucun matériau de construction n'est imperméable aux effets du feu. Les modifications proposées au code vont au-delà des exigences minimales définies par le CNB. La santé, la sécurité, l'accessibilité, la protection contre les incendies et la protection structurelle des bâtiments restent les objectifs fondamentaux du CNB et de l'industrie du bois dans son ensemble.
Qu'en est-il de la sécurité sur les chantiers de construction ?
Le Conseil canadien du bois a développé un site de construction guides de sécurité incendie qui décrivent les meilleures pratiques et les mesures de sécurité à prendre pendant la phase de construction d'un bâtiment.
Les immeubles de moyenne hauteur à ossature bois sont-ils rentables ?
Dans la plupart des cas, oui. Les immeubles de moyenne hauteur à ossature bois constituent souvent une option de construction moins onéreuse pour les constructeurs. C'est une bonne nouvelle pour le Canada, où les terrains sont très chers. Les modifications recommandées du code national du bâtiment du Canada (CNB) permettraient de construire des bâtiments sûrs et conformes au code, ce qui ne serait pas possible autrement. L'avantage net de la réduction des coûts de construction est une plus grande accessibilité pour les acheteurs de maisons. En termes de nouvelles opportunités économiques, la possibilité d'aller de l'avant "maintenant" crée de nouveaux emplois dans le secteur de la construction dans les villes et soutient l'emploi dans les communautés forestières. Cela offre également des possibilités d'exportation accrues pour les produits du bois actuels et innovants, dont l'adoption au Canada sert d'exemple à d'autres pays.
Les professionnels de la conception et de la construction choisissent de plus en plus des matériaux, des techniques de conception et des procédures de construction qui améliorent la capacité d'une structure à résister et à se remettre d'événements extrêmes tels que des pluies, des neiges et des vents intenses, des ouragans, des tremblements de terre et des incendies de forêt. Par conséquent, la spécification de matériaux et de détails de conception robustes, et la construction de bâtiments flexibles et facilement réparables deviennent des critères de conception importants.
La résilience est la capacité de se préparer et de planifier, d'absorber, de récupérer et de s'adapter avec plus de succès à des événements défavorables. Pour un bâtiment, cela signifie qu'il doit être conçu pour résister à des situations défavorables telles que les inondations et les vents violents et s'en remettre rapidement, avec un niveau de fonctionnalité acceptable. Une structure construite pour résister à de telles catastrophes naturelles avec un minimum de dégâts est plus facile à réparer et peut contribuer au développement durable. Concevoir pour la résilience peut contribuer à minimiser les risques humains, à réduire les déchets de matériaux et à diminuer les coûts de restauration.
En raison de l'évolution des conditions météorologiques due au changement climatique, l'adaptation et la conception de la résilience suscitent un intérêt croissant. L'augmentation des températures peut accroître les risques d'événements météorologiques extrêmes, notamment de graves vagues de chaleur et des changements régionaux en matière d'inondations, de sécheresses et de risques d'incendies de forêt plus importants. Les ouragans sont plus intenses et plus fréquents, et les précipitations se présentent souvent sous la forme d'événements intenses d'une seule journée. Les températures hivernales plus chaudes provoquent l'évaporation de l'eau dans l'air et, si la température est encore inférieure au point de congélation, cela peut entraîner des chutes de neige, de grésil ou de pluie verglaçante d'une intensité inhabituelle, même les années où les chutes de neige sont inférieures à la moyenne.
Un bâtiment résilient est capable de faire face à des changements tels qu'une charge de neige plus importante, des fluctuations de température plus importantes, des vents et des pluies plus extrêmes. Les bâtiments en bois existants peuvent être facilement adaptés ou modernisés s'il est nécessaire d'augmenter la charge de vent ou de neige. Les bâtiments en bois correctement conçus et construits fonctionnent bien dans tous les types de climats, même les plus humides. Le bois tolère une humidité élevée et peut absorber ou libérer de la vapeur d'eau sans compromettre l'intégrité de la structure.
Dans certaines régions, le changement climatique est considéré comme contribuant à des saisons de feux de forêt de plus en plus complexes, ce qui se traduit par un risque accru de feux de forêt extrêmes. Certaines réglementations relatives aux incendies de forêt ciblent des caractéristiques de construction spécifiques dans les zones d'interface entre la forêt et la ville, telles que les terrasses extérieures, les couvertures de toit et les bardages. Un certain nombre de produits du bois répondent à ces réglementations pour diverses applications, notamment les éléments en bois lourd, le bois traité ignifuge et certaines essences de bois qui présentent un faible indice de propagation de la flamme (inférieur à 75).
Pour plus d'informations, consultez les ressources suivantes :
Conception résiliente et adaptative à l'aide du bois (Conseil canadien du bois)
Le bois d’échantillon est du bois massif scié d’une épaisseur inférieure à 89 mm (3 1/2 po). Le bois peut être désigné par sa taille nominale en pouces, ce qui équivaut à la taille réelle arrondie à un pouce près, ou par sa taille réelle en millimètres. Par exemple, une pièce de 38 × 89 mm (1 1/2 × 3 1/2 po) est désignée comme du bois de 2 × 4. Le bois surfacé-sec (S-Dry), séché à l’air ou au séchoir (étuve) à un taux d’humidité de 19 % ou moins, est très courant en épaisseur de 38 mm (1 1/2 po). Les épaisseurs de bois d’échantillon de 64 et 89 mm (2 1/2 et 3 1/2 po) sont généralement distribuées sous la forme du bois surfacé-vert (S-Grn), c’est-à-dire avec une teneur en humidité supérieure à 19 %.
