Le « bois ignifugé », comme le définit le Code national du bâtiment du Canada (CNB), est du bois qui a été imprégné de substances chimiques ignifugeantes sous haute pression conformément à la norme CAN/CSA-O80 Série, Préservation du bois. Le traitement utilisé dans le bois ignifugé (au sens du CNB) réduit les caractéristiques de combustion en surface, telles que la propagation de la flamme, la vitesse de combustion et la densité de fumée produite.

Les substances chimiques ignifugeantes appliquées sur le bois ignifugé retardent la propagation de la flamme et limitent la fumée produite par le bois en cas d’incendie. Les produits de bois ignifugé sont plus difficiles à enflammer que les produits de bois non traité et les produits de bois traités au moyen de produits de préservation.

Les substances ignifugeantes appliquées sur le bois ignifugé renforcent sa résistance au feu en réduisant la quantité de chaleur dégagée aux premiers stades du feu. Ces substances réduisent également la quantité de matières volatiles inflammables se dégageant durant l’exposition au feu. Le résultat est une réduction de la vitesse de propagation de la flamme sur la surface. Lorsque la source de la flamme disparaît, le bois ignifugé cesse de carboniser.

Le bois ignifugé contient des produits chimiques différents de ceux qu’on retrouve dans le bois traité au moyen de produits de préservation. Le procédé utilisé pour appliquer les substances chimiques reste toutefois le même. Le bois ignifugé doit être séché au séchoir après traitement jusqu’à obtention d’un taux d’humidité de 19 % pour le bois de construction et de 15 % pour le contreplaqué.

En général, les substances ignifugeantes utilisées dans le bois ignifugé n’interfèrent pas avec l’adhérence des enduits et des surfaces à peindre, à moins que le taux d’humidité du bois ignifugé ne soit plus élevé. Les caractéristiques de finition propres à chaque produit devront être obtenues auprès du fabricant.

Parmi les utilisations intérieures traditionnelles du bois ignifugé, citons la menuiserie architecturale, les lambris, les éléments/fermes de toit, les poutres ainsi que les cloisons intérieures porteuses et non porteuses. Les traitements ignifugeants pour usage extérieur n’emploient pas les mêmes formules chimiques que ceux pour usage intérieur. En effet, ils sont soumis à un conditionnement simulant une exposition accélérée aux intempéries (ASTM D2898) qui consiste à exposer le bois ignifugé à des cycles réguliers d’arrosage et de séchage pour simuler les conditions extérieures à long terme. En principe, les traitements ignifugeants pour l’extérieur sont appliqués aux bardeaux de fente et de sciage.

Le bois ignifugé peut être coupé en longueur (mais pas refendu) et percé après traitement sans que cela n’affecte son efficacité contre le feu. Les coupes transversales sur le chantier, qu’elles soient exposées ou aboutées, ne nécessitent pas de traitement, étant donné la relative petite taille de la superficie non traitée par rapport à l’ensemble. L’indice de propagation de la flamme demeure donc inchangé. Le contreplaqué peut être à la fois coupé et refendu sans aucun problème, le traitement chimique ayant imprégné toutes les couches/tous les plis.

Le bois ignifugé n’est pas excessivement corrosif envers les attaches métalliques et autres pièces de fixation, même dans des environnements à forte humidité relative. En fait, des essais ont démontré que le bois ignifugé n’est pas plus corrosif que le bois non traité.

Pour de plus amples renseignements sur le bois ignifugé, consultez les sites Web des fabricants suivants :

Arch Wood Protection, Lonza : www.wolmanizedwood.com

Viance LLC : www.treatedwood.com

REVÊTEMENTS IGNIFUGES

TOITS EN BOIS IGNIFUGÉ

USAGE EXTÉRIEUR DU BOIS IGNIFUGÉ