La longueur maximum du bois d’échantillon sur le marché est d’environ 7 m (23 pi), mais elle varie d’une région à l’autre du pays.
Les utilisations prédominantes du bois d’échantillon en construction sont les charpentes de toit, les planchers, les contreventements verticaux et horizontaux et les murs porteurs. Le bois peut être utilisé directement comme matériau d’ossature ou pour fabriquer des produits d’ingénierie tels que les fermes et les poutres en I préfabriquées. Un bois d’échantillon spécial appelé bois pour lamellés est fabriqué exclusivement pour la production de lamellé-collé.
L'assurance de la qualité du bois d'œuvre canadien est assurée par un système complexe de normes de produits, de normes de conception technique et de codes de construction, impliquant une supervision du classement, un soutien technique et un cadre réglementaire.
Avantages de la conception du bois abouté
Le bois abouté est un produit d'ingénierie qui est recherché pour plusieurs raisons :
rectitude
stabilité dimensionnelle
l'interchangeabilité avec du bois non abouté
utilisation très efficace de la fibre de bois
Les avantages de ce produit en bois d'ingénierie en termes de conception et de performance sont sa rectitude et sa stabilité dimensionnelle. La rectitude et la stabilité dimensionnelle du bois abouté sont le résultat de la combinaison de pièces de bois courtes, au grain relativement droit et présentant moins de défauts naturels, pour former une pièce de bois plus longue. Le grain du bois abouté devient non uniforme et aléatoire lorsque de nombreuses pièces courtes sont assemblées. Le bois abouté est donc moins susceptible de se déformer que le bois de sciage massif. Le processus d'aboutage permet également de réduire ou d'éliminer les défauts qui réduisent la résistance, ce qui donne un produit structurel en bois dont les propriétés techniques sont moins variables que celles du bois de sciage massif. L'utilisation la plus courante du bois abouté est celle des montants dans les murs de cisaillement et les murs porteurs verticaux.
Le facteur le plus important pour les montants est la rectitude. Les montants assemblés par entures multiples resteront plus droits que les montants en bois de construction massif lorsqu'ils sont soumis à des changements de température et d'humidité. Cette caractéristique présente des avantages considérables pour le constructeur et le propriétaire, notamment une construction de qualité supérieure, l'élimination des sauts de clous dans les cloisons sèches et d'autres problèmes liés aux variations dimensionnelles. Cela fait également du bois abouté un candidat idéal pour les cloisons non porteuses utilisées dans des conditions de service à sec.
Le bois abouté est également couramment utilisé comme matériau de bride dans les poutrelles en I. Cette application exige que les fibres du bois et le joint collé résistent à des charges de tension à long terme lors de l'utilisation. Cette application du produit exige que les fibres du bois et le joint collé résistent à des charges de tension à long terme lors de l'utilisation. C'est pourquoi le bois abouté utilisé pour la fabrication de poutrelles en I doit être conforme aux exigences de la norme NLGA SPS 1. Les fabricants de poutrelles en I en bois appliquent des procédures supplémentaires d'évaluation de la qualité au cours de la production.
Types de bois aboutés
Le bois d'œuvre canadien abouté est fabriqué conformément à la norme SPS 1 de la NLGA, Bois de charpente abouté, à la norme SPS 3, Bois d'œuvre abouté à usage exclusif de poteaux verticaux, ou à la norme SPS 4, Bois d'œuvre abouté calibré à la machine. Dans presque tous les cas, le bois abouté fabriqué conformément aux exigences de la norme SPS 1 est interchangeable avec le bois de sciage massif de même essence, qualité et longueur, et peut être utilisé pour des applications porteuses horizontales ou verticales, telles que les solives, les chevrons, les colonnes et les poteaux muraux. Le bois abouté fabriqué selon la norme SPS 3 ne peut être utilisé qu'en tant qu'éléments verticaux en compression, par exemple les poteaux de mur, lorsque les composantes de flexion et de tension ne dépassent pas une courte durée, que la teneur en humidité du bois ne dépasse pas 19% et que la température ne dépasse pas 50 °C pendant une période prolongée. Le bois d'œuvre SPS 3 est fabriqué dans des sections allant jusqu'à 38 x 140 mm (2 x 6), dans des longueurs allant jusqu'à 3,66 m (12 ft). Le bois d'œuvre abouté fabriqué conformément à la norme SPS 4 peut être utilisé pour les brides de poutrelles en I en bois et les fermes raccordées à des plaques métalliques. Le bois abouté classé SPS 4 désigné comme "usage à sec uniquement" ne doit être utilisé que dans des applications où la teneur en humidité à l'équilibre du bois ne doit pas dépasser 19%. Le bois abouté est généralement produit à partir de bois dont la teneur en humidité ne dépasse pas 19% afin de faciliter la fabrication du joint et de répondre aux normes strictes de contrôle de la qualité. C'est pourquoi le bois abouté est presque toujours vendu comme "S-Dry".
Il existe plusieurs types d'adhésifs utilisés dans la fabrication du bois abouté. Les normes spéciales de produits (SPS) de la National Lumber Grades Authority (NLGA) décrivent les types d'adhésifs pouvant être utilisés dans les bois aboutés SPS 1, SPS 3 et SPS 4, ainsi que les normes d'essai auxquelles ces adhésifs doivent satisfaire. L'assemblage SPS 1, parfois appelé aboutage structural, utilise un adhésif phénol-résorcinol-formaldéhyde (PRF), similaire à celui utilisé dans les panneaux structuraux ou dans le bois lamellé-collé. Le SPS 3 utilise généralement un adhésif à base d'acétate de polyvinyle. Les adhésifs utilisés dans la fabrication du bois abouté SPS 3 ne conviennent pas à l'assemblage de bois mouillés, c'est pourquoi seul le bois "S-Dry" est utilisé afin de garantir un assemblage de qualité.
Les adhésifs utilisés dans les charpentes assemblées par entures multiples sont désignés comme adhésifs résistants à la chaleur (HRA) ou non résistants à la chaleur (Non-HRA). Pour être qualifié d'adhésif HRA, un adhésif doit être exposé à des températures élevées au cours d'un essai standard de résistance au feu d'un assemblage de poteaux porteurs assemblés par entures multiples, chargé à 100 % de la charge de conception admissible du mur. Tous les produits SPS 1 doivent être fabriqués avec des adhésifs HRA. Les produits SPS 3 peuvent être fabriqués avec des adhésifs HRA ou non HRA. Tous les produits SPS 4 doivent être fabriqués avec des adhésifs HRA.
Protocoles d'essais structuraux pour les bois assemblés par entures multiples
La résistance des aboutages est contrôlée en stipulant la qualité du bois qui doit être présent dans la zone de l'aboutage. Pour la majorité des bois aboutés, les segments entre les aboutages sont classés visuellement conformément aux règles de la NLGA pour la qualité de bois indiquée sur le timbre de qualité. Près des joints, des limites visuelles plus restrictives sont généralement imposées. Les propriétés structurelles sont confirmées par un programme complet d'assurance qualité avec vérification par une tierce partie indépendante. Des tests structurels quotidiens sont certifiés pour vérifier que le produit répond aux exigences du système nord-américain de classement du bois d'œuvre. Chaque pièce doit être composée d'essences du même groupe, et des tolérances strictes sont établies pour l'usinage des doigts, la qualité, le mélange et le durcissement de l'adhésif. Selon le type de bois abouté fabriqué, des essais de flexion sur chant et à plat et des essais de traction sont effectués sur chaque pièce pour s'assurer que l'assemblage peut répondre aux valeurs de conception technique du bois. Les exigences des essais du bois abouté sont sélectionnées pour permettre d'attribuer au bois abouté la même résistance et la même rigidité que le bois non abouté de la même qualité et de la même taille. Les méthodes d'essai (par exemple, essais de flexion ou de traction) et la charge d'essai cible (par exemple, résistance minimale et 5e centile de l'aboutage) pour les échantillons d'aboutages simples ne sont pas seulement liées à la taille, à la qualité et à l'essence à assembler, mais tiennent également compte de l'espacement moyen entre les aboutages. Les aboutages utilisés avec un espacement moyen des aboutages inférieur doivent atteindre un niveau de résistance du 5e centile plus élevé que les mêmes aboutages utilisés avec un espacement moyen des aboutages supérieur. Lors de la sélection des essais, seules certaines propriétés, telles que la résistance à la flexion, sont directement testées. D'autres caractéristiques sont établies par corrélation avec la propriété contrôlée, ou impliquées par la spécification imposée à l'adhésif (par exemple, la performance de la ligne de collage de l'adhésif). Pour plus d'informations sur la performance des adhésifs dans les bois aboutés dans les assemblages muraux résistants au feu, se référer au document suivant
Le bois abouté doit répondre aux mêmes exigences que celles énoncées dans les règles de classement du bois de sciage ordinaire. Les règles de classement ne considèrent pas que la présence d'aboutages réduise les propriétés de résistance. Le bois abouté doit également répondre à des normes de produit spéciales concernant les exigences de contrôle de la qualité pour la résistance et la durabilité des joints. Les normes spéciales SPS 1, SPS 3 et SPS 4 de la National Lumber Grades Authority (NLGA) au Canada ou le document Glued Products Procedures & Quality Control, C/QC 101.97 de la Western Wood Products Association (WWPA) sont des exemples de ces normes de produit. Tous les bois aboutés fabriqués conformément aux normes canadiennes de la NLGA portent une estampille indiquant - l'identification de l'essence ou de la combinaison d'essences - la désignation du séchage (S-Dry ou S-Green) - le symbole enregistré de l'organisme de classement - le grade - l'identification de l'usine - le type d'adhésif utilisé (HRA ou Non-HRA) - le numéro de la norme NLGA et la désignation SPS 1 CERT FGR JNT (joint à entures multiples certifié), ou SPS 3 CERT FGR JNT-VERT STUD USE ONLY (aboutage certifié pour utilisation verticale uniquement), ou SPS 4 CERT FGR JNT (aboutage certifié) Des informations supplémentaires sur le bois abouté SPS 1 et SPS 3 sont fournies dans le tableau 1 ci-dessous.
Désignation du timbre de grade
Fac-similé du timbre de grade
Normes de produits
Comparaison avec le bois non abouté
Utilisations autorisées
Adhésifs
Grades autorisés
Dimensions et longueurs
USAGE VERTICAL UNIQUEMENT - SPS 3 CERT FGR JNT
SPS 3 et C/QCl0l.97
Destinés à être utilisés comme montants muraux, limités à des charges normales de flexion et de tension à court terme.
Goujons porteurs, goujons non porteurs, conditions de service sèches uniquement
Typiquement l'acétate de polyvinyle, mais toute colle répondant aux normes.
Stud, Construction, Standard, No.1, No.2, No.3
2×2, 2×3, 2×4, 2×6, 8′ à 12′
JOINT STRUCTUREL - SPS 1 CERT FGR JNT
SPS 1 et C/QCl0l.97
Entièrement interchangeable avec des bois de même qualité et de même essence
Goujons porteurs et non porteurs, chevêtres, linteaux, poutres, solives
Phénol-résorcinol ou équivalent, de couleur foncée
Select Structural (SS), No.1, No.2
2×2, 2×3, 2×4, 2×6, 2×8, 2×10, 2×12, 8′ à 40′
Dimensions du bois de charpente
Surface sèche (S-Dry), Taille, mm
Surface sèche (S-Dry), taille, en pouces (réelle)
Dimension brute de sciage, en pouces (nom.)
Vert surfacé (S-Grn) Taille, en pouces (réelle)
38 x 38
1-1/2 x 1-1/2
2 x 2
1-9/16 x 1-9/16
38 x 64
1-1/2 x 2-1/2
2 x 3
1-9/16 x 2-9/16
38 x 89
1-1/2 x 3-1/2
2 x 4
1-9/16 x 3-9/16
38 x 140
1-1/2 x 5-1/2
2 x 6
1-9/16 x 5-5/8
38 x 184
1-1/2 x 7-1/4
2 x 8
1-9/16 x 7-3/8
38 x 235
1-1/2 x 9-1/4
2 x 10
1-9/16 x 9-1/2
38 x 286
1-1/2 x 11-1/4
2 x 12
1-9/16 x 11-1/2
64 x 64
2-1/2 x 2-1/2
3 x 3
2-9/16 x 2-9/16
64 x 89
2-1/2 x 3-1/2
3 x 4
2-9/16 x 3-9/16
64 x 140
2-1/2 x 5-1/2
3 x 6
2-9/16 x 5-5/8
64 x 184
2-1/2 x 7-1/4
3 x 8
2-9/16 x 7-3/8
64 x 235
2-1/2 x 9-1/4
3 x 10
2-9/16 x 9-1/2
64 x 286
2-1/2 x 11-1/4
3 x 12
2-9/16 x 11-1/2
89 x 89
3-1/2 x 3-1/2
4 x 4
3-9/16 x 3-9/16
89 x 140
3-1/2 x 5-1/2
4 x 6
3-9/16 x 5-5/8
89 x 184
3-1/2 x 7-1/4
4 x 8
3-9/16 x 7-3/8
89 x 235
3-1/2 x 9-1/4
4 x 10
3-9/16 x 9-1/2
89 x 286
3-1/2 x 11-1/4
4 x 12
3-9/16 x 11-1/2
Notes :
Le bois de 38 mm (2″ nominal) est facilement disponible en S-Dry.
Le bois S-Dry est surfacé à un taux d'humidité inférieur ou égal à 19 %.
Après séchage, les dimensions du bois S-Green seront approximativement les mêmes que celles du bois S-Dry.
Les tailles métriques indiquées dans le tableau sont équivalentes aux tailles impériales S-Dry, arrondies au millimètre le plus proche.
S-Dry est la dimension finale pour le bois sec en place et c'est la dimension utilisée dans les calculs de conception.
Teneur en eau
Le bois gagne ou perd de l'humidité en fonction des conditions environnementales auxquelles il est soumis. Les variations d'humidité affectent les produits du bois de deux manières. Tout d'abord, la variation de la teneur en humidité entraîne des changements dimensionnels (retrait et gonflement) du bois. Deuxièmement, lorsqu'elle est combinée à d'autres conditions préalables, une humidité excessive peut entraîner la détérioration du bois par la pourriture. Le taux d'humidité est le poids de l'eau contenue dans le bois par rapport au poids du bois séché au four. La variation de la taille d'une pièce de bois est liée à la quantité d'eau qu'elle absorbe ou qu'elle perd. Pour des taux d'humidité compris entre 0 et 28 % environ, l'humidité est retenue dans les parois des cellules du bois. À environ 28 %, les parois cellulaires atteignent leur capacité ou point de saturation des fibres (PSF) et toute eau supplémentaire doit être retenue dans les cavités cellulaires.
Tampons de teneur en eau
Le bois estampillé "S-Grn" (surfaced green) est un bois dont le taux d'humidité était supérieur à 19 % au moment de la fabrication (rabotage ou dressage). Le bois d'œuvre S-Grn est également appelé bois d'œuvre non séché ou bois d'œuvre vert. Le bois estampillé "S-Dry" (surfaced dry) est un bois dont le taux d'humidité ne dépassait pas 19 % au moment de la fabrication. L'estampille relative au taux d'humidité n'indique pas si le séchage a été effectué à l'air libre ou au four. Certaines scieries apposent volontairement un cachet "KD" indiquant que le bois a été séché au four. Le bois d'œuvre séché à l'air et le bois d'œuvre séché au four ont les mêmes résistances spécifiées utilisées pour la conception technique. Le bois S-Dry est jusqu'à 15 % plus cher que le bois S-Grn, en raison de l'augmentation des coûts liés à l'emballage et au séchage.
Mesure de la teneur en eau
La mesure de la teneur en humidité des produits du bois peut s'avérer difficile, en particulier si elle est effectuée dans des conditions variables. Il convient de suivre des lignes directrices pour mesurer et interpréter les résultats afin d'évaluer correctement si les produits en bois sont secs au moment de la pose. Par exemple, lors de la mesure de la teneur en humidité d'une pièce de bois, les facteurs suivants influencent le résultat individuel :
le type de test (l'étuvage est le plus précis)
le type d'appareil de mesure (diélectrique, résistance au courant continu)
type de produit
température
les essences de bois
variation du bois (poches humides)
la fréquence, l'emplacement et la profondeur de l'échantillonnage pour représenter correctement l'ensemble de la pièce
Les facteurs suivants doivent être pris en compte lors de la mesure et de l'évaluation de la performance d'une structure en bois, dans des conditions d'utilisation finale données et en fonction des variations d'humidité :
répartition de l'humidité dans la structure
le(s) lieu(x) où l'humidité s'accumule
nombre d'étages
type(s) de construction
l'orientation, l'exposition et l'ombrage
échantillonnage et analyse des résultats individuels
Les recherches en cours comprennent le plus grand essai de feu de bois massif au monde - cliquez ici pour des mises à jour sur les résultats de l'essai en cours. https://firetests.cwc.ca/
Code national de prévention des incendies du Canada
Le Code national du bâtiment du Canada (CNB) et le Code national de prévention des incendies du Canada (CNPI), tous deux publiés par le Conseil national de recherches du Canada (CNRC) et élaborés par la Commission canadienne des codes du bâtiment et de prévention des incendies (CCCBPI), sont des documents complémentaires.
Le CNB établit des normes minimales pour la santé et la sécurité des occupants des nouveaux bâtiments. Il s'applique également à la modification des bâtiments existants, y compris les changements d'occupation. Le CNB n'est pas rétroactif. En d'autres termes, un bâtiment construit conformément à une édition particulière du CNB, en vigueur au moment de sa construction, n'est pas automatiquement tenu de se conformer à l'édition suivante du CNB. Ce bâtiment ne serait tenu de se conformer à une version actualisée du CNB que s'il faisait l'objet d'un changement d'occupation ou de modifications entraînant l'application du nouveau CNB en vigueur au moment du changement d'occupation ou de la modification majeure.
Le CNPI traite de la sécurité incendie pendant l'exploitation des installations et des bâtiments. Les exigences du CNPI, quant à elles, visent à garantir le maintien du niveau de sécurité initialement prévu par le CNB. Dans ce but, le CNPI réglemente :
la conduite d'activités entraînant des risques d'incendie
l'entretien des équipements de sécurité incendie et des moyens d'évacuation
les limitations concernant le contenu des bâtiments, y compris le stockage et la manipulation de produits dangereux
l'établissement de plans de sécurité incendie
Le CNPI est censé être rétroactif en ce qui concerne les systèmes d'alarme incendie, les colonnes montantes et les systèmes d'extinction automatique. En 1990, le CNPI a été révisé pour préciser que de tels systèmes "doivent être installés dans tous les bâtiments lorsque cela est exigé par le Code national du bâtiment du Canada et conformément à ses exigences". Cette disposition garantit que les bâtiments sont correctement protégés contre le risque inhérent au même niveau que celui exigé par le CNB pour un nouveau bâtiment. Il ne concerne pas les autres dispositifs de protection contre l'incendie tels que les mesures de contrôle des fumées ou les ascenseurs pour pompiers. Le CNPI garantit également que les changements d'utilisation des bâtiments n'augmentent pas le risque au-delà des limites des systèmes de protection incendie d'origine.
Le CNB et le CNPI sont rédigés de manière à minimiser les risques de conflit dans leur contenu respectif. Ils doivent tous deux être pris en compte lors de la construction, de la rénovation ou de l'entretien des bâtiments. Ils sont complémentaires, dans la mesure où le CNPI prend le relais du CNB une fois que le bâtiment est en service. En outre, les structures plus anciennes qui ne sont pas conformes au niveau de sécurité incendie le plus récent peuvent être rendues plus sûres grâce aux exigences du CNPI.
Les dernières modifications importantes du CNPI concernent la construction de bâtiments de six étages utilisant des matériaux combustibles. En conséquence, huit mesures de protection supplémentaires relatives aux bâtiments combustibles de moyenne hauteur ont été ajoutées pour faire face aux risques d'incendie pendant la construction lorsque les dispositifs de protection contre l'incendie ne sont pas encore en place.
Le Code national du bâtiment du Canada (CNB) définit la sécurité incendie dans l'objectif OS1 : "l'un des objectifs du présent code est de limiter la probabilité qu'en raison de la conception ou de la construction du bâtiment, une personne se trouvant dans le bâtiment ou à proximité de celui-ci soit exposée à un risque inacceptable de blessure due à un incendie".
En termes plus simples, la sécurité incendie est la réduction du risque d'atteinte à la vie du fait d'un incendie dans un bâtiment. Bien que le risque d'être tué ou blessé dans un incendie ne puisse être complètement éliminé, la sécurité incendie dans un bâtiment peut être obtenue grâce à des caractéristiques de conception éprouvées visant à réduire au maximum le risque de dommages causés aux personnes par le feu.
Concevoir un bâtiment pour garantir un risque minimal ou pour atteindre un niveau prescrit de sécurité contre l'incendie est plus complexe que la simple considération des matériaux de construction qui seront utilisés dans la construction du bâtiment, puisque tous les matériaux de construction sont affectés par le feu. De nombreux facteurs doivent être pris en compte, notamment l'utilisation du bâtiment, le nombre d'occupants, la facilité avec laquelle ils peuvent sortir du bâtiment en cas d'incendie et la manière dont un incendie peut être circonscrit.
Même les matériaux qui ne résistent pas au feu ne garantissent pas la sécurité d'une structure. L'acier, par exemple, perd rapidement sa résistance lorsqu'il est chauffé et sa limite d'élasticité diminue considérablement à mesure qu'il absorbe la chaleur, ce qui met en péril la stabilité de la structure. Un système de plancher à poutrelles en acier formé à froid, non protégé, se rompt en moins de 10 minutes selon les méthodes d'essai d'exposition au feu en laboratoire, alors qu'un système de plancher à poutrelles en bois, non protégé, peut durer jusqu'à 15 minutes. Le béton armé n'est pas non plus à l'abri du feu. Le béton s'effrite sous l'effet de températures élevées, exposant l'armature en acier et affaiblissant les éléments structurels. Par conséquent, il est généralement admis qu'il n'existe pas de bâtiment à l'épreuve du feu.
Le CNB ne réglemente que les éléments qui font partie de la construction du bâtiment. Le contenu d'un bâtiment n'est généralement pas réglementé par le CNB, mais dans certains cas, il est réglementé par le Code national de prévention des incendies du Canada (CNPI).
La classification des bâtiments ou parties de bâtiments en fonction de leur utilisation prévue tient compte des éléments suivants :
la quantité et le type de contenu combustible susceptible d'être présent (charge d'incendie potentielle) ;
le nombre de personnes susceptibles d'être exposées à la menace d'un incendie ;
la superficie du bâtiment ; et
la hauteur du bâtiment.
Cette classification est le point de départ pour déterminer quelles exigences de sécurité incendie s'appliquent à un bâtiment particulier. La classification de l'occupation d'un bâtiment au sein du CNB est déterminante :
le type de construction du bâtiment ;
le niveau de protection contre les incendies ; et
le degré de protection structurelle contre la propagation du feu entre les parties d'un bâtiment qui sont utilisées à des fins différentes.
Les incendies peuvent survenir dans n'importe quel type de structure. La gravité d'un incendie dépend toutefois de la capacité de la construction à.. :
confiner le feu ;
limiter les effets d'un incendie sur la structure porteuse ; et
contrôler la propagation des fumées et des gaz.
À des degrés divers, tout type de construction peut être conçu comme un système (combinaison d'ensembles de construction) pour limiter les effets du feu. Les occupants disposent ainsi de suffisamment de temps pour évacuer le bâtiment et les pompiers pour accomplir leur mission en toute sécurité.
La sécurité des occupants dépend également d'autres paramètres tels que la détection, les voies d'évacuation et l'utilisation de systèmes d'extinction automatique d'incendie tels que les sprinklers. Ces concepts constituent la base des exigences du CNB.
Pour plus d'informations, consultez les ressources suivantes :
Code national de prévention des incendies du Canada
CSA O86, Conception technique en bois
Fitzgerald, Robert W., Fundamentals of Fire Safe Building Design, Fire Protection Handbook, National Fire Protection Association, Quincy, MA, 1997.
Watts, J.M. (Jr) ; Systems Approach to Fire-Safe Building Design, Fire Protection Handbook, National Fire Protection Association, Quincy, MA, 2008.
Rowe, W.D. ; Assessing the Risk of Fire Systemically ASTM STP 762, Fire Risk Assessment, American Society for Testing and Materials, West Conshohocken, PA, 1982.
La vulnérabilité d'un bâtiment en cas d'incendie est plus élevée pendant la phase de construction que lorsqu'il est achevé et occupé. Cela s'explique par le fait que les risques et les dangers présents sur un chantier de construction diffèrent, tant par leur nature que par leur impact potentiel, de ceux qui existent dans un bâtiment achevé. En outre, ces risques et dangers surviennent à un moment où les éléments de prévention et de protection contre l'incendie qui sont conçus pour faire partie du bâtiment achevé ne sont pas encore en place.
Pour ces raisons, la sécurité incendie sur les chantiers de construction comporte des défis uniques. Toutefois, la compréhension des dangers et des risques potentiels constitue la première étape de la prévention et de l'atténuation des incendies.
Il est important de se conformer aux réglementations applicables en matière de planification de la sécurité incendie pendant la construction, et la coopération entre toutes les parties prenantes dans l'établissement et la mise en œuvre d'un plan contribue grandement à réduire le risque potentiel et les conséquences d'un incendie sur les sites de construction. Outre les réglementations provinciales, les gouvernements locaux et les municipalités peuvent également avoir des lois, des réglementations ou des exigences spécifiques qui doivent être respectées. Le service local de lutte contre les incendies peut être une ressource pour vous orienter vers ces réglementations ou exigences supplémentaires.
La sécurité sur le chantier peut avoir un impact sur la productivité et la rentabilité à n'importe quelle phase du projet. Étant donné que les réglementations provinciales ou municipales fixent les exigences minimales en matière de sécurité incendie sur les chantiers, il convient également de prendre en considération les caractéristiques, les objectifs et les buts spécifiques du projet, qui pourraient inciter à dépasser les normes réglementées en matière de sécurité incendie sur les chantiers. Il peut être prudent d'évaluer et de mettre en œuvre diverses "meilleures pratiques", basées sur les besoins spécifiques de votre site, qui peuvent fournir un niveau de protection supplémentaire et instaurer une culture de la sécurité incendie.
La plupart des incendies de chantier peuvent être évités grâce aux connaissances, à la planification et à la diligence, et l'impact des incendies qui peuvent se produire peut être considérablement réduit. Comprendre et traiter les dangers et les risques généraux et spécifiques d'un chantier de construction particulier nécessite de l'éducation et de la formation, ainsi qu'une préparation et une vigilance continues.
Pour plus d'informations, consultez les ressources suivantes :
Cette étude de cas examine deux bâtiments en bois, tous deux occupés principalement par des commerces de détail, mais qui utilisent différents produits de bois massif pour obtenir des effets très différents. Le supermarché Uptown d'Askew à Salmon Arm, en Colombie-Britannique, présente un toit expansif en bois lamellé-cloué (NLT) qui semble flotter au-dessus de l'étage de vente (figure 1.1), tandis que le bâtiment de la Whistler Community Services Society à Whistler, en Colombie-Britannique, utilise une structure robuste et utilitaire en bois lamellé-collé (glulam) et en bois lamellé-croisé (CLT) exposés, comme il sied au cadre industriel du bâtiment (figure 1.2).
En avril 2019, John Horgan, premier ministre de la Colombie-Britannique, a annoncé une nouvelle directive exigeant que les municipalités et le gouvernement de la province envisagent fortement l'utilisation du bois dans les bâtiments publics, à la fois comme matériau structurel et pour les finitions intérieures. L'objectif de cette initiative est d'accroître la demande pour les produits du bois de la Colombie-Britannique et d'aider l'industrie forestière à faire face aux impacts significatifs du changement climatique. À ce jour, ces impacts comprennent l'infestation par le dendroctone du pin ponderosa et l'augmentation de la fréquence et de la gravité des incendies de forêt, deux phénomènes qui ont eu des conséquences négatives importantes pour l'industrie dans l'ensemble de la province.
Lors de l'annonce de l'initiative, le premier ministre Horgan a déclaré : « Nous nous attendons à ce que le résultat maximise le potentiel de l'approvisionnement forestier existant, maintienne les emplois, tienne compte des intérêts des Premières Nations et réponde aux utilisations économiques, culturelles, récréatives et autres de la base de terres de la Colombie-Britannique. » De nouveaux produits de bois de masse d'ingénierie, soutenus par une nouvelle législation, permettent désormais d'utiliser le bois dans un large éventail de projets, tant urbains que ruraux.
Cette étude de cas présente deux projets récents qui illustrent la valeur et la polyvalence du bois, tant dans sa réponse aux défis techniques que dans sa contribution à la durabilité économique et sociale des communautés de la province.
À Vancouver, le Poste des pompiers n° 5 (figure 1.1) est un exemple de réponse innovante à la hausse du coût des terrains et à la pénurie de logements sociaux abordables ; tandis que dans le village de Radium Hot Springs, dans les Kootenays, une richesse de produits locaux en bois, de capacités de fabrication et de compétences artisanales se combinent dans un centre communautaire et une bibliothèque que l'on peut véritablement qualifier de « bâtiment des 100 miles » (figure 1.2).
Utilisation du bois dans les bâtiments d'enseignement de faible hauteur Guide de référence de l'Ontario 2012
La construction à ossature de bois représente une option importante pour les bâtiments scolaires ainsi qu'un choix pertinent pour assurer un avenir durable à l'Ontario. Les faits qui étayent cette affirmation sont démontrés en explorant d'abord comment la construction à ossature de bois aborde les trois principales composantes du développement durable : ce qui est le mieux pour l'environnement, ce qui est le mieux pour l'économie et ce qui est le mieux pour la société. Les facteurs que les propriétaires, les partenaires financiers et les équipes de conception doivent considérer lors de l'élaboration d'un projet seront ensuite identifiés, au-delà des objectifs de développement durable. Concrètement, l'impact des exigences du code du bâtiment, de la géographie et du climat sur le budget et le calendrier de construction est exploré.
Les systèmes de construction en bois et leurs composants disponibles pour les bâtiments scolaires de faible hauteur en Ontario sont présentés. Les options de construction sur site et de préfabrication, y compris le système innovant de bois lamellé-croisé, sont expliquées, ainsi que les avantages que l'on peut attendre de chacune d'entre elles. Les exigences du Code du bâtiment de l'Ontario (CBO) relatives à la construction en bois sont développées.
Toutes les références au Code du bâtiment de l'Ontario sont basées sur un examen approfondi du Code du bâtiment de l'Ontario en ce qui concerne l'utilisation du bois dans les bâtiments scolaires de faible hauteur, effectué par Morrison Hershfield, expert en matière de code, pour Ontario Wood WORKS ! Les parties 3, 4 et 5 du Code du bâtiment de l'Ontario ont été examinées afin d'identifier les conditions, limitations ou restrictions pertinentes. Le rapport de leur analyse est joint dans son intégralité à l'annexe B (page 33).
Les immeubles scolaires non sprinklés de un et deux étages d'une superficie allant jusqu'à 2 400 m² peuvent être construits entièrement avec des systèmes de construction en bois, à condition que certaines exigences soient respectées ; l'ajout de sprinklers à ces immeubles porte cette superficie maximale à 4 800 m². Avec l'utilisation de murs coupe-feu pour compartimenter un immeuble plus grand en une série de plus petits immeubles connectés, cette superficie maximale peut être considérablement augmentée.
Une exigence de construction non combustible n'implique pas nécessairement que les bâtiments scolaires doivent renoncer complètement aux avantages des systèmes de construction en bois, tels que les systèmes de toiture en bois massif ou les éléments et finitions intérieurs en bois. Il existe également des options alternatives pour se conformer aux exigences du COB qui permettent l'utilisation des technologies du bois en développement.
L'importance d'un système de construction en bois en termes d'avantages pour les utilisateurs des bâtiments et pour l'environnement est étudiée en détail. Les attributs bénéfiques du bois en tant que matériau de construction comprennent sa capacité de renouvellement et sa capacité naturelle à capturer le CO2 de l'atmosphère et à l'emprisonner dans ses fibres ; le fait qu'il provienne de forêts de l'Ontario gérées de manière durable ; que l'efficacité de la fabrication entraîne une utilisation plus responsable de l'énergie et une réduction des polluants dans l'atmosphère par rapport à d'autres matériaux de construction importants ; ces attributs contribuent tous à atténuer le changement climatique.
Les avantages d'un système de construction en bois pendant la phase de construction, en termes de délais de livraison des matériaux et d'optimisation du calendrier de construction, sont également explorés, ainsi que les avantages pendant la durée de vie du bâtiment. Certains de ces avantages résultent des propriétés thermiques et acoustiques naturelles du bois ; d'autres, comme la durabilité et l'adaptabilité, résultent des propriétés naturelles du bois combinées à une utilisation correcte des produits. Il existe également des effets moins quantifiables mais tout aussi importants, tels que la chaleur d'un système naturel et son impact sur l'environnement d'apprentissage. Cinq études de cas, quatre écoles à travers le pays et une aux États-Unis, sont incluses pour aider à démontrer ces avantages.
Conception résiliente et adaptative utilisant le bois
Les professionnels des secteurs de la conception et de la construction choisissent de plus en plus des matériaux, des techniques de conception et des procédures de construction qui améliorent la capacité d'une structure à résister à des événements extrêmes tels que de fortes pluies, des chutes de neige et du vent, des ouragans, des tremblements de terre et des incendies de forêt, et à s'en remettre. De plus, les bâtiments sont de plus en plus conçus pour être plus adaptables afin de répondre aux futures occupations et aux besoins des utilisateurs. Par conséquent, la spécification de matériaux et de détails de conception robustes, ainsi que la construction de bâtiments flexibles et facilement réparables, deviennent des critères de conception importants.
GHL CONSULTANTS LTD (GHL) a assisté à l'essai des systèmes coupe-feu installés dans les assemblages CLT conformément à la norme CAN/ULC-S115 2011 aux laboratoires Intertek à Coquitlam du 15 au 17 février 2016. Le présent rapport complète le rapport d'essai joint à l'annexe A produit par Intertek et sert quatre objectifs :
Pour confirmer que nous avons assisté aux tests notés.
Pour fournir nos observations en plus de celles enregistrées par Intertek.
Pour identifier des interpolations fiables et solides des données afin de soutenir les jugements sur lesmässifs.
Identifier, sur la base de ces tests et d'autres tests d'assemblages en CLT (également inclus en appendices) dont notre bureau a été témoin, des concepts clairs qui aident à appliquer les données aux configurations de joints.
Les essais effectués par Intertek du 15 au 17 février consistaient à exposer les traversées horizontales dans des assemblages de planchers en CLT à la courbe temps-température normalisée de CAN/ULC S101. Les traversées testées comprenaient des tuyaux en fonte, de classe 40, en cuivre et en plastique, des câbles groupés et un dispositif d'obturation coupe-feu Hilti à encastrer.
...en bois Bois pour la construction de moyenne hauteur (Wood WORKS! Atlantic) Incendie Sécurité : Une note technique sur Incendie Sécurité et sûreté sur les chantiers de construction en Colombie-Britannique et en Ontario (Conseil canadien du bois)...
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...le changement climatique est considéré comme contribuant à des événements sauvages de plus en plus complexesfeu saisons, ce qui entraîne un risque accru de feux de forêt extrêmesfeu événements. Certaines zones sauvages feu les règlements ciblent des caractéristiques de construction spécifiques dans...
... (adhésif résistant à la chaleur - HRA) ou adhésif non résistant à la chaleur (Non-HRA). La qualification en tant qu'adhésif HRA nécessite que l'adhésif soit exposé à des températures élevées lors d'un essai standard feu test de résistance d'une phalange porteuse assemblée à tenon et mortaise...
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Chantiers de construction
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Utilisation du bois dans les bâtiments d'enseignement de faible hauteur Guide de référence de l'Ontario 2012
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Conception résiliente et adaptative utilisant le bois
...pluies intenses, neige et vent, ouragans, tremblements de terre et sauvagesfeu. De plus, les bâtiments sont de plus en plus conçus pour être plus adaptables afin d'accueillir de futures occupations et les besoins des utilisateurs. En tant que...
GHL CONSULTANTS LTD (GHL) a été témoin des tests de feusystèmes d'arrêt installés dans des assemblages CLT selon la norme CAN/ULC-S115 2011 aux Laboratoires Intertek à Coquitlam, du 15 au 17 février 2016. Ceci...
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